RPG Fairy Tail Destiny
Si toi aussi tu aimes Fairy Tail, rejoins nous. L'aventure te tend les bras et n'attend plus que toi, jeune mage ! Incarne un personnage inventé ou bien un mage déjà existant et entre dans le monde de la magie !
Info : Les personnages inventés sont autorisés mais soumis à de fortes restrictions, il faut jouer ceux du manga en priorité. Lorsque tous les personnages (ou la grande partie) sera prise, ils seront à nouveau acceptés.



 

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Disparue sur une île...[pv Levy]

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Mage de Fairy Tail {B}


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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Lun 2 Sep - 12:45

Levy n’avait pas passé une nuit très agréable et avait été réveillée tôt par la lumière qui filtrait par la petite fenêtre. La jeune fille grommela et tira la couverture au-dessus de sa tête pour pouvoir dormir encore un moment. Elle était fatigué la veille en se couchant et cette nuit ne fut absolument pas réparatrice. Elle avait fait un horrible cauchemar où elle avait été transportée sur une île perdue au milieu de nulle part et habitée par Zeref et ses disciples. Elle soupira et se roula en boule.

Elle entendit quelqu’un toquer à la porte. Cela devait sans doute être Happy ou Erza qui venait pour la réveiller. La porte s’ouvrit en grinçant. Etrange se dit la demoiselle : sa porte ne faisait pas de bruit d’ordinaire. Alors qu’elle s’attendit à ce que l’on saute sur le lit ou qu’on lui retire sa couette, elle sentit main se poser sur son épaule.

Levy retira le drap et ouvrit les yeux, encore un peu endormie. Ce n’était ni un chat ni une camarade de guilde qui venait la réveiller mais… Nima ?

La jeune fille se redressa rapidement complètement réveillée à présent. La servante avait reculé d’un pas et baissé les yeux. L’esprit encore un peu embrumé elle força son cerveau à se mettre en marche. Ses idées se remirent en place et Levy se rendit compte que son rêve n’en était pas un.

- Bonjour Levy. Je t’ai apporté le petit déjeuner. Il n’y a pas grand-chose ici alors j’ai pris ce que j’ai trouvé : du pain, un peu de beurre et un jus de fruit.

La jeune fille avait bredouillé un petit « bonjour ». Pendant que Nima avait parlé, les idées de Levy s’étaient remises en place et cela lui donna presque envie de pleurer à nouveau. Cependant elle se leva et de dirigea vers la fenêtre pour l’ouvrir afin de renouveler l’air.  

- J’ai vu que tu n’avais pas touché à ton repas d’hier. Il faut que tu reprennes des forces, la journée va être dure.

- Comment le sais-tu ? demanda la jeune fille songeuse.

- J’ai entendu deux conseillers parler hier. Ils disaient que le maître avait eu une idée te concernant et que cela pourrait vous rendre complétement délirant et vous faire atrocement souffrir tous les deux.

- Hum… je sens effectivement que la journée va être longue…. Tu en sais plus ?

- Non, je suis désolée…

- Ce n’est pas grave.

Levy se demandait ce que ça pouvait être mais pour le moment pratiquement toute son attention était fixée sur le plateau. La jeune fille ne s’en était pas rendu compte mais elle mourrait de faim. Nima qui avait sans doute vu son regard rigola et l’invita à s’asseoir au bureau. Elle déposa le plat devant la jeune mage qui la remercia chaleureusement et se jeta presque sur la nourriture.

- Je vais nettoyer la salle de bain pendant que tu manges, si tu as besoin de mon aide n’hésite pas.

Levy hocha la tête, la bouche pleine. Le pain était un peu dur et le beurre avait un goût bizarre mais elle était affamée. Elle dévora la totalité et bu son verre.

Alors qu’elle se leva pour rejoindre Nima, cette dernière ressortit avec des produits et des serviettes sales. La veille la jeune mage n’avait pas trouvée de quoi nettoyer, la servante avait dû ramener ce qu’il fallait.

- Voilà c’est propre. Je vais mettre tout ça à la laverie et je vais te rapporter des vêtements propres. C’était bon ?

- Oui merci.

Nima lui sourit et coinça les tissus sales sous son bras pour pouvoir prendre le plateau. Levy voulut lui ouvrir la porte mais le champ de force était toujours là. La servante donna un petit coup de pied dans la porte et un garde lui ouvrit. Elle sorti et la porte se referma pratiquement aussitôt ne lui laissant même pas l’occasion d’observer le couloir.

Levy soupira et alla s’assoir sur le lit et attendit. Elle se laissa tomber sur les draps froissés et regarda le plafond. Elle aurait tellement voulu que ce ne soit qu’un rêve… La jeune fille se redressa et se dirigea vers la commode. S’agenouillant devant elle vérifia que le livre était toujours là. Il n’avait pas bougé. Son crayon non plus n’avait pas quitté la poche de son sweat.

Elle eut juste le temps de refermer le tiroir contenant le livre et de se relever avant qu’un homme ne rentre dans la pièce. Il était grand et costaux. Ses traits étaient tirés et il fronçait les sourcils.

- Le maître veut vous voir. Maintenant. Suivez-moi.

Il se retourna et se dirigea vers la porte restait ouverte. Sur le seuil il se retourna et constata que la mage n’avait pas bougé.

- Pourquoi vous avez l’air contrarié ?

Le garde ne voyait pas pourquoi il lui répondrait, il devait juste l’emmener à Zeref au plus vite. Seulement il ne pouvait pas laisser passer la rumeur qui courait disant qu’elle avait réussi à repousser le sort de contrainte. Il se rapprocha d’un pas et la regarda avec mépris.

- Il parait que la minuscule personne que tu es a combattu le sort du maitre assez pour te relever. Je pense que c’est du vent, Col et Finn avaient dû respirer un peu trop de poussière en venant de chercher, ricana-t-il.

Levy déduit que Col et Finn devaient être les gardes de la veille. Apparemment la nouvelle avait déjà fait le tour du château et peut-être même que c’était la raison pour laquelle Zeref voulait la voir.

- Je n’ai pas besoin que vous le croyez ou non. Je sais ce qui s’est passé hier et ça me suffit. Pourquoi votre maître veut-il me voir ?

Lasse de ses questions il s’approcha d’elle et la prit par le bras. Elle essaya de libérer mais il resserra sa prise, la tirant vers la sortie. Levy tenta de s’arracher à la main de cet homme mais rien n’y fit. Elle fit peser tout son poids en arrière pour le retenir. Exaspéré par cette fichu mage il la souleva pour la jeter sur son épaule. Elle se débâtit donnant des coups de poing et de pied partout où elle le pouvait le touchant par moment.

Levy ragea d’être traité comme ça et lui ordonna de la reposer. Il resta de marbre face à ses menaces et ses ordres. Elle essaya de s’agripper à tout ce qui passait sous ses doigts. Le garde avait déjà traversé tout le couloir quand ils tombèrent sur Nima qui tenait une pile de vêtements propre.

- Le maître veut la voir tout de suite.

Il la dépassa sans même poser son regard sur la servante. Levy releva les yeux et aperçut sa nouvelle amie à travers le rideau que formaient ses cheveux.

- Nima ! Hurla-t-elle.

La femme baissa les yeux et lui tourna le dos. Levy se débâtit  de plus belle et l’homme grommela des jurons. Il finit par passer une porte et s’immobiliser.

- Lâche-moi grosse brute !

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Lun 2 Sep - 22:53

- Lâche-moi grosse brute ! fut la première phrase que Levy prononça une fois arrivée dans la salle vide.

Zeref se tourna vers elle et l’expert en magie spirituelle s’écarta afin d’éviter de prendre son pied ou sa main dans la figure. Le conseiller leva un sourcil étonné par tant de fougue.

-Quelle poésie Levy ! plaisanta le mage du Néant avant de poursuivre, Il semblerait que tu te sois libérée de ma contrainte, mais je commence à en douter, étant donné que tu n’arrives même pas à te défaire d’un simple garde.


Il marqua une pause et reprit :

Bon eh bien je crois que nous n’avons plus qu’à…


-Maître…

L’homme à la capuche dorée avait coupé Zeref. Le conseiller s’était tourné vers lui avec un regard plus que mauvais. Depuis qu’il était aux côtés du mage noir, depuis qu’il le conseillait, il n’avait jamais osé. Personne n’avait jamais osé couper la parole du maître y compris pendant son tout premier règne.

Zeref avait levé un sourcil, il avait cherché à croiser le regard du mage sous la capuche sans y parvenir.

Le spécialiste en magie spirituelle déglutit douloureusement.

-Si cette mage est vraiment capable de résister à la contrainte maître… alors ce que nous nous apprêtons à faire est extrêmement imprudent.

Tout le monde retint son souffle dans la petite assemblée, même le garde avait pâlit.

-Dites-moi… commença Zeref très calmement, vous pensez qu’on peut devenir le mage noir le plus puissant de l’histoire, conquérir un pays et revenir d’entre les morts…en étant prudent ? Je sais très bien qui est cette jeune fille et ce dont elle est capable, mieux que vous sans doute. Maintenant vous allez faire très exactement ce que je vous commande, sans quoi je me ferais une joie de vous torturer.

L’homme se racla la gorge. Personne ne voyait son visage mais tous savaient qu’il était blanc sous sa capuche.

-Garde asseyez la là, commanda encore le maître. Au fond de la pièce il y avait une chaise en métal. Au niveau des poignets et des chevilles il y avait d’épaisses attaches de fer. Zeref s’éloigna encore d’eux et alla s’asseoir en tailleurs à même le sol sur le parquet noir de poussière, son corps souleva un nuage épais. Le silence l’était tout autant. Il ajouta à l'adresse du garde qui finissait d'attacher la prisonnière :

-Par sureté faites évacuer.


Le garde ne se le fit pas dire deux fois et quitta la pièce à la hâte. Toutes les autres personnes ici présentes rêvaient d’en faire autant. Y compris Zeref. Les avertissements du spécialiste caché sous sa cape dorée martelaient son crâne mais il n’avait pas peur. Il se préparait simplement à souffrir comme souvent. La porte claqua avec bruit. Le mage noir préféra s’abstenir de croiser le regard de son conseiller.
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Jeu 5 Sep - 16:59

Alors que Levy se débattait pour échapper à l’étreinte du garde elle se rendit compte qu’il s’était arrêté. Elle s’immobilisa en entendant la voix de Zeref.

- Quelle poésie Levy ! Il semblerait que tu te sois libérée de ma contrainte, mais je commence à en douter, étant donné que tu n’arrives même pas à te défaire d’un simple garde.

Levy se doutait bien que cette histoire allait faire le tour du château et arriver aux oreilles du mage noir mais elle ne pensait pas aussi vite. La jeune fille ne fut pas surprise de constater qu’il lui lançait un pic en guise de « bonjour ». Elle ne tenta pas de s’échapper sachant de toute manière elle en serait incapable, cela demandait de la force physique hors ce qui faisait sa fierté c’était son mentale. C’est d’ailleurs ce qui lui avait permis de repousser le sort de contrainte.

- Je me fiche que vous doutiez ou non, tout ce que je veux c’est que cet homme me repose à terre.

Elle ne vit pas sa réaction vu qu’elle se trouvait encore sur l’épaule du garde.

- Bon eh bien je crois que nous n’avons plus qu’à…

Personne ne prêtait attention à la jeune femme et cela l’énerva. Elle n’était pas un objet  quand même.

- Maître… Si cette mage est vraiment capable de résister à la contrainte maître… alors ce que nous nous apprêtons à faire est extrêmement imprudent.

Levy ne voyait toujours pas le reste de la pièce mais elle avait entendu la voix d’un homme. Elle était rauque et de l’inquiétude y transperçait.

- Dites-moi, vous pensez qu’on peut devenir le mage noir le plus puissant de l’histoire, conquérir un pays et revenir d’entre les morts…en étant prudent ? Je sais très bien qui est cette jeune fille et ce dont elle est capable, mieux que vous sans doute. Maintenant vous allez faire très exactement ce que je vous commande, sans quoi je me ferais une joie de vous torturer.

Zeref avait dit ça d’une voix calme. Levy, quant à elle, frissonna à l’évocation du mot « torture ».
Elle savait que le mage noir serait capable de le faire et même si cet homme en doré allait certainement lui faire du mal, elle ne voulait pas que Zeref lui en fasse en retour.

- Garde asseyez la là, avait-il reprit.

Le garde se déplaça et la jeta sur une chaise en métal. Elle n’eut pas le temps d’essayer de s’échapper qu’il lui avait attaché les mains et s’occupait de ses pieds. Levy tira un coup dessus et ne réussit qu’à se faire mal. Elle observa ses entraves : elle était soudé directement aux accoudoirs du fauteuil et était fermée par un système complexe.  Impossible de se libérer. Elle releva les yeux pour observer la pièce. Comme toutes celles qu’elle avait vu jusqu’à maintenant elle était pas mal grande, peu éclairée, le sol était couvert de la poussière noire qui se trouvait visiblement partout.

Zeref se trouvait en retrait par rapport aux autres personnes, assit à même le sol. Il y avait un homme encapuchonné dans une étoffe dorée, un autre assez âgé portant une cape violette et le garde.

- Par sureté faites évacuer, avait rajouté le mage noir.

Il s’était adressé au garde qui quitta la salle aussitôt.  Levy surpris un tic nerveux sur le visage de celui habillé en violet. L’autre homme se tordait les mains, le visage tourné vers son maitre.

Levy se demanda pourquoi elle était ici, attachée sur une chaise, dans une pièce sombre et entourée de personnes qui s’emblaient inquiètes par rapport aux futurs événements. Zeref lui, mis à part son avertissement, se comportait comme si ce qui se passait autour de lui ne le concernait pas. La jeune fille tira encore sur ses chaines sans succès.

- Pourriez-vous me dire ce qui se passe ? Qu’est-ce que vous allez encore me faire ?

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Ven 6 Sep - 16:16

Zeref s’était moqué de Levy en la voyant se débattre contre son garde. Il les choisissait toujours grands, rendus insensibles à la douleur par des moyens magiques, elle n’avait aucune chance. Il savait qu’elle s’était réellement libérée de la contrainte, mais il avait voulu faire semblant de douter pour la déstabiliser, lui faire sentir que cette fois elle ne se trouvait pas dans une position de force.

-Je me fiche que vous doutiez ou non, tout ce que je veux c’est que cet homme me repose à terre.


Levy ne pouvait de toute façon rien faire à part exiger qu’on la laisse en paix. Le message était donc clair. Le mage noir se contenta de ne pas tenir compte de ce qu’elle disait. Il avait encore fallut faire taire l’expert en magie spirituelle et ses interminables mises en garde. Zeref détestait qu’on le mette en garde, précisément parce qu’il était conscient des risques qu’il prenait. Ce qui faisait sa puissance était de les prendre malgré tout et de subir les conséquences en silence. A présent tout était en place. Le garde avait attaché la petite mage sur une chaise et il été allé prévenir qu’il fallait évacuer le château.

Tous étaient nerveux mais pas lui. Zeref n’était jamais nerveux.

-Pourriez-vous me dire ce qui se passe ? Qu’est-ce que vous allez encore me faire ?

Il soupira avec bruit. Il avait oublié ce détail. Pour que tout cela fonctionne, il allait falloir informer la petite mage des mots. Sans doute qu’elle ne manquerait pas de supplier, mais peu importait il n’avait pas de temps à perdre.

-En réalité Levy, je dois admettre que tu m’as donné une idée. Hier… tu avais l’air d’en savoir long sur mon compte. Je vais te montrer que tu as tord. Cet homme va poser entre nous un lien émotionnel. Tout ce que je ressentirais, te le ressentira aussi et inversement. Tout y compris les crises. C’est ma petite vengeance personnelle pour ton escapade sur l’île, mais au delà de cela, j’ai besoin de ton concours pour une petite expérience qui doit me rendre plus fort. Je t’en dirais plus après… si tu survis…


La jeune fille semblait complètement incrédule. Il y eut un silence pesant et Zeref fit signe à l’homme  à la cape dorée qu’il était prêt.

La poussière voligea à travers la pièce et plus personne n’y vit rien. Le conseiller était toujours là mais il avait profité du désordre pour aller se plaquer contre un mur, le plus loin possible. La magie se répandait en émettant un sifflement assourdissant mais elle était parfaitement invisible. Zeref toussa comme souvent alors que l’homme continuait de murmurer des paroles sous sa capuche.

Peu à peu la pression de l’air se fit plus intense. Au départ il ne ressentit qu’une espèce d’inconfort, une sensation inconnue. Très rapidement il se rendit compte que cette sensation étrange n’était pas à lui, mais que c’était bien son âme à elle qui naissait dans la sienne. Il crut que tout allait être plus facile que prévu finalement mais la sensation augmenta encore, peu à peu elle le contaminait comme un virus et dans ses yeux le monde s’allumait de couleurs nouvelles. Il aurait pensé que Levy verrait le monde de manière plus positive que lui. Mais le château ne lui avait jamais semblé aussi laid, la poussière aussi déprimante. En même temps il avait l’impression d’être en feu à l’intérieur, comme si soudain son cœur allait exploser. Il ne savait pas mettre de nom sur cette douleur. Sa propre vie lui semblait insupportable, il souffrait de l’absence d’il ne savait quoi ou qui. Il souffrait que les choses soient ce qu’elles étaient, parce qu’il était à présent capable de concevoir qu’elles pourraient être autrement. A cause de son esprit dans sa tête, il espérait. Et il n’y avait rien de plus insupportable.

Très vite la douleur de la crise le rattrapa aussi, cette souffrance beaucoup plus réelle. Il se prit la tête entre les mains et se pencha en avant. Il voulait rester digne mais son corps s’écroula. Il avait peut-être encore une chance d’éviter que la crise ne se déclenche et ne les tue tous.

-A sens unique ! cria-t-il par dessus le vacarme de la magie qui n’avait pas terminé de se mettre en place. Faites le lien à sens unique !

Heureusement il ne fallut pas longtemps pour inverser le processus. Le monde fut noir et calme à nouveau mais il était trop tard, la crise était enclenchée. Il ne devait pas rester plus de quelques minutes avant la première salve.

Le mage à la cape dorée acheva le sort et la poussière commença à retomber.

-Fuyez maintenant. Prenez la avec vous et fuyez sur la plage. articula Zeref.

Il s’allongea sur le dos et se força à respirer calmement, pour maîtriser la douleur qui serpentait en lui. Le conseiller mit un temps infini à détacher la petite mage des mots avec ses mains tremblantes. Il n’eut pas le temps de voir l’expression de son visage avant qu’ils aient disparu, le laissant seul. Il avait hâte de voir le résultat. En réalité, il était curieux.

Alors que la crise augmentait d’intensité et que le château s’écroulait autour de lui, mangé par le nuage, il songeait avec plaisir qu’il n’était pas seul à souffrir. Au moins maintenant toute cette peine avait une utilité et un sens. Faire mal à quelqu’un d’autre. Punir.
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Dim 15 Sep - 15:24

Zeref avait soupiré lorsqu’elle avait parlé, prenant certainement conscience qu’elle n’était pas un simple objet pour ses expériences, mais une personne réelle qui parlait, ressentait les choses et surtout qui posait des questions auquel il ne voulait probablement pas répondre.

- En réalité Levy, je dois admettre que tu m’as donné une idée. Hier… tu avais l’air d’en savoir long sur mon compte. Je vais te montrer que tu as tort. Cet homme va poser entre nous un lien émotionnel. Tout ce que je ressentirais, tu le ressentiras aussi et inversement. Tout y compris les crises. C’est ma petite vengeance personnelle pour ton escapade sur l’île, mais au-delà de cela, j’ai besoin de ton concours pour une petite expérience qui doit me rendre plus fort. Je t’en dirais plus après… si tu survis…

Levy resta bouche-bée devant tant d’information. Zeref lui avait répondu sans lui lancer des pics, puis elle venait d’apprendre qu’un lien sensoriel allait être mis entre eux deux, l’obligeant à subir la douleur et la peine ainsi que la souffrance qu’elle lisait dans ses yeux. Il avait aussi parlé de survie… La jeune mage cligna des yeux en essayant de comprendre ce qu’elle allait devoir faire exactement.

Ne la voyant pas répondre il avait fait signe au mage à la capuche dorée que tout était prêt. Aussi tôt il baissa la tête et se mit à parler tout bas, récitant le sortilège qui allait les lier.

La poussière qui se trouvait là commença à voler à travers la pièce, plongeant toutes les personnes présentes dans un tourbillon. Levy plissa les yeux, essayant de voir ce qui se passait, tirant en vain sur ses chaines.

Une quinte de toux prit la jeune fille alors que la magie devenaient de plus en plus pesante, oppressent la poitrine de Levy.

Alors que la mage des mots ressentait un fort sentiment de terreur face à cette puissante magie et aux choses qui allait en découler, la peur fut soudain recouverte par calme encore plus déstabilisant pour Levy qui avait l’habitude de réagir grâce aux sentiments qu’elle éprouvait. Les choses qu’elle pensait tristes, effrayantes, ou horribles étaient devenues sans intérêt, presque normales. Levy commença à tirer de plus fort sur ses entraves, se débattant contre les attaches de fer mais aussi contre cette froideur qu’elle savait étrangère à elle.

Son cœur se serra sans qu’elle ne ressente de peine, uniquement une douleur qui irradiait son corps. Elle hurla tellement le mal était présent. Elle ne voulait pas de ces sentiments, elle ne voulait pas être indifférente à chaque chose.

A travers le bruit la jeune fille entendit Zeref ordonner que le lien ne soit mis qu’en sens unique. Alors comme ça le plus puissant mage ne se sentait pas capable de voir la réalité, préférant son indifférence, son calme qui en réalité ne l’était pas, Levy le savait à présent.

Alors que la mage avait les yeux fermés elle voyait des points de toutes les couleurs dansaient derrière ses paupières. Puis tout devint noir et elle reprit une grande inspiration, comme lorsqu’une personne se noie mais parvint à sortir la tête de l’eau.

Malheureusement la douleur réapparut très vite, non pas qu’elle est complétement disparu par le passé. Levy n’avait jamais souffert au quotidien mais elle avait l’impression que cette souffrance était là depuis le début de tout.

- Fuyez maintenant. Prenez-la avec vous et fuyez sur la plage, avait articulé Zeref, la tête entre les mains, recourbé en avant.

La poussière à peine commençait à retomber que le conseiller se débattait déjà avec les entraves de la jeune fille. Le mage responsable de cette énième crise avait détalé une fois le sort achevé, laissant l’homme à la toge violette se débrouiller à la prisonnière. Heureusement pour lui, Levy était bien assez occupée à lutter intérieurement contre la douleur, la peine et la haine de Zeref qu’elle ressentait en elle, pour essayer de s’enfuir.

Le conseiller l’entraina rapidement, lui serrant le bras, vers la sortie. La jeune fille jeta un regard en arrière voyant le mage noir allonger sur le sol, respirant calmement. Elle se rendit compte que malgré la douleur, ce sentiment de calme coulait en elle. Elle ne parvint pas à comprendre comment elle pouvait être dans cet état alors que rien n’allait.

Traversant le château au pas de course ils furent bientôt stoppés car Levy venait de s’écrouler à genoux sur le tapis en hurlant. Serrant ses bras autour de sa poitrine elle enfonça ses ongles dans sa chair en essayant de reprendre le dessus. Le conseiller vit clairement, maintenant qu’ils étaient plus ou moins à un endroit sans poussière, la marque rose en forme de bracelet surmonté d’un cœur tracé autour de son poignet droit. Elle se griffa les bras en criant sa souffrance, s’ouvrant légèrement la peau. L’homme la saisit, passant un bras autour de sa taille, la soulevant presque. Il courut à travers les couloirs pour rejoindre la plage ainsi que le bateau.

Levy était haletante, son corps la brûlait, chaque contact était comme de petites entailles dans sa chair. Priant que la douleur s’arrête ou au minimum s’estompe elle ne cessait de hurler à pleins poumons. Elle ne ressentait qu’un seul sentiment à ce moment précis alors qu’ils devraient tous affluer dans son crâne, l’empêchant de réfléchir. Malgré l’immense souffrance, à sa grande surprise, elle arrivé à penser, à réaliser chaque choses se passant autours d’elle.

Le conseiller l’avait transporté jusque bateau mais une fois l’avoir lâchée sur le pont elle s’était roulée en boule prenant sa tête entre ses mains en sanglotant. Chaque membre présent l’observait, aucun ne manquant de remarqué la marque à son poignet. Ils sursautèrent tous quand la petite mage poussa un cri à en déchirer les cieux, resserrant sa prise autour de son crâne.

Elle aurait voulu le faire éclater entre ses doigts si cela lui aurait permis de stopper le mal qui la rongeait. Peinant à respirer elle se força à détendre légèrement son corps crisper par l’effort mit en place pour contenir chaque salve.

Soudain elle se cambra en hurlant. Puis tout devint noir. Plus aucune douleur, plus aucun sentiment. Juste une sensation de calme. Levy s’était évanouit. Son esprit et son corps ne supportant plus la charge.

Alors que la mage était inconsciente, plusieurs heures passèrent quand soudain le signal du maître de l’île fut visible et le navire accosta. Dans un grand fracas le mur fermant l’île se reforma. Un garde reçu l’ordre de ramener la prisonnière dans sa chambre, si elle n’avait pas été détruire, auquel cas la mettre dans une chambre assez vaste. Zeref voudrait certainement la voir à son réveil, mais après tant d’épreuves Levy ne pourrait certainement pas se lever.

Lorsque la jeune fille reprit connaissance elle se trouvait dans la chambre où elle s’était réveillée le matin. A en juger par la faible lumière qui filtrait à travers les rideaux tirés, la journée devait bientôt se terminer laissant place à la nuit.

Levy était allongée sur le dos, recouverte d’une épaisse couverture. Elle tourna la tête sur le côté en gémissant. Ses muscles s’étant tellement contractés lors de la crise qu’ils en étaient désormais douloureux. Le regard de la jeune fille fut attiré par un mouvement à l’autre bout de la pièce et elle reconnut Nima.

La mage essaya de l’appeler mais aucun son ne sortit de sa bouche. Sa gorge la brûlait. La servante se retourna, baissant les yeux alors qu’elle constata que Levy était réveillé. Elle s’approcha en prenant un verre d’eau posé sur la table de chevet.

- Bienvenu parmi nous. Tiens, bois.

Nima passa son bras sous la nuque de la jeune fille et la souleva du matelas doucement pour l’aider à boire.

Levy pensait qu’elle serait furieuse contre celle qu’elle pensait être son amie, mais rien. Elle ne ressentait rien à son égard. La sensation de l’eau dans sa gorge était plus présente que son intérêt pour la servante et elle comprit que le lien était toujours là.

Nima la reposa, redressant les coussins dans son dos. La mage ferma les yeux, essayant de faire remonter ses propres sentiments à la surface. De la gratitude. Un sentiment de gratitude pour être resté à son chevet, de lui donner à boire.

- M..Merci, bredouilla Levy dans un murmure douloureux.

La servante lui fit un faible sourire et se dirigea vers la porte.

- Je vais prévenir le maître que tu es réveillée.

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Dim 15 Sep - 17:26

Lorsque Zeref revint à lui il était tout à fond d’un trou. C’était la première fois que cela se produisait. La crise avait été particulièrement violente et il avait été piégé sur place, incapable de se déplacer. Alors les slaves successives avait d’abord détruit l’aile Nord. Il était tombé à travers les étages. Il pensait bien s’être cassé une jambe mais il n’en était pas certain. Son corps engourdi avait du mal à ressentir cette douleur normale après ce qu’il venait de subir.

Et puis les salves suivantes l’avaient enfoncé dans le sol. Lui faisant faire une chute de plusieurs mètres à chaque fois.

La roche était humide et le ciel était loin. Pour se sortir d’ici, il allait falloir utiliser la magie. Mais il n’était pas question de le faire tant que la crise ne serait pas un peu loin derrière lui. Il soupira. Tout ce qu’il avait à faire pour le moment était d’attendre ici, a suffoquer dans l’air saturé de poussière entre les parois de roches, à sentir sa jambe commencer de le lancer peu à peu.

Il était calme pourtant. Comme toujours. Tout ceci était normal. Les choses avaient empiré, comme elles ne manquaient jamais de le faire. C’était l’ordre du monde qui voulait ça, il n’y avait pas à trouvé quoique ce soit à y redire.

La petite mage des mots était sans doute morte à l’heure qu’il était. Lui-même avait éprouvé des difficultés à survivre à tout cela. Sa seule chance était que l’inconscience l’a emportée avant la fin des réjouissances. Mais il n’y croyait pas trop. Son petit cœur fragile avait dû lâcher. Au pire ils auraient fait tout cela pour rien. Comme souvent. Comme toujours. Ce n’était pas grave.

Cette crise était une bénédiction au fond. Par sa violence, par sa longueur interminable, elle lui avait ôté absolument tout reste d’espoir et il était serein à présent. Le soleil déclinait et il faisait sombre dans son trou. La crise avait duré plusieurs heures sans doute, mais cela lui avait semblé des années. Il en revenait différent, un peu plus fort, un peu plus lui-même.
Il était bien dans son trou, entouré de la roche profonde dont un de ses conseillers avait cru stupidement qu’elle pourrait retenir sa magie. Il aurait voulu rester là jusqu’à la nuit tombée, immobile, sans bouger. Mais il fallait bien aller chercher les autres restés sur le bateau et s’affairer à détruire le monde.

Détruire le monde avant qu’il ne parvienne jusqu’à lui et qu’il ne le détruise. C’était le monde ou lui. Ce serait le monde.

Lorsque cela lui sembla sans risque il utilisa sa magie pour s’envoler à la surface de l’île. Il voulut se poser mais sa jambe ne pouvait pas porter son poids alors il s’effondra sur la roche. Il s’écorcha le visage sur un débris rescapé. Il allait avoir fière allure avec tout ça. Mais peu importait. Le premier à faire le moindre commentaire mourrait sur le coup. Il s’envola jusqu’à la pointe du miroir et envoya le signal puis il attendit comme souvent, assis les pieds dans le vide à regarder le bateau se rapprocher, le mur se refermer. Il resta seul encore un moment.

- Maître… commença Nima d’une voix anxieuse derrière lui, vous êtes blessé.

- Vas me chercher le guérisseur. répondit-il posément.

Elle s’en alla puis revint en courant avec l’homme à la cape blanche à son côté. Ils s’immobilisèrent à une distance respectable.

-Vous pouvez me soigner à distance ? demanda Zeref toujours face à la mer.

-Je pense que oui, mais il faut que je voie la blessure.  répondit le guérisseur d’une voix blanche.

Zeref se lança dans le vide et ils eurent un cri de surprise mais il remonta face à eux, à peine au dessus du sol. Il ne pouvait pas se retourner sans se lever alors il n’avait pas eu le choix. Etre entravé dans ses mouvements le rendait nerveux. Il utilisa sa magie pour ouvrir la jambe de pantalon par dessus sa tunique. Intrigué il regarda la blessure. Elle n’était pas belle à voir. Pire ce qu’il avait imaginé en la sentant. Son tibia était fracturé, la peau était ouverte, le sang ruisselait tranquillement goutte à goutte sur le sol.

-Vous n’avez pas… mal ? demanda Nima

-Je suppose que je ne suis plus aussi sensible. répondit-il.

Le guérisseur se concentra, Zeref attendit et rien ne se passa. Surpris que son sort ne semble pas fonctionner le guérisseur augmenta la force de sa magie mais cela n’était toujours pas suffisant. Alors il releva la tête, le visage défait.

-Maître je ne… commença-t-il en bégayant.

-J’aurais dû m’en douter. souffla simplement Zeref. Le cercle absorbe votre magie avant qu’elle ne m’atteigne. Il reprit comme si tout ceci était une conversation parfaitement banale. Et notre invitée ? Toujours en vie ?

-Apparemment oui, répondit le guérisseur ravit de se rendre compte que finalement il ne subirait aucun courroux, je l’ai un peu aidée à franchir la crise, mais elle est vidée de son énergie. Il va falloir attendre qu’elle se réveille.

- En attendant vous allez m’expliquer comment faire pour soigner ma jambe à la manière traditionnelle. Ordonna le maître. Il ajouta à l’adresse de Nima :Quand à toi va surveiller Levy. Viens me chercher quand elle est réveillée.

Pour se rendre dans les appartements de Zeref, il leur fallut traverser la foule des serviteurs et des conseillers massés dans la cours. Les têtes pensantes discutaient à grand bruit avec les reconstructeurs. Mais lorsque le maître passa en voletant au dessus du sol tous firent silence en s’écartant.

Ils posèrent sur lui un regard qu’il n’avait jamais vu. Un regard qu’il n’aima pas du tout. Il se pressa à l’intérieur du château, laissant derrière lui une piste de petites gouttes pourpres. Le guérisseur ne fit aucun commentaire, heureusement pour lui et garda les yeux baissés. Mais Zeref sentait quelque chose de changer dans son attitude à lui aussi. Son intelligence redoutable se mit en marche pour tenter de comprendre ce qui se passait. Elle n’arrivait à aucune conclusion.

Le guérisseur ne le regardait pas dans les yeux en lui donnant ses instructions. Il fallut nettoyer, désinfecter…L’homme à la cape blanche frémissait en voyant ses doigts se tâcher de sang. Mais qu’est ce qu’ils avaient tous ? Une fois soigné il ne tenait toujours pas sur ses jambes évidemment. Sa jambe était bandée solidement et tenue droite par une tige de bois. Mais peu importait, voler avait cet avantage.

-Maître… souffla Nima d’une petite voix. A y bien réfléchir son regard à elle aussi était différent. Il n’aimait pas cela du tout. La prisonnière s’est réveillée. acheva-t-elle.

Le guérisseur prit congé discrètement.

-Toi qui ne peut pas me mentir, demanda soudain Zeref, peut-être que tu sais ce qu’ils ont tous à me regarder de travers aujourd’hui ?

Nima regarda ses pieds et serra les dents.

-Elle est faible, mais elle peut parler. reprit-elle.

-Dis moi. coupa Zeref.

-C’est juste que… nous n’avions pas réalisé que vous souffriez autant. Mais nous avons tous vu Levy se tordre de douleur sur le pont du bateau… finit par dire Nima dans un souffle.

Elle s’attendait sans doute à ce que Zeref se mette en colère mais au lieu de cela il eut un rire glacé.

-Vous êtes stupides. Que vous le sachiez ou non c’est pareil, que vous me regardiez de travers ou non c’est pareil. Nima ne répondit rien alors il ajouta. Pour ma part, je ne me tortille pas, j’ai appris à souffrir avec plus de dignité.

Décidément il était plus amusé qu’autre chose. La jeune femme s’écarta pour qu’il puisse quitter sa chambre sans lui faire de mal. Les couloirs devenaient silencieux sur son passage, on s’écartait de lui encore plus que d’ordinaire.

Quand il sortit dans la cours beaucoup étaient encore groupés autour du trou gigantesque où il était tombé. Du fond montait des bruits sourds et graves. Les reconstructeurs devaient peiner avec la roche profonde. L’aile Nord ne serait sans doute pas reconstruite ce soir là.

L’aile Ouest était déserte à l’exception du garde qui gardait la porte de la chambre de la prisonnière. Il était satisfait qu’elle soit toujours en vie et curieux de ce qu’il allait découvrir et aussi de savourer les effets de sa petite vengeance. Il n’entretenait plus l’espoir que cela pouvait marcher malgré tout. Tout allait donc pour le mieux.
Il poussa la porte doucement et entra. Elle était allongée sur son lit, elle semblait faible. C’était le signe qu’elle l’était plus que lui avec sa jambe cassée. Voletant, il alla s’asseoir sur la commode, les jambes contre les tiroirs.

-Alors Levy, commença-t-il, comment te sens tu ?

Il s’amusa du double sens de la question. Il était curieux de savoir si elle allait lui parler de ses propres émotions ou des siennes.


Dernière édition par Zeref le Jeu 19 Sep - 19:16, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Jeu 19 Sep - 16:29

Levy regarda Nima sortir de la chambre, la laissant seule. La jeune fille se tortilla afin de se redresser mais fut bien vite interrompue par une vive douleur à la jambe gauche. Elle retira à la hâte les couvertures pour essayer d’en déterminer la cause. Seulement aucune trace n’était visible et Levy comprit que cette sensation appartenait à Zeref. S’était-il blessé lors de la crise ? Elle allait certainement le découvrir bien vite car Nima devait être à ses côtés à ce moment précis.

Elle souffrait des courbatures liées à la crise mais à présent la souffrance avait doublé avec la douleur de sa jambe. Il y avait aussi une sensation désagréable qu’elle avait constaté dès son réveille et qui ne s’était pas évanouie depuis : elle avait l’impression d’être allongé sur des charbons brûlants. La jeune fille savait que ce sentiment appartenait à Zeref, certainement était-ce la douleur provoquée par la magie qui le rongeait de l’intérieur. Elle se mordit la lèvre afin de ne pas gémir. Toute cette souffrance était la faute de Zeref et elle lui en voulait. Pourtant elle savait que si elle la ressentait, lui aussi. Sa colère disparut laissant place à de la compassion pour cet homme que chacun considérer comme sans faiblesse. S’ils savaient…

Alors qu’elle essayait de respirer calmement, la tête en arrière posée sur les coussins afin de calmer la douleur, la porte s’ouvrit et celui qu’elle redoutait de voir apparut. Il traversa la pièce sans poser le pied à terre, survolant le sol. Il alla s’asseoir sur la commode à côté de la fenêtre et elle vit qu’il avait la jambe gauche raide et bandée. Levy avait surement raison, il devait s’être blessé.

Elle remonta son regard et fini par croiser le sien. Il était vide. Seule une pointe de… Curiosité peut-être ? Oui, de curiosité transperçait dans ses yeux.

- Alors Levy, dit-il d’une voix amusée,  comment te sens-tu ?

Levy soupira et un gémissement lui échappa. Elle se mordit l’intérieur de la joue, s’en voulant de lui montrer qu’elle était faible. Déjà que d’être encore clouée au lit alors que lui était visiblement en pleine forme l’énervait, même si elle savait qu’il ne se portait pas aussi bien qu’il en donnait l’impression.

Elle ne savait s’il parlait de son état général, de ses sentiments à lui ou encore du lien. Elle décida d’éviter la question en lui en posant une en retour :

- Et vous ? C’est facile de faire souffrir les autres sans se mouiller soit même, n’est-ce pas ?

La souffrance que Levy ressentait la faisait devenir agressive et cela ne lui ressemblait pas. Elle ferma les yeux, respirant doucement. Et poursuivit :

- Désolée, ça ne me ressemble pas. Comme vous pouvez le voir je vais moins bien que vous, mais j’ai survécu.


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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Sam 21 Sep - 15:28

Zeref s’était attendu à ce que Levy meure de la crise. Elle était toujours en vie. En même temps elle appartenait à Fairy Tail, la guilde qui se relève de tout. Elle était donc toujours en vie. Mais lorsqu’il entra dans la chambre il la trouva bien affaiblie. Elle cherchait à le masquer mais il sentait qu’elle souffrait. Il était surpris car lui même ne souffrait pas. L’habitude sans doute. Probablement. Il lui demanda alors comment elle se sentait, curieux.

-Et vous ? C’est facile de faire souffrir les autres sans se mouiller soit même, n’est-ce pas ?

Zeref fut surpris et il resta silencieux un moment. Elle faisait référence à l’échec du double lien. Il essaya de se représenter à nouveau ce qu’il avait ressenti à ce moment là. Mais c’était comme si sa mémoire l’avait effacé. Décidément, beaucoup de choses avaient été ainsi oubliées. C’était sans doute mieux ainsi. Il n’était pas bon de s’encombrer de tout ce bruit.

-Désolée, ça ne me ressemble pas. Comme vous pouvez le voir je vais moins bien que vous, mais j’ai survécu.

Le mage noir eut un petit rire sans joie.

-Oui tu as survécu. Je ne m’y attendais pas vraiment à vrai dire. Si tu as survécu à la première tu survivras à celles qui suivront. Tu devrais même y arriver de mieux en mieux. Ce n’est pas que cela devient moins pénible… mais avec le temps… on apprend à laisser venir la douleur, à ne pas lutter contre. Ainsi on se fatigue beaucoup moins. Ma courte incursion dans ton esprit m’aura au moins appris une chose. Tu ignores tout de l’art de laisser venir la peine. Ton esprit n’est que combat et espoir sans fondement. Au fond, il faudra bien te l’avouer… je suis beaucoup plus en paix que toi. Très sincèrement je me demande comment tu arrives à penser avec ce brouhaha constant dans ta tête.

Patiemment, toujours assis sur la commode, il attendit qu’elle desserre les dents pour répondre.
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Sam 21 Sep - 15:33

Zeref se mit à rire mais la jeune mage savait qu’il ne ressentait aucune joie car elle partageait toujours ses sentiments.

- Oui tu as survécu. Je ne m’y attendais pas vraiment à vrai dire. Si tu as survécu à la première tu survivras à celles qui suivront. Tu devrais même y arriver de mieux en mieux. Ce n’est pas que cela devient moins pénible… mais avec le temps… on apprend à laisser venir la douleur, à ne pas lutter contre. Ainsi on se fatigue beaucoup moins. Ma courte incursion dans ton esprit m’aura au moins appris une chose. Tu ignores tout de l’art de laisser venir la peine. Ton esprit n’est que combat et espoir sans fondement.  Au fond, il faudra bien te l’avouer… je suis beaucoup plus en paix que toi. Très sincèrement je me demande comment tu arrives à penser avec ce brouhaha constant dans ta tête.

Il n’avait pas bougé de la commode, la regardant fixement. Levy se sentit gênée qu’il l’observe comme ça. Luttant pour ne pas montrer sa douleur elle se redressa, s’adossant à la tête du lit. La mage des mots serra les dents croisant les bras sur sa poitrine. Respirant avec peine elle s’obligea à planter son regard dans le sien.

- Celles qui suivront ? Vous comptez maintenir le lien ? interrogea la jeune fille. Vous dites qu’avec le temps on apprend à ne pas lutter, mais ça revient à abandonner et baisser les bras et ce n’est pas une chose que je pourrais faire. Au risque de me répéter par rapport à ce que je vous ai déjà dit, à Fairy Tail on ne s’avoue pas vaincu aussi facilement, commenta la jeune fille avant de rajouter d’un ton amusé :  Et puis, vous, plus en paix que moi ? J’en doute, je ressens vos sentiments et vous êtes surement l’homme le plus confus que je connaisse, même si vous vous emmurez dans une fausse tranquillité… Honnêtement, cela me déçoit de votre part, vous qui êtes connu à travers le monde et les époques, vous reculez sans même vous battre ? Je sais que vous avez déjà bien assez lutté mais vous ne pouvez renoncer…

La jeune fille ressentait en elle l’effet de ses mots sur le mage noir. La douleur s’intensifia un peu, mais Zeref resta très calme. Malgré tout, Levy le respectait énormément pour son contrôle, son sang-froid.

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Sam 21 Sep - 15:35

Il était très étrange de voir comme chacun exposait posément ses idées. Sans doute qu’un tel dialogue ne serait jamais advenu sans ce lien. Il se félicitait de plus en plus de l’avoir mis en place malgré les avertissements des uns et des autres. Grâce à lui il avait enfin accès à l’essence de la philosophie de Fairy Tail, à tout ce qui faisait leur force.

Tout aussi posément, il réfléchit à ce qu’elle venait de dire. A ses derniers mots il avait senti quelque chose d’étrange se produire en lui. Peut-être un effet secondaire du lien. Il remit la compréhension de cette étrange sensation à plus tard et répondit à la petite mage :

-Au fond, nous avons une philosophie de vie complètement différente. Je sais combien renoncer vous paraît la pire chose du monde à Fairy Tail. Mais pour moi c’est tout l’inverse. Renoncer c’est la meilleure chose qui puisse arriver. Renoncer c’est la clef du pouvoir et de la puissance. Renoncer c’est n’avoir rien à perdre, c’est pouvoir tout sacrifier. Tu dis que je ne peux pas renoncer… je le peux à présent. Je le peux et c’est le fruit d’années et d’années de travail. Je le peux et je l’ai fait. Si mon esprit te parait confus c’est sans doute que parfois il m’arrive d’espérer encore. Alors je mets toute mon énergie à chasser cet espoir. C’est cela qui me rend invincible.


Il marqua une pause.

-A présent que mon point de vue est clair et que le tien aussi, je te propose de comparer nos réussites respectives. Je pense que pour le moment j’ai indiscutablement l’avantage.
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Sam 21 Sep - 16:20

Avant que Zeref ne réponde la jeune mage avait sentit un sentiment étrange. Comme s'il était incrédule, comme si ce qu'elle avait dit n'avait aucun sens à ses yeux.

- Au fond, nous avons une philosophie de vie complètement différente. Je sais combien renoncer vous paraît la pire chose du monde à Fairy Tail. Mais pour moi c’est tout l’inverse. Renoncer c’est la meilleure chose qui puisse arriver. Renoncer c’est la clef du pouvoir et de la puissance. Renoncer c’est n’avoir rien à perdre, c’est pouvoir tout sacrifier. Tu dis que je ne peux pas renoncer… je le peux à présent. Je le peux et c’est le fruit d’années et d’années de travail. Je le peux et je l’ai fait. Si mon esprit te parait confus c’est sans doute que parfois il m’arriver d’espérer encore. Alors je mets toute mon énergie à chasser cet espoir. C’est cela qui me rend invincible.  

Il se tut un moment puis reprit :

- A présent que mon point de vue est clair et que le tien aussi, je te propose de comparer nos réussites respectives. Je pense que pour le moment j’ai indiscutablement l’avantage.  

Levy réfléchit un instant à la meilleure façon de lui répondre, les bons mots afin qu'aucune crise ne se déclenche  à nouveau.

- Je suis d'accord sur le fait que nous avons une vision différente du monde mais pas sur le fait que n'avoir rien à perdre  nous rend plus fort. Vous tirez votre force de l'absence de chose auquel vous devez faire attention alors que nous à Fairy Tail, c'est l'inverse justement. Se battre pour soit c'est bien mais si on se bat pour protéger, rendre fière ou encore, comme moi, simplement avoir une chance de revoir ceux qu'on aime ça décuple notre puissance.  

Elle marqua un temps d'arrêt afin de trouver au mieux comment expliquer ses motivations.

- Avant que j'arrive ici je faisais des recherches sur vous car j'ai surpris une conversation à la guilde. J'ai dit à mes amis de ne pas s'inquiéter pour moi, que je serais bientôt de retour. Je leur ai donner ma promesse. Ils comptent sur moi et attendent mon retour pour partager un bon livre, boire un verre, échanger un regard entendu ou simplement  rigoler en se racontant nos missions. Si j'arrêtais de me battre pour tout ça il ne me resterait rien à part essayer de rester en vie. Mais dans se cas, pour qui ? Moi même ? A quoi bon être en vie si c'est pour ne rien partager avec personne ? Je... J'ai été seule avant... Et ne veux plus l'être car maintenant j'ai des engagements. Vous chassez l'espoir, moi je l'accueille avec le sourire car c'est l'espoir de les revoir qui fait encore battre mon cœur. Vous êtes puissant mais pas invincible. Vous pouvez mourir sans crainte car n'importe quel mage assez puissant peu vous ramener à la vie, mais avez vous la certitude que quelqu'un le ferait?  

Elle laissa ses mots planer dans la chambre, rendant l'air lourd de questions jamais posées ni même, certainement jamais pensées. Levy savait que Zeref avait écouté le plus attentivement possible chaque phrase et qu'il ne restait, au fond, pas de marbre. La douleur montait, contractant ses muscles. La jeune fille se mordit la lèvre afin de ne pas briser le silence qui pesait sur eux avec un gémissement de douleur.

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Sam 21 Sep - 16:28

Depuis le tout début, au moment où l’idée lui était venue, il avait décidé d’écouter tout ce qu’elle aurait à lui dire. Il avait résolu de la laisse aller au bout de ses idées. Sans quoi, d’une part il ne comprendrait rien à cette chose si subtile qui animait Fairy Tail et d’autre part, l’expérience du lien ne lui servait à rien. Le but était que Levy lui parle de ce qu’il ressentait afin qu’il puisse le maîtriser et ainsi réduire voire faire disparaître ces crises qui l’affaiblissait.

-Je suis d'accord sur le fait que nous avons une vision différente du monde mais pas sur le fait que n'avoir rien à perdre nous rend plus fort. Vous tirez votre force de l'absence de chose auquel vous devez faire attention alors que nous à Fairy Tail, c'est l'inverse justement. Se battre pour soit c'est bien mais si on se bat pour protéger, rendre fière ou encore, comme moi, simplement avoir une chance de revoir ceux qu'on aime ça décuple notre puissance.


Il entendait bien tout cela, il l’avait déjà compris. Mais la question qui restait toujours en suspens était la suivante. Et si cet espoir ne se réalisait pas ? Que restait-il alors ? Comment on pouvait passer à travers la tristesse et survivre ? Comment pouvait-elle à ce point négliger ce risque ? S’attacher à des gens, c’était prendre le risque qu’ils disparaissent, de les perdre. Zeref fut soudain inconfortable avec l’idée qu’autour de lui, les gens avaient une fâcheuse tendance à disparaître prématurément. La petite mage des mots était encore une enfant à ses yeux, une enfant qui ne savait rien de la mort. Peut-être avait-elle connu un deuil, sans doute même. Mais elle ne savait rien de la Mort, celle qui ne laisse rien derrière elle, celle qui vous prend tout ce que vous avez pour vous laisser les mains et le cœur vides. Celle qu’il aimait à répandre un peu partout. Il se tut néanmoins et la laissa poursuivre.

-Avant que j'arrive ici je faisais des recherches sur vous car j'ai surpris une conversation à la guilde. J'ai dit à mes amis de ne pas s'inquiéter pour moi, que je serais bientôt de retour. Je leur ai donner ma promesse. Ils comptent sur moi et attendent mon retour pour partager un bon livre, boire un verre, échanger un regard entendu ou simplement rigoler en se racontant nos missions. Si j'arrêtais de me battre pour tout ça il ne me resterais resterait rien à part essayer de rester en vie. Mais dans se cas, pour qui ? Moi même ? A quoi bon être en vie si c'est pour ne rien partager avec personne ? Je... J'ai été seule avant... Et ne veux plus l'être car maintenant j'ai des engagements. Vous chassez l'espoir, moi je l'accueille avec le sourire car c'est l'espoir de les revoir qui fait encore battre mon coeur. Vous êtes puissant mais pas invincible. Vous pouvez mourir sans crainte car n'importe quel mage assez puissant peu vous ramener à la vie, mais avez vous la certitude que quelqu'un le ferait?


Finalement il eut un nouveau petit rire. Il comprenait, il comprenait très précisément ce qu’elle disait. Mais en même temps, il ne parvenait pas à y croire, ou plutôt il pensait qu’il y avait quelque chose qu’il ne saisissait toujours pas, comme une pièce manquante qui pourrait faire apparaître l’image sur le puzzle. Il se sentait calme cependant alors il poursuivit.

-Il y a deux choses qui m’étonnent beaucoup dans ce que tu dis… La première c’est que je n’ai pas l’impression que tu penses que tu pourrais perdre tout ce à quoi tu tiens. Tu as peut-être déjà perdu un proche, mais sais-tu ce que c’est que de les perdre tous autant qu’ils sont ? Que deviendrait-tu si demain, je décidais d’anéantir Fairy Tail au complet et tous ceux que tu as aimés avec ? Non pas que je vais le faire… Juste pour savoir… que ferais-tu ?

Il marqua une pause, pensant à comment formuler sa pensée. Il n’était pas évident pour lui de poser ces questions de manière claire.

-L’autre chose est la suivante : je comprends maintenant à quel point tu vis pour les autres, pour les moments que tu partages avec eux. Mais ce qui m’échappe c’est ce que tu trouves de si gratifiant et utile là dedans. Moi-même j’évite la compagnie des gens tant que je peux. Et quand je t’écoute me raconter tout ça je suis presque… dégoûté en fait. Ces choses que tu sembles apprécier par dessus tout me répugnent réellement. Je sais que tu ne me croirais pas si tu ne pouvais pas le sentir. Vraiment. Je ne plaisante pas quand je te dis que je rêve d’un monde où il ne resterait que moi. Contrairement à toi je vis pour moi-même sans aucun doute, pour ma propre survivance…


Zeref aurait voulu se mettre à arpenter la pièce, mais sa jambe ne le tolèrerait pas. Le vol ne lui procurerait pas la même décontraction. Il se contenta donc de soupirer avant de poursuivre.

-Quand à la question de savoir qui me ramènerait si je meurs encore… je ne m’inquiète pas trop à ce sujet. Il y aura toujours quelqu’un. Pas parce que les gens m’aiment c’est certain, mais parce que je leur suis utile. Je les utilise, ils m’utilisent…


Il s’arrêta encore, pensif.

-Au fond tu sais je parle sans savoir. Je ne connais rien des liens que tu me décris et d’où tu sembles tirer ta force. Il faut dire que les gens ont toujours eu tendance à se tenir loin de moi, dans tous les sens du terme… Et moi à me tenir loin d’eux… Dis m’en plus.

Bizarrement il ne se sentait pas très confortable avec cette idée non. Après tout, tout le monde… surtout parmi ses ennemis prônait la même chose que Levy. La logique aurait voulu qu’il s’intéresse à ce qui semblait faire à ce point consensus sur la manière d’être fort. Pourquoi avait-il écarté cette possibilité aussi rapidement ? C’était il y avait plusieurs siècles. Comment s’en souvenir ?
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Jeu 26 Sep - 18:12

Levy commençait à prendre conscience que ce lien pouvait en réalité se révéler être utile. Avant qu'il soit posé, la jeune fille ne pouvait pas savoir comment interpréter ses silences, ses rires ainsi que ses regards et ce qu'il ressentait au fond de lui. Mais à présent, elle sentait en elle l'effet de ses paroles sur l'homme assis en face.

Il paraissait désintéressé de tout en surface, comme si rien ne pouvait l'atteindre. Hors, Levy savait que ses mots pouvaient le plonger dans une profonde réflexion, l'énerver  ou encore lui faire de la peine. Seulement, la mage le  comprenait  à présent, à chaque fois qu'il ressentait ce genre de sentiment il les refoulait dans un coin de sa tête, n'y pensant plus, essayant de les faire disparaitre. Avec le temps, il ne devait même plus s'en rendre compte mais pourtant ses pensées étaient toujours là.  

Zeref se mit à rire, sortant la jeune fille de ses réflexions.

- Il y a deux choses qui m’étonnent beaucoup dans ce que tu dis… La première c’est que je n’ai pas l’impression que tu penses que tu pourrais perdre tout ce à quoi tu tiens. Tu as peut-être déjà perdu un proche, mais sais-tu ce que c’est que de les perdre tous autant qu’ils sont ? Que deviendrait-tu si demain, je décidais d’anéantir Fairy Tail au complet et tous ceux que tu as aimés avec ? Non pas que je vais le faire… Juste pour savoir… que ferais-tu ?

Levy se rembrunit. Zeref, de par ses questions, fit remonter à la surface un souvenir que Levy préférait  oublier. Des flashs lui revinrent  en mémoire. Des flammes, d'immenses flammes embrasant son passé. Elle ferma les yeux, sentant à travers ses propres sentiments la confusion du mage noir. Visiblement il avançait en terrain inconnu et ne savait pas quel mot employer.

- L’autre chose est la suivante : je comprends maintenant à quel point tu vis pour les autres, pour les moments que tu partages avec eux. Mais ce qui m’échappe c’est ce que tu trouves de si gratifiant et utile là dedans. Moi-même j’évite la compagnie des gens tant que je peux. Et quand je t’écoute me raconter tout ça je suis presque… dégoûté en fait. Ces choses que tu sembles apprécier par dessus tout me répugnent réellement. Je sais que tu ne me croirais pas si tu ne pouvais pas le sentir. Vraiment. Je ne plaisante pas quand je te dis que je rêve d’un monde où il ne resterait que moi. Contrairement à toi je vis pour moi-même sans aucun doute, pour ma propre survivance… Il marqua un temps d'arrêt, soupira et reprit : Quand à la question de savoir qui me ramènerait si je meurs encore… je ne m’inquiète pas trop à ce sujet. Il y aura toujours quelqu’un. Pas parce que les gens m’aiment c’est certain, mais parce que je leur suis utile. Je les utilise, ils m’utilisent…

Zeref se demandait qu'est-ce qu'elle pouvait trouver de gratifiant ou d'utile dans le fait d'avoir des amis avec qui partager ses idées, souvenirs, expériences ou peine ou alors de voir un sourir se dessiner sur un visage triste simplement cette personne avait simplment besoin d'une oreille attentive ?

Levy ressentait la confusion et la sincérité de ses paroles. Seulement elle sentait autre chose de plus... Compliqué. Certes il pensait qu'être seul était ce qu'il lui fallait, le meilleur choix. Oui, il aurait aimé être le seul sur cette planète mais pas comme il l'entendait, la jeune fille en était certaine. Il avait toujours été habitué à être exclu, rejeté à cause de sa magie. Seulement...  c'est comme si au fond il aurait voulu ne plus avoir personne autour de lui pour ne pas souffrir d'un quelconque manque s'ils devaient disparaître.

La mage des mots ressentit de la peine, sa propre tristesse mais aussi un peu de la sienne lui semblait-elle. Il ne s'inquiétait  pas de savoir si on le ramènerait car il se sentait comme un objet. Personne ne devait se sentir comme ça. On aimerait tous ramener quelqu'un d'entre les morts mais cela ne devrait jamais être par intérêt.

Il s'arrêta et son regard se perdit dans le vide. Il avait l'air songeur. Après un instant de réflexion  il continua, plantant son regard dans celui de Levy.

- Au fond tu sais je parle sans savoir. Je ne connais rien des liens que tu me décris et d’où tu sembles tirer ta force. Il faut dire que les gens ont toujours eu tendance à se tenir loin de moi, dans tous les sens du terme… Et moi à me tenir loin d’eux… Dis m’en plus.

Soupirant elle s'obligea à retirer les couvertures entièrement et se décaler vers le rebord du lit. Levy gémit de douleur à plusieurs reprises mais continua dans son idée. Elle se laissa glisser au sol et tenta de se mettre debout. Sa jambe gauche la faisait horriblement souffrir, la douleur dans son corps n'avait pas disparu et la désagréable sensation de brûlure le long de sa colonne était toujours là. Boitillant, se tenant à tout ce qu'il y avait à porté de main elle se rapprocha de Zeref. Elle manqua de tomber quelques fois mais tint bon. Lorsqu'elle arriva près du bureau, à près de deux ou trois mètres du mage elle s'immobilisa.  La jeune fille était haletant tellement la douleur était présente mais elle en avait assez de rester allongé face à lui.

- Pour votre première question je vais être franche et sachez que très peu de gens connaissent les choses que je vais vous dire. A l'âge de neuf ans ma mère est morte d'une maladie. Ma dernière discussion avec elle était une dispute. Mon père, qui était absent depuis un peu moins de deux ans est revenu et car parce que je lui en voulais je lui ai dit qu'il ne méritait pas de m'avoir comme fille et que se jour là il avait perdu sa femme et son seul enfant. Je suis parti, folle de rage et quand je suis revenue il s'était pendu au milieu de mon salon. Je n'avais plus personne. J'était jeune, désespérée, anéantie, épuisée. Je voulais en finir. A quoi bon rester vivante dans un monde où ceux qui comptaient ne sont plus ? Qui se soucierait d'une enfant orpheline ? J'aurais pu tout arrêter se jour là  et être lâche  comme mon père, seulement je me suis souvenu d'une discussion avec un homme appelé Eric. Il m'avait dit appartenir à Fairy Tail et m'aillant déjà sauvée d'une agression il m'avait promit être toujours là quoi qu'il arrive. C'est là  que j'ai intégrée la guilde. Je n'avais même pas de pouvoir mais ils m'ont offert une nouvelle famille, des amis, des personnes sur qui compter. J'ai apprit à vivre avec eux et à me lier. C'est sûr, il y a eu des haut et des bas, mais je sais que quoi qu'il arrive ils seront là.

Levy soupira et laissa échapper un gémissement. Rester debout était atroce mais il fallait qu'elle tienne pour prouver sa force.

- Quand à la deuxième question, je pense y avoir en partie répondu, mais aussi je voudrais rajouter que lorsque l'on va mal on apprécie toujours de pouvoir en parler et de ne pas faire comme vous et tout garder en soit  à tel point qu'a chaque sentiment susceptible de vous affecter vous le bloquez dans un coin de votre tête, essayant de l'oublier. Au final, vous vous détruisez vous-mêmes. vous-même Si vous ne refuseriez pas d'accepter vous sentiments, ils ne chercheraient pas à se manifester comme ils le font avec vos crises. Pour ce qui est de qui vous  ramener  je suis d'accord, vous ne doutez pas. Ce que moi je ne crois pas possible c'est qu'on vous ramène à la vie dans un but, comme un objet. C'est pas comme ça que ça devrait se passer. Vous avez beau avoir tuer des centaines de personnes, vous restez un être humain doté de sentiments, même si vous refusez de les admettre et vous devriez être ramené pour vous-même, pas pour votre pouvoir.

Levy commença à vaciller. Elle ne tiendrait plus très longtemps. S'obligeant à respirer calmement elle déclara :

- Pour ma force, je la tient de mes amis, Natsu, Lucy, Happy, Erza et tout les autres, ainsi que de l'idée qu'un jour je pourrais peut-être les revoir. C'est en pensant à eux que j'arrive à me battre, ils m'attendent tous à la guilde et espèrent me revoir bientôt... Je dois dire aussi que penser à une autre personne me motive... Gajil... Vous qui savez tout sur Fairy Tail vous devez savoir que malgré ses erreurs nous l'avons accepté parmi nous. Il a traversé tant d'épreuves, pourtant aujourd'hui il fait parti des notres nôtres et comme chacun il se battrait pour protèger un autre membre...  Alors que tout comme vous, je suis sur qu'avant il préférait être seul face à tous mais il à apprit à s'attacher et à tirer sa force de la guilde. Vous avez beau être le mage le plus puissant, vous êtes seul. Nous on est tous réunis et peut importe si nous ne sommes pas aussi forts que vous car si on se lie tous pour un même but je suis sur que l'on peut surmonter n'importe quelle situation. La preuve avec Acnologia, on l'a repousser car nous n'étions qu'une partie de la guilde, qui sait, tout le monde aurait été la se jour là, peut-être que...

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Jeu 26 Sep - 20:46

Soudain la petite mage des mots s’agita sur son lit. Ce fut avec un mélange d’horreur et, il devait bien se l’avouer, d’admiration qu’il comprit qu’elle allait se lever. Elle voulait être debout pour lui parler. La fierté… quelle folie ! Il faisait bien de s’en dispenser, ainsi il évitait bien des tourments.

- Pour votre première question je vais être franche et sachez que très peu de gens connaissent les choses que je vais vous dire. A l'âge de neuf ans ma mère est morte d'une maladie. Ma dernière discussion avec elle était une dispute. Mon père, qui était absent depuis un peu moins de deux ans est revenu et car parce que je lui en voulais je lui ai dit qu'il ne méritait pas de m'avoir comme fille et que se jour là il avait perdu sa femme et son seul enfant. Je suis parti, folle de rage et quand je suis revenue il s'était pendu au milieu de mon salon. Je n'avais plus personne. J'était jeune, désespérée, anéantie, épuisée. Je voulais en finir. A quoi bon rester vivante dans un monde où ceux qui comptaient ne sont plus ? Qui se soucierait d'une enfant orpheline ? J'aurais pu tout arrêter se jour là  et être lâche  comme mon père, seulement je me suis souvenu d'une discussion avec un homme appelé Eric. Il m'avait dit appartenir à Fairy Tail et m'aillant déjà sauvée d'une agression il m'avait promit être toujours là quoi qu'il arrive. C'est là  que j'ai intégrée la guilde. Je n'avais même pas de pouvoir mais ils m'ont offert une nouvelle famille, des amis, des personnes sur qui compter. J'ai apprit à vivre avec eux et à me lier. C'est sûr, il y a eu des haut et des bas, mais je sais que quoi qu'il arrive ils seront là.


En effet Zeref ne savait rien de tout cela. Et il trouva ce récit à tout fait instructif. Finalement… c’était comme si tous les membres de Fairy Tail avaient tous plus ou moins quelque chose à se faire pardonner. Et si c’était la culpabilité qui les poussait à se coller de la sorte les uns aux autres ? « Je sais que quoi qu’il arrive ils seront là. » Ceci était un luxe que lui ne pouvait pas s’offrir. Un luxe… ou un poison tout dépendait comment on voyait les choses.  Un instant il s’imagina poursuivit par des gens qui seraient « toujours là » et l’idée lui fit réellement peur. Comment pouvait-elle trouver que cela était souhaitable que des gens puisse être « toujours là »?

Il aurait aimé qu’elle se recouche mais elle s’était avancée jusqu’à la l’extrême bord du cercle. Il voulait reculer, il l’aurait fait si seulement il n’avait pas déjà été assis sur la commode le dos contre le mur. En la voyant si près de la frontière de sa magie, il se souvint soudain que même s’il avait été inconscient, ses mains… Il était impossible de formuler cela dans son esprit tant c’était répugnant alors il la laissa poursuivre, espérant qu’à la fin de sa tirade elle finirait par s’allonger de nouveau.


- Quand à la deuxième question, je pense y avoir en partie répondu, mais aussi je voudrais rajouter que lorsque l'on va mal on apprécie toujours de pouvoir en parler et de ne pas faire comme vous et tout garder en soit  à tel point qu'a chaque sentiment susceptible de vous affecter vous le bloquez dans un coin de votre tête, essayant de l'oublier. Au final, vous vous détruisez vous-même. Si vous ne refuseriez pas d'accepter vous sentiments, ils ne chercheraient pas à se manifester comme ils le font avec vos crises. Pour ce qui est de qui vous  ramener  je suis d'accord, vous ne doutez pas. Ce que moi je ne crois pas possible c'est qu'on vous ramène à la vie dans un but, comme un objet. C'est pas comme ça que ça devrait se passer. Vous avez beau avoir tuer des centaines de personnes, vous restez un être humain doté de sentiments, même si vous refusez de les admettre et vous devriez être ramené pour vous-même, pas pour votre pouvoir.

Comment pouvait-on apprécier de parler de ce qui faisait souffrir? Parler de ce qui faisait souffrir faisait souffrir encore et c’était tout ce qu’on en récoltait. Décidément plus il l’entendait parler et plus il avait la sensation que quelque chose d’essentiel lui échappait dans son discours. Il lui avait demandé d’en dire plus long, de s’exprimer plus clairement mais à la réflexion, il n’était pas certain que ce qu’il cherchait puisse se dire avec des mots. Ils allaient tourner en rond si les choses continuaient d’être aussi confuses. Elle semblait sur le point de s’effondrer mais elle n’avait pas terminé.

-Pour ma force, je la tient de mes amis, Natsu, Lucy, Happy, Erza et tout les autres, ainsi que de l'idée qu'un jour je pourrais peut-être les revoir. C'est en pensant à eux que j'arrive à me battre, ils m'attendent tous à la guilde et espèrent me revoir bientôt... Je dois dire aussi que penser à une autre personne me motive... Gajil... Vous qui savez tout sur Fairy Tail vous devez savoir que malgré ses erreurs nous l'avons accepté parmi nous. Il a traversé tant d'épreuves, pourtant aujourd'hui il fait parti des notres nôtres et comme chacun il se battrait pour protèger un autre membre...  Alors que tout comme vous, je suis sur qu'avant il préférait être seul face à tous mais il à apprit à s'attacher et à tirer sa force de la guilde. Vous avez beau être le mage le plus puissant, vous êtes seul. Nous on est tous réunis et peut importe si nous ne sommes pas aussi forts que vous car si on se lie tous pour un même but je suis sur que l'on peut surmonter n'importe quelle situation. La preuve avec Acnologia, on l'a repousser car nous n'étions qu'une partie de la guilde, qui sait, tout le monde aurait été la se jour là, peut-être que...

Peut-être qu’Acnologia aurait disparu ce jour là, il n’en doutait pas une seconde. Il avait été fou de l’appeler mais comme sa mémoire de ce moment était flou il se demandait bien pourquoi il l’avait fait. Le dragon lui avait raconté qu’il avait perdu l’esprit, qu’il cherchait Natsu pour mourir à nouveau. Certes la mort n’avait pas été une expérience désagréable, mais le risque était trop grand. De toute évidence il avait perdu l’esprit à ce moment, il était « endormi » comme certains se plaisaient à dire.

Elle avait terminé c’était son tour de parler, il prit un instant pour rassembler ses idées et soupirer.

-« Que quoi qu’il arrive ils seront là. » Ces mots ne veulent rien dire pour moi, jeune fille.  « Quoiqu’il arrive ils seront là. » c’est une fausse croyance et malgré ce que tu as vécu, tu ne le sait toujours pas. Je suis bien placé pour savoir que tout finit par disparaître, les gens… les choses… le monde…

Il marqua une courte pose avant de poursuivre.

-Même les souvenirs s’en vont. J’ai perdu mes parents il y a fort longtemps… enfin j’imagine. Parce que je n’ai aucun souvenir d’eux, ni visages, ni sons…  Là en t’en parlant je ne ressens absolument rien, ce qui veut dire que même liens auxquels tu crois si fort se défont avec le temps.


Il réfléchit un instant à quoi dire ensuite, puis décida qu'il valait mieux être franc pour la réussite de son plan.

-D’ailleurs… mon conseiller pense comme toi, tu sais. Il dirait surement que je ressens quelque chose, mais que je ne m’en rends pas compte. C’était le but de cette petite expérience en fait, que tu me dises ce que je ressens, parce que je n’en ai plus aucune idée. Mais peut-être qu’à toi il te vient quelque chose ?

A nouveau il marqua une pause, sentant encore une fois cette envie presque irrésistible de faire les cents pas l’envahir. Mais elle n’y survivrait pas.

-Je n’ai jamais nié être seul en tout cas. Être seul c’est ce que je veux. Sans les crises, il ne me viendrait pas à l’esprit de parler de souffrance, ni même de sentiments. Parler de souffrance fais souffrir rien de plus peu importe avec qui on le fait non ? Je ne vois pas en quoi cela peut-être utile. Je me demande bien pourquoi Gajil a fait ce choix même si je sens qu’il avait sans doute une excellente raison.


A nouveau il lâcha un soupir.

-Peut-être que vous auriez pu détruire Acnologia ce jour là. Cela ne fait aucun doute dans mon esprit. C’est cela qui m’étonne le plus. Tu tires ta force de choses que je considère comme des faiblesses c’est indéniable. Mais encore une fois, plus tu m’en parles et moins je comprends pourquoi et comment. Je vais donc encore te demander d’être plus claire… mais en fait je ne suis pas certain que cela soit possible.  C’est un peu comme si tu ne pouvais pas m’expliquer cela avec des mots…non ?

Plus le temps passait et plus il avait hâte que cette conversation se termine. D’ailleurs il n’allait pas tarder à y mettre fin. L’expert en magie qui avait construit ce lien lui avait fait comprendre qu’il n’était pas prudent de converser avec elle trop longtemps. Il se sentait… comme épuisé mais en même temps il était curieux.
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Lun 7 Oct - 22:00

La jeune mage était à bout de force, haletante elle se cramponnait au bord du lit afin de ne pas s’effondrer. Sa jambe la faisait énormément souffrir et la chaleur brûlante qui irradiait ses membres devenait de plus en plus présente. Levy voulait se rallonger, mais elle ne pouvait pas car il l'aurait prise pour un être faible. Prenant une grande respiration la jeune fille se redressa, prenant appui sur sa jambe valide.

Après un moment de réflexion, Zeref prit la parole :

- « Que quoi qu’il arrive ils seront là. » Ces mots ne veulent rien dire pour moi, jeune fille. « Quoi qu’il arrive ils seront là. » c’est une fausse croyance et malgré ce que tu as vécu, tu ne le sait toujours pas. Je suis bien placé pour savoir que tout finit par disparaître, les gens… les choses… le monde… Même les souvenirs s’en vont. J’ai perdu mes parents il y a fort longtemps… enfin j’imagine. Parce que je n’ai aucun souvenir d’eux, ni visages, ni sons… Là en t’en parlant je ne ressens absolument rien, ce qui veut dire que même les liens auxquels tu crois si fort se défont avec le temps.

Après une courte pause il reprit presque sur le ton de la confidence :

- D’ailleurs… mon conseiller pense comme toi, tu sais. Il dirait sûrement que je ressens quelque chose, mais que je ne m’en rends pas compte. C’était le but de cette petite expérience en fait, que tu me dises ce que je ressens, parce que je n’en ai plus aucune idée. Mais peut-être qu’à toi il te vient quelque chose ?

Le seul sentiment de la part de Zeref qu'elle ressentit fut un vide, comme un manque. Puis, lorsqu'il évoqua ses parents une vive douleur lui pinça le cœur et les larmes lui montèrent. Pourtant, lui, restait stoïque toujours adossé au mur. Dans sa tête il devait faire un blocage sur la souffrance que provoquait la perte de ses parents. Cela avait dût être une épreuve terrible pour lui, certainement était-il encore enfant quand ça s'était produit.

La jeune fille serrait son bras valide sur son ventre et tentait de ne rien montrer de ses difficultés à tenir debout. Il  faudrait qu'elle s’assoit bientôt : ses jambes ne la porteraient plus très longtemps.

- Je n’ai jamais nié être seul en tout cas. Être seul c’est ce que je veux. Sans les crises, il ne me viendrait pas à l’esprit de parler de souffrance, ni même de sentiments. Parler de souffrance fais souffrir rien de plus peu importe avec qui ont le fait non ? Je ne vois pas en quoi cela peut-être utile. Je me demande bien pourquoi Gajil a fait ce choix même si je sens qu’il avait sans doute une excellente raison.

Levy comprenait en quelque sorte qu'il veuille être seul. Après tout, il n'avait jamais eu personne sur qui compter au long de sa vie... Comment pourrait-il avoir besoin de quelqu'un s'il ne savait même pas le sentiment que ça procurait ?

« Parler de souffrance fait souffrir » avait-il dit... Pour la jeune fille cela dépendait de la personne avec qui on abordait le sujet. Avec un ennemi il était clair qu'il valait mieux éviter, mais avec un ami... Les choses étaient différentes au yeux de Levy. Pour elle confier à un ami ce qui pouvait la faire souffrir ou ses faiblesses ça revenait en premier lieux à prouver sa confiance mais aussi, simplement à partager avec un être auquel on tient, lui ouvrir son cœur.

Une excellente raison pour Gajil de faire ce choix? Certainement en avait-il une en entrant à Fairy Tail mais la demoiselle restait persuadée que ses motivations avaient changées depuis le temps ; même s'il ne l’avouerait jamais, il se plaisait à la guilde, elle en était certaine.

Zeref lâcha un long soupir et fixa un instant le vide puis l'observa à nouveau en poursuivant :

- Peut-être que vous auriez pu détruire Acnologia ce jour là. Cela ne fait aucun doute dans mon esprit. C’est cela qui m’étonne le plus. Tu tires ta force de choses que je considère comme des faiblesses c’est indéniable. Mais encore une fois, plus tu m’en parles et moins je comprends pourquoi et comment. Je vais donc encore te demander d’être plus claire… mais en fait je ne suis pas certain que cela soit possible. C’est un peu comme si tu ne pouvais pas m’expliquer cela avec des mots…non ?

Comment voulait-il qu'elle soit plus claire ? Levy songea un instant que jamais il ne pourrait comprendre tant qu'il n'aurait pas ressentit se sentiment lui même. Et encore, ce n'était pas dit qu'il l'accepte.

La jambe sur laquelle elle était en appui se mit à trembler légèrement l'obligeant à reculer un peu afin de pouvoir s'asseoir au pied du lit. Une fois assise elle poussa un long soupir et  retint un gémissement de douleur. La même douleur sourde qu'elle avait ressentit un bref instant avant le début de la crise de Zeref plus tôt dans la journée était présente en elle depuis son réveil et s’intensifiait au cours de la discussion. Serait-ce le signe d'un nouvel épisode ? Levy espérait que non car elle ne pourrait pas le supporter.

- Je comprend bien que pour vous il est très dur de saisir la nature exacte des choses que je vous dit. Vous comprenez le sens des mots, ce que veut dire ma phrase mais pas l'essence même. C'est... Vous avez raison, il est dur d'expliquer ça par des mots... On attend de vous certaines choses, une attitude particulière. A partir de là vous agissez. Pour moi c'est la même chose seulement, on attend rien de moi, on me procure les choses. Enfin... Mes amis me communique leurs forces à travers les souvenirs, les paroles, les promesses, ce genre de chose, mais aussi la possibilité pour moi de leur donner autant... Je doute être bien claire pour vous, mais c'est le mieux que je puisse faire malheureusement, j'en suis navrée.

Levy baissa les yeux sur ses mains qu'elle tordait depuis qu'elle avait prit la parole. Puis la jeune mage leva son regard l'espace d'un instant pour le regarder et constata qu'il méditait sur ses paroles. Elle ferma les yeux en soupirant, n'aillant qu'une envie : se rallonger et stopper cette douleur qui irradiait chaque parcelle de son corps.

Elle ne pût s'empêcher de penser à ses compagnons qui ne se doutaient de rien et une larme coula lentement le long de sa joue.

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Lun 7 Oct - 22:09

Zeref était de plus en plus perplexe. Il la voyait lutter contre la douleur et il ne comprenait pas pourquoi elle y mettait tant de volonté. Quand il avait évoqué la disparition de ses parents, il l’avait vu se battre contre les larmes. Sans doute la douleur encore. Il était grand temps de mettre fin à cette conversation. La voir dans cet état lui faisait peur soudain. Il craignait tout à coup que tout ce qu’il ne ressentait pas ne lui saute au visage. C’était ce qu’il ressentait qu’il avait en face des yeux. Ce visage blanc, ce corps tremblant, ces larmes refoulés, était-ce à cela que ressemblaient ses vraies émotions ?

Il se disait que non. Il préférait penser qu’elle était juste faible, lorsqu’elle était isolée, loin des siens, ses soutiens si précieux dont il ne comprenait pas les bienfaits… mais au fond il ne savait plus. Il ne savait plus quoi penser. Sans doute qu’une petite conversation avec son conseiller serait la bienvenue.

Sans compter que cette douleur qu’elle ressentait et qu’il s’épargnait pouvait aussi être le signe d’une crise à venir. Il n’était pas plus enthousiaste qu’elle à cette idée, même s’il en avait pris l’habitude.

Finalement elle finit par s’asseoir au pied du lit avec un gémissement de douleur et il se sentit étrangement soulagé. La voir tomber aurait été compliqué. Après tout, c’était son image qu’elle lui renvoyait peut-être.

- Je comprends bien que pour vous il est très dur de saisir la nature exacte des choses que je vous dit. Vous comprenez le sens des mots, ce que veut dire ma phrase mais pas l'essence même. C'est... Vous avez raison, il est dur d'expliquer ça par des mots... On attend de vous certaines choses, une attitude particulière. A partir de là vous agissez. Pour moi c'est la même chose seulement, on attend rien de moi, on me procure les choses. Enfin... Mes amis me communique leurs forces à travers les souvenirs, les paroles, les promesses, ce genre de chose, mais aussi la possibilité pour moi de leur donner autant... Je doute être bien claire pour vous, mais c'est le mieux que je puisse faire malheureusement, j'en suis navrée.

Elle soutint son regard un moment et il fit de même. Décidément tout cela était de plus en plus obscure et il commençait à éprouver une étrange frustration. Il y avait très longtemps qu’il n’avait pas été frustré par quelque chose. Il fit un effort pour se calmer. Un instant il se demanda pourquoi il tenait à comprendre… Pour comprendre ce qui rendait Fairy Tail si forte assurément. Rien d’autre n’était envisageable n’est-ce pas ?

Elle finit par fermer les yeux et deux larmes s’échappèrent de ses paupières clauses. Cela acheva de faire gronder la colère en lui.

-Pour une fois, commença-t-il d’une voix gelée, je n’ai rien fait qui puisse provoquer ça ! Pourquoi est-ce que tu pleures comme une gamine ? Elles sont à toi ces larmes n’est ce pas ? Elles sont à toi et pas à moi.

Il revit les larmes battre en retraite quand il parlait de ses parents, très nettement. S’il mettait autant de soin à nier leur existence à l’intérieur de lui, il fallait bien l’admettre, c’était que le doute était permis. Il était vraiment temps que cette conversation se termine. La douleur commençait à se faire sentir pour lui aussi.
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Dim 13 Oct - 1:00

Lorsque Levy s'était assise sur le lit, elle avait ressenti un certain soulagement. Non pas que la douleur c'était atténuée, mais plutôt comme si le fait de ne plus craindre la chute lui apporté un certain réconfort. Pourtant au fond d'elle, la mage des mots se haïssait de ne pas pouvoir tenir face à Zeref, elle lui parlait de force, mais était incapable de se tenir debout. En y réfléchissant un peu, peut-être était-ce un sentiment provenant du mage noir. Mais dans se ce cas, pourquoi ressentirait-il ça en la voyant s'asseoir ? 
 
La jeune fille sentit une larme rouler sur sa joue, puis une seconde. Mais Levy ne rouvrit les yeux que lorsque la voix glacée de Zeref l'atteignit : 
 
- Pour une fois, je n’ai rien fait qui puisse provoquer ça ! Pourquoi est-ce que tu pleures comme une gamine ? Elles sont à toi ces larmes n’est ce pas ? Elles sont à toi et pas à moi. 
 
Sa voix contenait de la frustration. Dieu seul savait pour quel raison à se moment précis il se sentait frustré : Il avait les réponses qu'il désirait tant, une prisonnière de Fairy Tail faible et désespérée à qui il pouvait en plus infliger de la souffrance pour se venger d'elle et de ses vérités. Levy soupira discrètement et l'observa. Il n'avait pas bougé mais il y avait dans sa posture quelque chose de plus … agressif. Comme s'il lui en voulait et cherchait le moindre prétexte pour lui sauter dessus ou ordonner qu'on l’exécute. Pourtant, la demoiselle ne lui avait pas menti en répondant à ses questions et fait ce qu'il exigeait d'elle. 
 
Levy balaya ses larmes d'un revers de la main. Pourquoi s'était-elle mit à pleurer exactement ? Était ce ses sentiments ou ceux de Zeref qui la rendait à se point triste ? Pleurerait-elle simplement à la pensée de ses amis ou les souvenirs inexistant des parents de l'homme face à elle y contribuait ? La jeune mage soupira, incapable de répondre avec exactitude à ses interrogations muettes. 
 
- Que voulez vous que je vous réponde ? Oui elles sont à moi, votre souffrance contenu n'y est pour rien, la douleur qui perce dans votre cœur n'est nullement responsable de ma peine ? Malheureusement je ne peux pas vous dire cela car vous comme moi savons que c'est faux. La pensée qui m'a traversée l'esprit à se moment était un souvenir de mes compagnons. Certes cela me fais beaucoup de peine mais pas au point de pleurer... soupira-t-elle en regardant ses mains. Elle poursuivit presque dans un murmure : Je crains que vos sentiments mélangés au miens soient responsables...  Ce n'est pas parce que vous refusez d'accepter ses sensations qu'elles sont inexistantes... Alors, qui c'est le gamin maintenant ?
 
Levy savait que ses paroles pouvaient le blesser et qu'elle en subirait les effets sur son propre corps mais il fallait que les choses soit dites. Qu'il ne faut pas prononcer en sa présence. Il souffrait. Il fallait maintenant qu'il l'accepte et sorte de son déni.

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Dim 13 Oct - 15:36

-Que voulez vous que je vous réponde ? Oui elles sont à moi, votre souffrance contenue n'y est pour rien, la douleur qui perce dans votre cœur n'est nullement responsable de ma peine ? Malheureusement je ne peux pas vous dire cela car vous comme moi savaient que c'est faux. La pensée qui m'a traversée l'esprit à se moment était un souvenir de mes compagnons. Certes cela me fais beaucoup de peine mais pas au point de pleurer... Je crains que vos sentiments mélangés au miens soient responsables...  Ce n'est pas parce que vous refusez d'accepter ses sensations qu'elles sont inexistantes... Alors, qui c'est le gamin maintenant ?

« Alors c’est qui le gamin maintenant ? »

Les carrés noirs et blancs du jeu d’échec défilèrent soudain devant ses yeux. Le son des pièces et l’obscurité. C’était vrai… il jouait aux échecs enfant. Il n’avait fait que cela. Il ne s’en souvenait pas. Jusqu’à maintenant où sa vision se découpait soudain en petites cases bien délimitées, comme un piège.

Et ce souvenir l’empli brusquement de terreur sans qu’il puisse comprendre pourquoi. Son esprit était glacé, complètement incapable de penser, comme prit dans une blancheur terrible, inexorable. On atteignait ici la limite des mots et des images, on ne pouvait rien en dire si ce n’était que c’était là, occupant tout l’espace, coupant son souffle.

Il fallait sortir d’ici. Vite.

Il sauta de la commode sur le sol, oubliant sa jambe cassée. La douleur hurla quelque part dans son corps et il tomba de tout son long sur le sol. Mais ça n’était rien qu’il pouvait comprendre ou percevoir, toujours pris dans la blancheur.

Il quitta la pièce sans rien ajouter, les couloirs défilèrent sous ses pieds qui ne touchaient pas terre, les conseillers et les serviteurs plongèrent sur le sol à son passage. Il émergea dehors par une fenêtre laissée ouverte et monta en pointe.

Il voulait aller haut, là où l’air n’est plus respirable.

Les nuages étaient glacés sur sa peau, l’air hurlait dans ses oreilles. Il pleuvait et le tonner grondait, dehors c’était le chaos. Mais ce n’était rien en comparaison. Il n’entendait ni ne voyait la tempête autour de lui parce que celle qui occupait l’intérieur de lui était bien pire. Les crises étaient supportables en comparaison. Et son conseiller avait eu raison de bout en bout, c’était à éviter cela que toute cette douleur lui servait.

Peut-être qu’il fallait juste faire comme d’habitude, laisser la souffrance venir à lui. Faire ce qu’il venait d’expliquer à Levy.  C’était ce qu’il aurait du faire il y avait longtemps : soutenir ces terribles paradoxes. Accepter de comprendre enfin ce qui lui échappait dans ce monde ce qui avait fait que Fairy Tail lui avait tenu tête. Comprendre qu’il existait en ce monde quelque chose de merveilleux tout en sachant qu’il lui serrait impossible pour lui de s’en approcher. Y compris ces conseillers, y compris Nima, tout le monde sauf lui pouvait s’en saisir. Accepter qu’il serait toujours tenu à l’écart du monde en même temps qu’il fallait admettre combien cela était terrible et qu’il était bien forcé d’y rester parce que même mort il serait ramené. Accepter que la solitude était une torture permanente tout en soutenant la perspective qu’elle ne prendrait jamais fin. Accepter que sa peau brûlait de l’absence de contact tout en sachant qu’il n’y goûterait jamais.

Il aurait cru que tout cela ramènerait le calme enfin mais contrairement à la douleur physique, la douleur morale était sans fond et sans fin. Si le corps avait la limite de l’évanouissement l’esprit n’était soumis à aucune loi d’auto-conservation. Et cela n’allait pas s’atténuer avec le temps. Peut-être que l’absence d’espoir ne pouvait pas tout calmer finalement, peut-être qu’il faudrait vivre avec cette brûlure permanente en lui s’il voulait s’épargner les crises et devenir plus fort encore.

Mais pour l’instant, il ne voyait pas comment il allait reprendre ses esprits, être à nouveau capable de faire quoique ce soit. Il n’avait même pas pleurer, parce que c’était tellement au delà des larmes. Il ne voyait pas comment il allait faire pour ne pas faire disparaître la première personne qui se trouverait sur son passage. Il ne voyait pas comment rester en vie.

Il fallait juste laisser venir la souffrance, ne pas s’attendre à aller mieux, ne pas s’attendre à ce qu’elle s’arrête.

L’air manquait, la brume dans son esprit lui faisait du bien. Mais il fallait redescendre sans quoi se serait la chute. Et Levy n’y survirais pas. Présentement il voulait la torturer lui-même pour ce qu’elle venait de lui faire subir. Elle avait su avant lui comment il se sentait, elle avait prévu  ce qui se passerait, elle l’avait fait. Elle allait payer le prix fort.

Combien de temps depuis qu’il avait quitté le château ?

Il faisait nuit noire. Et il était toujours là. C’était horrible mais il survivait, à sa propre surprise.

-Maître ! cria Nima qui se ruait sous la pluie.

-Je vais bien, répondit-il mais ses paroles sonnaient faux et sa voix était faible. Peu importait.

Le sol semblait  soudain l’attirer comme un aimant. Le vol l’avait épuisé. Pour la première fois depuis longtemps, son inexorable magie semblait trouver une limite.

-Maître ! fit une autre voix par dessus le brouhaha de la pluie qui éclatait contre la roche de la cours. C’était l’expert en magie spirituelle. Il y eut des effets secondaires ?

-Non, tout marche comme prévu. Laissez moi seul maintenant.

-Sauf votre respect…

-Nima va rester avec moi si ça peut vous tranquilliser.

La servante lui lança un regard plein de surprise et il se contenta de soupirer. C’était à cela qu’allait ressembler sa vie maintenant. Chaque instant qui la composerait serait insupportable.

L’expert disparut en courant pour échappe à la pluie battante.

-Viens… dit-il à l’adresse de Nima.

-Maître vous êtes sûr que…

-Tais toi.

Elle fit silence et ils s’engouffrèrent dans le château. Il monta jusqu’à ses appartements. Nima marqua une pause devant la porte, elle n’était pas habituée à être autorisée à y entrer.

La chambre était immense, le lit seul au milieu.  Il y avait rien d’autre. Mais une porte donnait sur une autre pièce. Il avait l’habitude de garder ses affaires loin de lui dans la salle de bain, au cas où, mais ce soir cela lui semblait être une triste métaphore. Il soupira à nouveau.

-Vas me chercher un repas chaud, exigea-t-il. Nima disparut sans rien dire. Il en profita pour se laver dans la pièce voisine et passer des vêtements secs. Quand elle revint il mangea dans le plus absolu des silences assit sur son lit.

-Maintenant laisses-moi.
dit-il en lui rendant l’assiette.

-Mais l'expert à dit que…

-Laisse moi j'ai dis!

Nima ne se le fit pas dire encore une fois. Elle sortir de la pièce au pas de course, alors que tout le monde se retournait sur son passage, le regard interrogateur. Elle attendit un peu, ayant peu de laisser son maître seul malgré tout. Lorsqu’elle revient la lumière était éteinte et le maître dormait. Voir Zeref dormir était une expérience très étrange. Elle réalisait soudain à quel point ses traits étaient juvéniles. Au fond, elle devait être plus âgée que lui. Sa conversation avec Levy, la voir se tordre de douleur sur le pont du bateau, cet air de tristesse inouïe qu’il avait affiché ce soir là… Tout cela faisait que Nima ne parvenait plus à ressentir de la haine. Toute sa colère avait été remplacée par une profonde pitié.
Il était paisible apparement. Elle décida d'aller s'occuper de Levy puis de revenir après. Elle ne savait pas pourquoi, le lien au fond d'elle lui disait qu'il était en danger.

Le sommeil n’était pas une échappatoire possible. Dans les limbes il n’y avait que des cauchemars pour l’attendre.

-Tu ne vois pas ce qui se passe ! Il est pas comme les autres ! Il faut tuer cet enfant ! Il faut le tuer !

-Ne t’approche pas de lui !

-Tu es aveugle !

-Je suis une mère !

-Tu es un monstre comme lui, je me tire d’ici avant que ça dégénère ! Adieu et bon courage avec ton espèce de… Rah !

La porte claque et la maison est sombre. Le roi est tombé, pris par la reine.

-C’est ton enfant aussi…

Zeref regarde sa mère mais juste avant qu’elle ne tourne le regard vers lui il se concentre et remet en place les pièces tombées lors de la précédente partie.

Puis à lieu encore une fois cette scène horrible, où il sert ses mains dans les siennes. Mais cette fois une odeur de mort plane dans l’air, d’énormes insectes tournent autour de l’enfant et du corps sans vie.

-Gamin… Elle est morte ta maman.

Morte…

Morts aussi les enfants de l’école, les gens de la garde d’état, les habitants de la ville voisine.

Zeref se réveilla déjà redressé dans son lit, les yeux ouverts sur le noir.

-Maître… fit la voix ensommeillée de Nima

Le monde lui semblait dégoûtant et il avait la nausée. Dehors il fait jour.

-J’ai dormi longtemps ? demanda-t-il.

-Une nuit entière. souffla Nima incrédule.

Pourquoi alors est-ce qu’il se sentais si fatigué? Un instant il fut tenté de replonger sous les draps mais l’idée de faire payer à Levy ce qu’elle lui a fait le poussa à en sortir.

-Laisse moi, maintenant, ordonna-t-il.

Elle sortit sans rien dire.

Dans les couloirs les conseillers l’abordèrent tous en même temps

-Maître comment les choses évoluent-elles ?

-Vous avez eu des… ?

-Plus tard ! dit-il et tous retombèrent dans le silence.

Mais étrangement une fois devant la porte de la pièce où était gardée prisonnière la jeune mage il perdit toute envie de se venger, en voyant le garde qui surveillait l’entrée les bras croisés. Après tout, il avait fait ce qu’il lui avait demandé, il l’avait placée dans cette situation. Il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même pour avoir ignorer ses vérités si longtemps. Finalement, c’était lui qui avait le monopole de la souffrance en ce bas monde, lui qui la distribuait et qui la subissait le plus.

Il entra et comme la veille, il alla s’asseoir sur la commode.

-Tu as passé une bonne nuit ? demanda-t-il parce qu’il ne savait pas quoi dire d’autre. Malgré tout, il espérait que non. Il n’avait que peu de souvenirs de la sienne.
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Dim 20 Oct - 15:00

La jeune fille avait aperçu un signe de panique sur les traits de Zeref puis il s'était repris mais très vite il manqua de souffle. Un sentiment de terreur emplit la demoiselle et elle sut immédiatement que c'était ce que le mage noir ressentait. Une douleur emplit sa tête, elle crut que sa boite crânienne allait exploser. Elle mit ses mains sur ses oreilles espérant calmer la sorte de martèlement qui résonnait en elle.

Lorsqu'elle releva les yeux, Zeref sauta de son perchoir et aussitôt sa jambe la fit souffrir à un point qu'elle poussa un cri. En retour à ce  hurlement le mage noir tomba sur le sol poussiéreux. Le sang de la jeune fille ne fit qu'un tour paralysé par la peur. Zeref contrôlait tellement peu ses mouvements qu'il s'était vautré sous son regard. Certainement lui ferait-il payer plus tard.

Il se releva, survolant le sol cette fois et quitta la pièce. La douleur, elle n'était pas partie, elle irradiait chaque parcelle de son corps, la brûlant de l'intérieur. Elle se pencha en avant, la tête toujours dans les mains, haletante. Levy regarda son poignée droit, maudissant la marque qui s'y trouvait, mais aussi le mage qui lui avait infligé se sort.

Soudain elle eut de plus en plus froid. Serrant ses bras autour de sa poitrine elle tremblait. Bientôt, elle se mettrait à claquer des dents. Levy jeta un coup d’œil par la fenêtre, malgré tout inquiète pour Zeref. Et s'il faisait une action irréfléchie? Ce qui inquiétait la jeune fille n'était pas le fait qu'elle subirait les mêmes choses, mais que tout ça aurait été dût à ses paroles...

Des bruits de pas résonnèrent derrière elle puis soudain Nima apparu dans son champs de vision. Aussitôt la servante se saisi de la couverture posée sur le lit et couvrit les épaules de la jeune fille grelottante. Si encore il n'y avait que ce froid en elle, mais non il y avait aussi la douleur. Une douleur différente de celle que Levy avait ressenti lors de la crise de Zeref mais elle faisait souffrir la demoiselle tout autant.

Le souffle commença à lui manquer, la tête lui tournait. Respirant avec peine, un poids lui comprimait la poitrine. Levy crut tout d'abord qu'elle allait s'évanouir mais soudainement la pression commença à redescendre. Nima s'était assise à coté d'elle, lui frottant le dos pour essayer de la réchauffer. La servante du retenir la jeune fille pour qu'elle ne tombe car elle s’affala contre elle. En une seconde le peu de force qu'elle avait récupérée s'était envolée en fumée.

Épuisée, elle se laissa faire quand Nima la recoucha et la borda. Levy avait du mal à garder les yeux ouverts et crut entendre Nima prononcer quelques mots mais ils étaient incompréhensibles à ses oreilles. La jeune fille sombra dans les ténèbres peu de temps après qu'elle eut entendu la porte se fermer.

Elle se réveilla en sursaut quand Nima lui secoua un peu le bras.

- Désolée de te réveiller, mais tu était en train de gémir et tu tremblais. Je … Je pense qu'un bain bien chaud pourrait venir à bout de ce froid en toi, enfin je l'espère. Je t'ai déjà fait couler l'eau, tu arriveras à te lever.

- Si tu m'aides, oui. Merci.

Nima retira les couettes aida la jeune fille à aller dans la salle de bain. A bout de souffle Levy du s'asseoir sur le rebord de la baignoire. Soudain elle vit la servante défaire le laçage de ses chaussures. Elle sursauta pour la seconde fois en moins de dix minutes.

- Mais... Qu'est ce que tu fais ?

- Tu es incapable de tenir debout toute seule et te déplacer jusqu'ici t'a déjà mit à bout de force. Je vais t'aider, puis je te laisserais le temps de te laver, je changerais les draps pendant ce temps. Si tu as besoin tu n'auras qu'à m'appeler.

Levy ne rajouta rien, la laissant faire. En peu de temps Nima était devenue une amie, un peu comme, selon elle, sa mère serait si elle était encore de se monde. Une fois dans l'eau son corps de détendit légèrement.

La servante s'approcha de la porte mais quand elle se saisit de la poignée Levy l'interrompu :

- Nima ? Dis moi, tu as vu Zeref ?

Elle resta le visage tournée vers la porte entre-ouverte, hésitante.

- Oui, je l'ai vu.

- Est ce qu'il va bien ? Je veux dire, je sais que ça ne va pas, mais tu penses que ça va s'arranger ? Je m'inquiète un peu...

- Je ne sais pas Levy, vraiment...

- D'accord... Occupes toi bien de lui, s'il te plaît.

Nima sortit la laissant seule. Levy soupira puis prit une grande respiration et plongea sa tête sous l'eau. La douleur de Zeref était toujours présente mais comme endormie. Peut être l'était-il aussi ?

Elle ressortit la tête de l'eau, haletante. La jeune fille prit un moment pour se prélasser puis se lava. Nima lui avait laissé des affaires de toilette ainsi qu'une serviette. Une fois propre, un peu de force lui était revenu, elle essaya donc de sortir de l’eau seule.  Levy du se rattraper à l'évier pour en pas glisser mais réussi à enrouler une serviette autour de sa tête et une autour d'elle. Titubant jusqu'à la porte elle parvint à ne pas tomber. Au moment de l'ouvrir elle se retrouva nez à nez avec la servante qui tenait des vêtement propres. Elle aida la demoiselle à s'habiller et la recoucha dans des draps blancs immaculés.

A peine couchée, Levy s'endormit. Malheureusement ce fut une nuit mouvementée.

Entourée de ténèbres elle entendit des voix :

-Tu ne vois pas ce qui se passe ! Il est pas comme les autres ! Il faut tuer cet enfant ! Il faut le tuer !

-Ne t’approche pas de lui !

-Tu es aveugle !

-Je suis une mère !

-Tu es un monstre comme lui, je me tire d’ici avant que ça dégénère ! Adieu et bon courage avec ton espèce de… Rah !

Une porte claqua.

-C’est ton enfant aussi…

Levy se retourna et une scène apparu devant elle, un souvenir. Seulement, elle n'avait jamais vécu ça. Serait-elle dans un souvenir à Zeref ? Impossible, le lien ne faisait pas ça. Mais peut être dormaient-ils tout les deux et que ce souvenir était tellement fort qu'il est put être transféré à la jeune fille.

Levy se concentra et remarqua un enfant jouant aux échecs dans un coin de la pièce. Était-ce Zeref ? Et cette femme qui lui jetait regard tendre mais emplit de tristesse était-ce sa mère ? Elle s'approcha soudain de lui d'un pas hésitant, s’arrêtant à quelques pas de l'enfant.

- Zeref… Est-ce que tu souffres Zeref ? Tu sais que ta maman t’aime n’est-ce pas ? Tu comprends ce que ça veut dire ? Zeref… parle mon chéri parle-moi. Maman ne vas pouvoir rester là à te regarder jouer aux échecs tu sais ? Pourquoi tu ne parles pas à ta maman ? Ta maman qui t’aime. Pourquoi tu ne me regardes pas ? Est-ce que toi tu ne m’aimes pas ?

Elle fit un pas de plus en avant et Levy se rendit compte qu'elle aussi c'était avancée. Elle recula et regarda la scène qui se déroulait devant elle, la boule au ventre.

- Je sais que tu m’en veux de rester loin de toi. Mais que ferais-tu si tu n’avais plus de maman ? Tu sais que tu n’auras plus de maman, si je viens trop près tu l’as compris tu le sais non ?

L'enfant ne réagit pas, le regard braqué sur son échiquier. La femme tomba à genoux en murmura quelques mots avant de prendre l'enfant dans ses bras :

- Zeref...

Zeref ? C'était donc bien lui. Ce qui veut dire que cette femme était sûrement sa mère. Alors que Levy s'attendait à ce qu'il la repousse il ne fit aucun geste mais soudain le corps de la femme se ramollit et glissa sur le côté. Elle ne respirait plus.

Les larmes  montèrent aux yeux de Levy et elle comprit. Il avait fait fuir son père et tué sa mère alors qu'elle voulait simplement lui montrer son amour. C'était une situation horrible, d'autant plus quand elle vit le Zeref enfant se berçait d'avant en arrière serrant sa mère dans ses bras.

Tout devint alors noir, seulement une voix résonna dans le silence :

-Gamin… Elle est morte ta maman.

Levy fut soudain redressée dans son lit, le lit où elle s'était endormit la veille. Le soleil filtrait un peu par la fenêtre, la jeune fille était en sueur. Elle se rappelait chaque seconde de son rêve. Zeref, sa mère, la mort, les échecs... Tout...

Elle se rallongea un instant qui lui paru court mais d'un coup la porte s'ouvrit et Zeref entra. Comme la veille il alla s'asseoir sur la commode. Ses traits juvéniles sautèrent alors au yeux de Levy.

-Tu as passé une bonne nuit ?

Les larmes montèrent au yeux de la jeune fille une fois de plus mais cette fois elles coulèrent aussi. Ce rêve… Ce souvenir.

- Je suis désolée, Zeref. Je... Je sais ce qui est arrivé à vos parents... J'ai vu le départ de votre père et …. Et la morte de votre mère... Je... Je suis sincèrement désolée....

Les larmes coulèrent de plus belle.

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Dim 20 Oct - 20:57

Evidement elle pleurait. Evidement. Mais sa souffrance à lui était au delà des larmes. Il devait bien admettre que sur le terrain de la douleur moral qui lui rongeait l’âme depuis la vieille et qui la lui rongerait sans doute encore très longtemps, la jeune mage avait indiscutablement l’avantage. Pleurer, il aurait voulu pouvoir pleurer, il sentait que cela lui aurait fait du bien. Mais il ne savait pas comment faire, où chercher de quoi faire remonter toute cette noirceur du fond de lui. A mesure que le temps s’écoulait depuis son réveil, il semblait s’étirer de façon interminable. Il était juste de dire qu’il aurait souhaité mourir. Mourir pour de bon, avec la certitude que jamais personne ne le ramènerait. Il comprenait maintenant que c’était pour se protéger de lui-même qu’il avait voulu accéder à l’immortalité. Il était trop tard pour faire marche arrière à présent.

Mais le pire restait à venir.

-Je suis désolée, Zeref. Je... Je sais ce qui est arrivé à vos parents... J'ai vu le départ de votre père et …. Et la mort de votre mère... Je... Je suis sincèrement désolée....


Son esprit fut blanc l’espace d’une minute alors qu’ouvrant son âme en deux le souvenir remontait depuis les ténèbres traînant dans ce triste cortège tout ce qu’il y avait de douleur en lui. Il eut comme un vertige. Tout était parti de là, ou de bien avant, mais tout était là. Toute la peine, entière, condensée.

Un instant la sensation fut presque agréable. Ses bras autour de son corps, ses bras autour de son corps frappèrent sa mémoire avec la violence d’un volcan, la douceur trompeuse de la tempête naissante. Sa peau contre la sienne. Pourquoi ne l’avait-il pas regardée ? Pourquoi n’avait-il rien dit ? Pourquoi ne lui avait-il pas hurlé de rester loin ? Encore maintenant il ne se souvenait plus de son visage, il se rappelait vaguement sa voix, qu’elle lui parlait inlassablement alors qu’il restait silencieux, les yeux rivés sur l’échiquier où les pièces étaient tombées. On n’avait pas idée de serrer un monstre dans ses bras. On n’avait pas idée de vouloir embrasser le néant, le vide. C’était le meilleur moyen pour disparaître. Maintenant tout ce qui restait d’elle c’était cette sensation, cette espèce de caresse, une des rares choses à être rester sur sa peau sans glisser sur elle, une des rares choses à l’avoir atteint, touché réellement.

Et puis cette odeur aussi. Cette odeur de putréfaction, cette sécheresse dans sa gorge, cette douleur dans son corps. C’était tout.

Son père avait eu tellement raison. Sa mère l’aimait et elle était morte pour cela. Et toute personne qui suivrait ce chemin vers lui terminerait sa course de la même façon. Il était comme l’exception qui confirme la règle de l’amour réciproque. Le seul affublé de cette tare d’être si destructeur… Le seul… Tout seul…

Il n’y avait pas à être désolée et c’était un affront supplémentaire que la petite mage lui faisait. D’ailleurs on ne pouvait pas en dire quoique ce soit. Il ne pouvait même pas y penser alors que c’était là, sous ses yeux. Il ne pouvait pas en dire un mot, ni même crier. Ni même s’effondrer car il y avait longtemps qu’il ne savait plus faire.

Mais il y avait devant lui un autre. Faible, pleurant les larmes qu’il ne pouvait plus voir. Il fallait détruire cette chose. Comme si cela pouvait tout faire disparaître. La magie demandait que son esprit puisse vivre, mais il était comme glacé.

Sa main tomba sur une assiette que Nima avait laissée traîner là et il la lui lança de toutes ses forces en plein visage.

-Assez ! Tu ne vois pas que c’est insupportable ?

Zeref se força à prendre deux grandes inspirations. Tuer Levy maintenant était stupide, tuer Levy maintenant était stupide...

-Je vais mettre fin à tout ceci… souffla-t-il encore.

Il s’envola le corps tremblant et franchit la porte en la claquant derrière lui et s’elança dans les couloirs. Il ne voulait pas voir les murs du château, pas voir le regard des conseillers, des serviteurs, il ne voulait pas vivre.

-Gamin… elle est morte ta maman.

-Maître?

Nima. A croire que le mage qui l’avait conçue l’avait équipée d’une sorte de radar capable de localiser en n’importe quelles circonstances.

-Fais venir les conseillers et l’expert en magie spirituelle, il est temps que j’informe tout le monde des résultats.

-Maître… répéta Nima le visage catastrophé.

-Quoi ? hurla-t-il à sa figure, Quoi encore ?! C’était le but non ? C’était le but que je me sente mal ! Fais ce que je te dis au lieu de me regarder comme ça !


Elle détala et les quelques conseillers qui avaient observé la scène discrètement depuis l’angle du couloir détalèrent aussi.

Zeref se força à respirer avant de voler tranquillement jusqu’à la grande salle. Est-ce que vraiment chaque jour allait être aussi insupportable ? Sans doute oui. Mais cette fois, il pouvait réellement avoir la certitude qu’il ne pouvait rien lui arriver de pire. Il ne sentait pas mieux le moins du monde pourtant.

Une fois là bas il n’arrivait pas à rester assis, alors il se contenta d’aller et venir de la table en attendant que tout le monde arrive. Tous avaient ce même visage nerveux, cet air des jours de grand trouble qu’il ne supportait pas.

-Vous savez ce qui me ferait du bien là tout de suite ? commença-t-il lorsqu’ils furent tous assis, Un bon massacre. Vos têtes ne demandent que ça on dirait alors faites attention.

Tous reprirent maladroitement contenance. Sans grand succès. Zeref soupira, il voulait se  mettre à hurler mais il soupira.

-Maître, commença le premier conseiller, celui qui avait été à l’origine de l’idée. Zeref éprouvait pour lui une haine profonde à présent. Il le sentait alors il pesa ses mots.

-Vous avez franchi la première étape, maintenant il va falloir verbaliser autour de ce que vous ressentez, sans quoi… vous risquer de…

-Décompenser, acheva l’expert en magie spirituelle qui avait du prendre son courage à deux mains jusque là, vous être en train de décompenser, à ce rythme là je ne vous donne pas deux jours pour sombrer dans la folie.

Zeref eut un rire totalement incontrôlable, parce qu’il savait que l’homme à la capuche dorée avait parfaitement raison. Supporter cela était impossible. Il n’y avait pas à en débattre.

-Quoi ? Qu’entends-je ? Vous êtes réellement encore plus dénués de bon sens que ce que je pensais. Vous avez réellement cru que j’allais me confier à vous ? Vous raconter le pourquoi du comment je suis dans cet état ? Vous avez cru que je vous faisais confiance ? Mais c’est vous qui êtes fous ma parole.

-Maître, reprit l’expert, si vous ne…

-Encore une fois. Ne vous portez pas volontaire pour disparaître ou cela risque d’arriver. Contentez vous de détruire ce lien.

-Mais…

- Faites ce que je vous dis !

Zeref fit apparaître une sphère dans sa main, il était vraiment prêt à tuer le premier qui dirait quoique ce fut.

La magie était plus longue à faire qu’à défaire. Zeref songea qu’il vaudrait mieux que cette magie disparaisse de la surface de la terre. L’expert ne la maîtrisait pas vraiment, il suffisait qu’il détruise le grimoire où il puisait ces techniques temporaires. Il restait cette jeune mage amie de… Fairy Tail…

Oui décidément, un bon massacre, c’était ce qu’il lui fallait. Il ne se sentit pas soulagé quand l’expert eut finit. Il était tellement déçu… il avait espéré que défaire le lien ramènerait les choses à la normale, mais il n’en était rien. Les souvenirs étaient là, seraient là, jusqu’au bout… Si tant est qu’il y ait un bout un jour.

-Maître, je pense vraiment que…, dit encore l’expert. Mais il n’eut pas le temps de finir sa phrase, avant même qu’il ne puisse écarquiller les yeux il était mort mangé par la sphère. Il ne restait de son corps qu’une tâche de sang sur le sol. Mais Zeref ne se sentait pas mieux le moins du monde.

-D’autres candidats ?

Le silence se fit autour de la table.

-Comme je vous le disais. Tout cela a marché à la perfection. Voilà que je gère mes émotions de manière beaucoup plus… adéquate. Je vous disais également être en quête d’un bon massacre. Dites moi… Quelles lignes de front auraient besoin de mon soutien ?

Pas de réponse.

-Vous êtes morts vous aussi ou quoi ? Répondez ! Le front Est ! Où en est le front Est ?!

-Le… front… Est est en train…

-En train de… poursuivit vainement quelqu’un d’autre.

Et avant qu’ils n’aient pu venir à bout de cette phrase, deux d’entre eux avaient disparu, mangés par les sphères. Les autres ripostèrent maladroitement et le cercle absorba inexorablement leur magie tournée vers lui. Deux autres sphères explosèrent et transpercèrent les corps avec un bruit de succion horrible, il les rappela et sur le retour elles tuèrent les autres avant de revenir docilement dans ses mains.

Il ne restait que le silence et un bruit infâme de gargouillis. Il n’y avait plus personne que les corps tombés comme des pantins désarticulés. Il était comme surpris, il ne s’était rendu compte de rien. Le calme n’avait duré qu’un instant, un instant de paix seulement et déjà la litanie terrible reprenait dans son esprit, comme un acouphène, un interminable signal d’alarme assourdissant. C’était horrible. Horrible ce qu’il venait de faire. Il l’avait fait pour rien.

Il sortit de la salle en claquant la porte, comme épuisé soudain. Il alla s’allonger sur son lit, terrassé par la douleur, incapable de bouger tout à coup.

C’est alors que des bruits de pas retentirent. Allait-on le laisser seul enfin ? Allait-on le laisser mourir ?


Dernière édition par Zeref le Ven 17 Jan - 12:08, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Dim 27 Oct - 15:12

Les larmes coulaient sur le joue de la jeune fille, une souffrance lui déchirait le cœur. Elle était triste pour Zeref, triste d'avoir assisté à cette scène mais par dessus tout c'était la tristesse du mage noir qu'elle ressentait. Après qu'elle lui est pitoyablement présentée ses excuses, Levy avait senti comme un vide la remplir puis elle eut comme un vertige, lui donnant la nausée. Un sensation, bien que fugace, de bien-être la traversa pour ensuite laisser place à un sentiment de doute et de dégoût. Mais très vite elle comprit que cette sensation appartenait à Zeref et qu'à se moment il se détestait, il détestait ce qu'il était et ce qu'il avait fait.

La colère suivit alors que Levy vit la veine du cou du mage noir palpiter un peu plus fort de seconde en seconde et sans qu'elle ne se doute, elle le vit saisir une assiette laissée par Nima et la lui jeter à la tête. La jeune fille l'évita de justesse et elle vint se fracasser à la tête du lit.

-Assez ! Tu ne vois pas que c’est insupportable ?

Levy se sentait coupable, elle ne voulait pas qu'il souffre, ce n'était pas son but. Pourtant il était la face à elle, prenant deux grandes inspirations pour tenter de se calmer, en proie à un chagrin extrême.

-Je vais mettre fin à tout ceci…

Il s'envola vers la porte et sorti en la claquant, laissant la jeune fille seule. Les sanglots secouaient ses frêles épaules et elle se retourna dans le lit pour se mettre en boule, pleurant, mais pas pour elle. Levy pleurait pour Zeref, presque à sa place. Il n'avait jamais demandé se pouvoir, il était né ainsi. Et cela lui avait coûté sa famille, le poussant à devenir ce qu'il était aujourd'hui.

Un mélange de colère et de tristesse planait en elle. Levy se recroquevilla en position de fœtus, tremblante.

Un moment passa mais la peine resta, les sanglots continuaient de secouer son corps. Puis soudain, il n'y eut plus rien. Plus qu'elle et ses sentiments. Le manque de sa famille, ses amis, la peine pour Zeref, le sentiment d'avoir blessé une personne étaient toujours là mais elle sentait plus le mage noir. Avait-il coupé le lien ? Levy leva son poignet droit et remarqua que la marque rose avait disparu.

Aussitôt elle se sentit mieux, moins oppressée. Sa douleur à la jambe ainsi que la souffrance qui contractait ses muscles depuis deux jours avaient disparu elles aussi. Les contusions dûe à la crise était toujours là mais rien de bien méchant.

Séchant ses larmes la demoiselle s'étira et essaya de se lever. Elle tenait parfaitement sur ses jambes et cela la soulagea. Maintenant, malgré ce qu'il était et ce qu'il avait pu faire, Levy voulait savoir comment Zeref allait et s'il tenait le coup.

La jeune fille était persuadée que sur le terrain de la souffrance physique, Zeref passait en tête et de loin mais sur le plan morale, c'était elle qui primait. Elle avançait et avait apprit à se servir de cette douleur qui lui rongeait l'âme alors que lui se laissait aller à la douleur physique et était devenu maître dans sa maîtrise.

Levy se dirigea vers la porte, pensant qu'elle serait comme précédemment protégé par un sort. Mais visiblement, non. La demoiselle ouvrit la porte et tomba nez à nez avec un garde. Il lui lança un regard interrogateur, vaguement menaçant.

-Il faut que je vois votre maître, maintenant. J'ai des informations capitales à lui fournir.

Il l'observa un instant, une lueur bizarre dans les yeux. Il lui semblait vaguement familier mais elle ne savait d'où elle l'avait vu. Et soudain le souvenir de cet homme lui revint en mémoire : c'était un de ceux qui l'avait récupérée après la première crise de Zeref, après que la jeune mage ait repoussé la contrainte de leur maître. Levy comprit mieux son regard et se demanda si ce n'était pas de la peu qu'elle lisait dans ses yeux. Non, impossible. Secouant la tête, elle planta son regard dans le sien.

-Vous comptez attendre combien de temps ? Je vous ais dis que c'était urgent.

Le garde la regarda un instant , puis face à la mine résolu de la jeune fille céda et l'emmena voir Zeref.

Il ne dit pas un mot durant tout le trajet et Levy eut le temps d'observer chaque partie du mobilier. Arrivée devant la porte il tendit la main mais la demoiselle l'interrompit en posant la sienne sur son avant bras.

-Merci, ça ira. Je pense arriver à ne pas me perdre.

Le garde la fixa encore une fois et se retourna. Visiblement il allait rester devant la porte tout le temps de son entretien. Peut importait, tant qu'il ne rentrait pas. Elle prit une grande respiration et ouvrit la porte.

Zeref était allongé sur son lit, le regard rivé sur le plafond. Levy entra et ferma doucement la porte derrière elle. Elle laissa traîner un regard alentour et constata que malgré la taille importante de la pièce elle était assez vide, très peu de meuble. La jeune fille s'approcha du lit et s'arrêta à quelques mètres.

-Zeref... Je... Je voulais savoir comment vous alliez... Je sais que ça ne va pas et c'est en partie ma faute, je me sens responsable. J'aimerais vous aider, vraiment...


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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Dim 27 Oct - 15:22

Qui que soit cette personne qui osait le déranger dans son absolu désespoir, elle avait oser entrer, sans même frapper, elle s’était permise de franchir les portes de son appartement sans rien demander. S’il n’avait pas été si glacé, si à bout de forces, si incapable de bouger il l’aurait abattue sur le champ avec une sphère bien placée.

-Zeref… je… je voulais savoir comment vous alliez… Je sais que ça ne va pas et c’est en partie ma faute, je me sens responsable. J’aimerais vous aider, vraiment…

Levy…C’était à croire qu’il n’en verrait jamais le bout. Cette maudite douleur, cette satanée peine trouvait encore le moyen d’augmenter alors qu’il pensait en avoir vu le pire. Surpris encore il découvrait qu’il y avait pas de limite à la douleur psychologique, il n’y avait pas de fond, pas de mur, c’était grand comme l’univers qui continuait de croître à la vitesse de la lumière alors qu’il était là immobile sur son lit, incapable de contenir tout cela dans les limites de son propre corps.  

Il eut une sorte rire, qui ressemblait plus à un hoquet de souffrance il devait bien l’admettre.

-C’est la chose la plus ridicule que j’ai jamais entendue et pourtant j’ai vécu longtemps. Je ne te crois pas. Je ne crois pas un mot de ce que tu dis. Quitte cette pièce, si tu tiens à la vie un tant soi peu. Ou alors fais comme bon te semble, après tout, il est probable que je te tue. A toi de voir s’il vaut mieux tôt ou tard, si tu veux souffrir ou non.


Zeref aurait cru qu’il serait en colère contre la mage des mots, pour être entrée dans sa chambre, pour avoir fait ressurgir tous ces souvenirs, mais il n’en était rien. La colère voilà qui demandait trop de force. Il n’y avait pas la place dans son esprit écrasé de peine pour un tel sentiment. En revanche, s’il fallait éliminer une nuisance, il le ferait.
Les mots de Levy étaient comme un étau qui serrait son cœur, parce qu’ils étaient un mensonge de plus, remuant le couteau dans la plaie qui avait tué un espoir longtemps oublié et dont l’absence se faisait terriblement sentir. Elle ne se souciait pas lui. Elle se souciait de quitter cette île en vie, c’était tout. Personne ne pouvait se soucier de lui. Quand bien même elle était sincère, elle mourrait de toute façon. C’était la seule fin possible.

Et lui, allait-on le tuer, tôt ou tard ? Peut-être demanderait-il à Nima de le faire, ainsi il se reposerait quelques siècles.

Comment avait-il terminé son précédent règne déjà ? Ne l’avait-il pas terminé lui-même ? Il ne s’en souvenait pas mais il en avait à présent la certitude étrange. C’était sa vie. Un cercle infini qui commençait dans le flou de l’espoir que Natsu l’achève enfin pour de bon, qui se poursuivait dans l’aveuglement vain de sa puissance et lui faisait traverser un océan de souffrance physique pour un seul instant de calme. Et puis cette dernière étape, la pire de toute ; celle où il réalisait enfin ce que le mot désespoir voulait dire, dans son sens le plus parfait.
Une seule larme, il aurait voulu pouvoir verser juste une seule larme. Mais comment faisaient-ils tous les autres ?
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Mar 29 Oct - 15:44

Il ne l'avait même pas regardée, restant sans bouger sur son lit. Mais soudain il se mit à rire, un rire qui sonnait faux, emplit de douleur et de souffrance. Levy déglutit péniblement.

- C'est la chose la plus ridicule que j'ai jamais entendue et pourtant j'ai vécu longtemps. Je ne te crois pas. Je ne crois pas un mot de ce que tu dis. Quitte cette pièce, si tu tiens à la vie un tant soi peu. Ou alors fais comme bon te semble, après tout, il est probable que je te tue. A toi de voir s'il vaut mieux tôt ou tard, si tu veux souffrir ou non.

Il menaçait de la tuer ? Rien de bien inhabituel maintenant. Et puis, elle savait qu'il ne le ferait probablement pas, il était désespéré et avait toujours vécu de la manière « tu m'écoutes ou tu meurs » car tout ce qu'il inspirait à ses sujets n'étaient que peur. Malheureusement pour lui, Levy n'avait plus aussi peur de lui que ça, aveuglée par son désir de l'aider. Ses vérités, Zeref en avait conscience, à cause ou grâce à elle mais le principe était que sans elle il ne l'aurait jamais su. Peut-être était-ce une bonne chose qu'il le sache, pour le futur, mais pour l'instant il souffrait et elle ne le voulait pas le voir ainsi.

«Je ne te crois  pas.» Bien sûr qu'il ne la croyait pas, pourquoi il le ferait ? Personne n'avait jamais été aussi honnête avec lui qu'elle l'avait été ces trois jour. Elle l'avait été d'avantage pendent ce court laps de temps qu'eux en plusieurs siècles. Pourtant elle disait la vérité, elle se souciait vraiment de lui. La demoiselle voulait lui venir en aide. Seulement elle ne savait pas comment faire.
Levy savait qu'il s'enfonçait dans sa torpeur et que le seul moyen de l'en sortir était de le faire réagir. De n'importe quelle façon, mais il fallait qu'il ait une réaction. Elle se souvint de la façon dont il avait reculé quand elle l'avait approché  et sa colère quand elle s'était occupée de lui après sa première crise. Elle décida donc d'avancer, malgré les risques.

Car oui, elle risquait sa vie. Ce n'était pas parce qu'il avait pris conscience de ses sentiments que le cercle autour de lui avait disparu. Seulement, il fallait qu'elle fasse quelque chose et c'était la seule idée qui lui vint à l'esprit. Alors elle avança d'un pas, puis d'un autre. Arrivée à près de trois mètres elle hésita, puis avança encore. Rien. Bien. Un ou deux pas de plus et elle atteindrait le lit. Zeref ne réagit pas tout de suite, perdu dans ses pensées. Ce n'est que quand elle toucha le lit qu'il sursauta, ce qui le fit se retrouver par terre. Il se releva d'un bond, mais la jeune fille était décidée.
Elle contourna le lit, continua de s'approcher, sans un mot. Dans ses cas là, il valait mieux agir que de parler. Zeref recula d'un pas à chaque fois que Levy en fit un dans sa direction. Cela dura jusqu'à ce qu'il se trouve dos à un mur. La jeune fille observa son visage, il semblait terrifié. Il avait peur, mais de quoi ? D'elle ? D'un contacte ? Levy ne savait pas ce qui lui faisait peur mais elle ne comptait pas s'arrêter là pour lui poser la question. Il fit encore un pas, un peu plus d'un mètre la séparait encore du mage noir.

Respirant profondément elle continua de marcher vers lui. Mais soudain elle senti une douleur lui piquer la peau. C'était certainement le cercle. Il n'avait pas disparu, seulement rétrécit. Peut importait il fallait qu'elle continue. Cela lui rappela lorsqu'elle c'était battu pour se libérer de la contrainte. Levy décida donc d'appliquer la même technique, elle pensa à ses amis. Seulement lorsqu'elle sentit la force de Fairy Tail monter en elle, elle pensa aussi à Zeref et cela lui procura aussi de l'énergie car elle voulait vraiment l'aider à se sentir mieux.

En avançant la douleur s'intensifia mais la jeune mage serra les dents, ne s'arrêtant pas. Il fallait aller jusqu'au bout. Pour elle, pour lui. C'est haletante qu'elle fit par s'arrêter à quelques centimètres de son corps tremblant. La souffrance irradiait ses muscles mais ce n'était rien comparé à celle de la crise qu'elle avait vécue. Levy leva la main vers son visage et effleura seulement sa joue mais une décharge électrique traversa son bras. Elle enleva sa main, prit une grande inspiration et enlaça Zeref une fraction de seconde puis recula d'un pas seulement pour pourvoir respirer à nouveau, une pression lui coupant jusqu'alors le souffle. Elle était haletante mais avait fais de son mieux pour l'aider.

Levy ne savait toujours pas quoi lui dire alors elle resta muette, plongeant son regard dans le sien, attendant une réaction de sa part, espérant qu'il ne la tue pas simplement.

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Jeu 31 Oct - 22:23


Elle n’avait rien répondu. Alors il avait pensé qu’elle était parti, il ne savait où. Peu importait après tout, il ne restait que des serviteurs et des gardes sur l’île. L’un d’eux aurait bien l’idée de la remettre dans sa cellule. Qu’est ce que ça pouvait faire de toute façon ? Zeref n’était pas dupe il sentait que son règne était terminé. Il venait ni plus ni moins d’éliminer tous ces conseillers. Sans têtes pensantes il ne risquait pas d’aller bien loin.

Mais surtout maintenant que rien que l’idée de se lever pour aller chercher Nima pour lui demander de mettre fin à ses jours lui semblait demander beaucoup trop d’effort par rapport à ses maigres forces, il ne se voyait pas partir en croisade. Tout ça n’avait plus d’importance à présent. Il avait compris que ça n’avait pas de sens. Cela n’en avait jamais eu.

Il avait été fou tout ce temps. Il avait vainement cherché à contenir cette peine qui l’écrasait à présent sans qu’il n'y puisse rien.

Un nouveau bruit attira son attention et il tourna la tête. Elle était juste là. Tout près. Il n’avait jamais vu quelqu’un d’aussi près, enfin pas qu’il s’en souvienne. Il bascula de l'autre côté du lit dans un mouvement de recul et se débattit dans sa cape pour se relever.

Ce geste d'approche l’avait plongé dans une espèce d’état de terreur glacée. Il aurait voulu la faire disparaître mais la magie ne répondait tout simplement pas, il n’était plus capable de penser. Tout ce qui comptait, la seule idée qui occupait tout l’espace était qu’il fallait trouver une issue, sortir d’ici avant qu’elle ne…

C’était impensable, juste impensable. Cette sensation s’il la vivait aller le tuer littéralement, l’annihiler, le détruire, le réduire à Néant.

Mais elle avançait toujours, avec ses grands yeux ouverts sur lui. Toute cette sollicitude, il était terrorisé par sa compassion.

Bientôt il ne fut plus possible de former des pensés dans son esprit les sensations se succédaient, fugaces, vives, douloureuse et sans aucun sens à mesure qu’il reculait toujours. Resurgissaient devant ses yeux les images indélébiles du jeu d’échec, les voix venues d’un autre temps depuis longtemps révolu comme si tout avait eu lieu la veille. Le désespoir de sa mère, la porte qui claque, sans ordre.

Lorsqu’il rencontra le mur il cessa de respirer, son cœur cessa de battre, il était pris au piège, pire que mort. Il ne pourrait pas supporter ça. Ce qui se passait était réellement inconcevable, c’était au delà de tout. C’était la pire chose qui puisse arriver.

La reine allait tomber encore une fois. Au fond déplacer les pièces ne faisait qu’entretenir une illusion douce amère. Dans la réalité il était lui aussi le jouet de règles qui le dépassait. Des règles qui disaient que ce qu’elle s’apprêtait à lui faire était impossible. Inconcevable. Inacceptable.

Et la douleur qui tordait le visage de la jeune mage . La douleur qui tordait tous les visages qu’il avait vu disparaître dans le Néant. Il l’avait trop vu. C’était trop. Elle allait mourir et lui aussi. Le monde entier allait être détruit. Après il ne restait rien d’imaginable. Il n'était même pas possible de concevoir un après à cela. Le temps lui-même allait s'arrêter. Tout serait fini.

Il aurait cru que le choc le tuerait sur place, que l’impact le réduirait en pièces mais non. Son contact déchira sa joue avec une étrange douceur. C’était encore pire. Et puis ses bras l’entourèrent.

Ses bras l’entourèrent et son monde s’écroula. Il lui sembla que cela dura infiniment longtemps et en même temps cette fraction de seconde réveilla en lui comme une espèce d’avidité, un cri de souffrance terrifiant, un cri d’enfant. Il se sentait comme un homme qui jeûne depuis des jours et à qui on donne un miette de pain pour prolonger son supplice. Mais le plus effrayant n’était pas là. Le plus terrible c’était tout ce que cela soulevait de plaisir comme une immense soulagement, comme de l’eau après des jours dans le désert à se perdre dans les dunes.

Mais cela ne dura qu’un instant et l’ancienne maison se dessina sous ses yeux avec une précision telle qu’il se sentait devenir fou à traverser tout ce temps d’un seul coup, mangé par son vieux démon. Il sentit le poids sur son dos, l’odeur de la mort, les bruits des insectes se délectant du corps de sa mère qui lui servait de couverture.

Ses jambes cédèrent sous son poids et comme l'étreinte se relâchait , il chuta assis sur le sol hébété de se trouver là. Comme la dernière fois, il se balança d’avant en arrière mais il n’avait plus de bras autour du corps alors se serra dans les siens comme si cela pouvait continuer de le faire tenir ensemble. Il se sentait prêt à tomber en pièces. Il lui vint alors les mots qui avaient manqué à l’époque, ceux qu’il aurait adressés à sa mère morte si seulement il avait pu se représenter les choses comme il pouvait maintenant.

-Pourquoi… pourquoi tu as fait ça ?

Sa voix avait été blanche mais enfin elle s’était brisée. C’était fini les menaces et fini la froideur. Et en ouvrant les yeux il tomberait nez à nez avec son corps bleuit par le froid. A présent montant depuis les profondeurs les plus insondables les larmes arrachaient leur passage vers la sortie de ce labyrinthe.

Il fondit en sanglots, s’effondrant sur le sol. Elle était morte. Il l'avait tuée.


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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Lun 4 Nov - 21:38

Levy peinait pour reprendre son souffle, le cercle étant toujours présent mais moins grand et moins puissant. S'il avait été comme la première fois elle serait morte à ce moment... Comme la mère de Zeref... Elle ne serait pas juste épuisée, vidée de ses forces, ce serait son énergie entière qui se serait envolée. Mais tout ce qui importait pour la jeune fille était qu'elle avait réussi, elle avait enlacé le mage noir et elle était encore vivante.

La demoiselle aux cheveux bleus avait bien comprit que n'importe quel contact signifiait la mort pour Zeref et elle avait voulu lui prouver qu'il y avait encore la possibilitéde s'en sortir. Que malgré un échec il pouvait toujours y avoir une victoire. En l’occurrence cela faisait des centaines d’années que le mage pensait avoir perdu à jamais mais aujourd'hui, Levy était là et elle comptait bien lui prouver que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.

Alors qu'elle s'attendait à ce qu'il la frappe, qu'il s'énerve ou qu'il la tue simplement, elle vit Zeref s'effondrer. Il affaissa contre le mur, à ses pieds. Surprise elle recula d'un pas, se mordant la lèvre inférieur. Le mage se mit soudain à se balancer d'avant en arrière, serrant ses bras autour de son propre corps. Ses muscles était tellement contractés que les jointures de ses doigts étaient devenu blanches.

-Pourquoi… pourquoi tu as fait ça ? Murmura-t-il avant que sa voix ne se brise.

Son regard devint vitreux et se perdit dans le vague. Un voile opaque obscurcit sa vue et tandis qu'il continuait de se balancer d'avant en arrière il éclata en sanglot. Zeref pleura.

Levy sentit son cœur se serrer, ce n'était pas ce qu'elle voulait...Alors elle s'agenouilla en face de lui, si proche mais visiblement si loin pour lui. Il semblait perdu, perdu dans ses tourments. Seul, tremblant.

-Zeref...

Aucune réaction si ce n'est une accélération de ses mouvements de bascule. Cet homme lui faisait penser à un enfant, seul, terrorisé, qui à peur et qui est triste et surtout qui à besoin de sa mère. Mais celle de Zeref était morte, tué par son fils alors qu'elle ne voulait que le prendre dans ses bras. Il n'avait eu personne. Jusqu'à aujourd'hui. Levy était là et quitte à souffrir elle même elle le reprendrait dans ses bras. Elle prolongerait le contact.

Tendant le bras elle toucha son visage, caressant sa joue. Elle glissa ses doigts jusqu'à son menton et le releva pour l'obliger à la regarder. Levy plongea son regard dans le sien et lui fit un sourire éclatant, ne prêtant aucune attention à la douleur qu'elle ressentait à son contact. Celle ci s'atténuant petit à petit, devenant plus supportable à ses yeux car elle était obnubilée par le mage. La jeune fille savait ses traits détendus, marqués uniquement par l'amour, l'affection, la joie, toutes les émotions positives qu'elle voulait  faire partager à Zeref.

-Je suis là, Zeref, je ne suis pas morte. Je suis en vie, il est temps de reprendre espoir maintenant.

Elle lui fit un sourire franc, amicale, honnête et sincère. Jamais le contact ne se rompit, jamais elle ne retira sa main posée sur sa joue. Jamais.

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Disparue sur une île...[pv Levy]

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