RPG Fairy Tail Destiny
Si toi aussi tu aimes Fairy Tail, rejoins nous. L'aventure te tend les bras et n'attend plus que toi, jeune mage ! Incarne un personnage inventé ou bien un mage déjà existant et entre dans le monde de la magie !
Info : Les personnages inventés sont autorisés mais soumis à de fortes restrictions, il faut jouer ceux du manga en priorité. Lorsque tous les personnages (ou la grande partie) sera prise, ils seront à nouveau acceptés.



 

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Disparue sur une île...[pv Levy]

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Mage Solitaire {A}


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MessageSujet: Disparue sur une île...[pv Levy] Lun 12 Aoû - 13:31

C’était comme d’habitude. Le silence était complet, tout était immobile. Sauf la mer qui allait et venait en contrebas. Tout se dégradait dans des tons de gris, de noir ou de blanc. Les couleurs étaient parties et il revenait à lui, seul.

Zeref secoua les quelques gravas qui l’avaient enseveli et se massa la nuque. Il était encore trop tôt pour se relever. Le vent commençait à se lever lentement, gémissant parmi les ruines. Le mage noir se mit sur le dos et passa une main dans ses cheveux pour en ôter la poussière. Les restes de sa douleur s’en allaient peu à peu alors il se forçait à respirer à fond, à détendre chaque muscle de son corps, à limiter ses mouvements. Il ne fallait pas grand chose pour déclencher une nouvelle salve.
Comme le feu finissait de s’apaiser il se leva. Il lui semblait que c’était terminé. Il n’en était jamais complètement certain. En réalité rien de tout cela ne terminait jamais définitivement. A un moment où à un autre, souvent quand il n’était pas prêt, cela revenait. Il n’était jamais prêt. Personne ne serait prêt à souffrir autant, pendant si longtemps.

Mais pour le moment c’était finit. De ses yeux tristes et las, Zeref détailla le paysage. Apparemment, dans la panique il avait eut le temps de sortir du château qui lui servait de quartier général. Il était près de la falaise Nord. Le vieil arbre mort qui se tenait au dessus du vide avait finit par tomber. Il répandait dans la mer une trainée de cendres noirâtres. Les nuages se reflétaient dans l’eau verdâtre. Il y eut un bruit de fracas et d’écume et le mage noir se retourna. La moitié de l’aile s’était effondrée. La tour principale était tombée vers lui, elle était été réduite en poudre, avant d’atteindre le sol. Le château éventré semblait comme surpris de la béance qui lui rongeait le flanc. La lande était nébuleuse. La plupart des débris de roches étaient devenus poussière, hachées menues et ils s’envolaient à présent contre le ciel dans un souffle. L’air était irrespirable.

Zeref toussa et se mit à marcher maladroitement parmi les roches éparses qui jonchaient le sol. Il y avait bien longtemps qu’il n’y avait plus d’herbe sur l’île de Sala, plus d’herbe, plus d’animaux, plus de vie. Il ne restait que la roche noire émergeant de l’eau salée et cette immense bâtisse qui tombait en ruine. Le ciel lui aussi semblait comme déchiré.

Il se sentait faible, vidé de toute énergie. Il ne l’aurait jamais avoué mais il aimait cette sensation d’être enfin un être humain, il aimait sentir sa fragilité. Bientôt la magie allait bouillir dans ses veines de nouveau.

Il longea l’aile Est jusqu’au sud de l’île, vers l’entrée principale. L’île entière était entourée par des falaises lorsqu’il avait décidé de s’installer ici après sa renaissance. Il avait fait s’écrouler l’une d’entre elle pour qu’on puisse accoster quelque part. La présence de la baie semblait donc absurde, un arc de cercle parfait avait été creusé dans la roche. Les restes de la falaise formaient deux pointes de chaque côté. Certains des mages à son service avaient tenu à en faire de menaçantes sculptures. Zeref avait laissé faire, même si la chose n’avait aucun intérêt à ses yeux. On lui avait assuré que cela pouvait impressionner l’ennemi. Il avait trouvé ses mages de hauts rangs bien superstitieux.

C’était toujours le même rituel. Il fallait marcher sur la roche défoncée, les pieds dans la poussière laissée par la Mort Prédatrice derrière elle. Il fallait gravir la pente jusqu’à la statue à droite de la baie, se saisir du grand miroir et l’orienter vers le soleil. Soleil qui était aujourd’hui plutôt absent. Ses forces revenaient en trombe comme une avalanche. Il cessa un moment de respirer sentant la magie croître en lui à nouveau.

Puis le miroir refléta un rayon rescapé, éclaira la laideur du bateau de bois sombre au milieu de la baie.

Juste après sa renaissance, la Mort Prédatrice involontaire n’excédait pas quelques mètres. Mais les choses avaient rapidement empiré. Jamais le cercle n’avait été aussi vaste, jamais il n’était monté si haut, jamais il n’avait été aussi destructeur. Il se souvenait encore dans un brouillard flou de l’époque bénie où des murs solides suffisaient à contenir le nuage. Aujourd’hui même la vieille pierre était réduite en poudre.

Alors les mages qui travaillaient pour lui avaient pris l’habitude d’évacuer le château à la moindre alerte. Heureusement il se passait du temps avant que la crise atteigne son paroxysme. Alors quand la douleur le prenait tout le bâtiment était soudain parcouru par une agitation sourde et rapide. Ses insignifiants serviteurs détalaient comme des rats effrayés. Il aurait voulu en faire autant parfois. Mais il n’y avait pas de fuite possible pour lui.  

Comme la lumière l’atteignait, le navire vira de bord pour revenir vers la plage. C’était le signe que c’était terminé. Un de ses serviteurs leva les mains sur le ponton et la mer se mit à rugir. L’écume se fit blanche, la vague se leva et le navire vu projeté sur le sable toutes voiles dehors. De la mer émergeait un mur de pierre, noir lui aussi, qui venait fermer le cercle formé par la baie. Ainsi il était impossible d’accoster sur l’île. La mer était traîtresse dans cette région et l’île était entourée de récifs. On ne pouvait pas rester près du mur trop longtemps sans quoi le courant écrasait les envahisseurs contre la roche. On ne pouvait accéder à l’île que par des passages magiques dissimulés aux quatre coins du pays. Seuls les initiés connaissaient leurs emplacements et le moyen de les enclencher.

Zeref se détourna du paysage pour rejoindre péniblement la cour du château. Comme souvent la porte avait été laissée grande ouverte. Il leur avait intimé il ne savait combien de fois de prendre le temps de la fermer avant de s’enfuir. Mais sans doute avaient-ils trop peur.

Ils avaient raison. Un jour un jeune mage noir assez prometteur avait trop tardé. On n’avait même pas retrouvé trace de son corps. Il s’arrêta encore face à l’aile détruite, par delà le mur éventré en arc de cercle, il apercevait la mer. Il cherchait en vint des souvenirs de cette destruction.

Il avait eu trop mal. On ne pouvait pas se souvenir de quelque chose semblable.
Peu à peu la cour s’emplit des mages anxieux.

« Qu’on répare l’aile Nord! » ordonna-t-il.

« Seigneur… commença quelqu’un derrière lui… Vos…accidents… détruisent plus vite que nous ne pouvons réparer à présent… »

« Réparez-là ! Nous nous passerons de la tour principale si cela est nécessaire. Il n’est pas question que cet endroit devienne un champ de ruines. Faites preuve d’initiative pour une fois ! »

« Bien seigneur. »

Quatre mages tous vêtus de capes noires s’avancèrent et la poussière commença à reformer de la pierre. Cela était infiniment lent. Lui avait-il fallut autant de temps pour tout détruire ? Il n’en avait aucune idée.

Sans attendre que l’opération soit terminée, il entra par la grande porte de l’aile Ouest. Le château était sale. Les murs éventrés laissaient passer la cendre fine, la poudre nauséabonde de la Mort Prédatrice. Ce voile grisâtre envahissait tout. Il aurait fallut tout laver à grande eau pour s’en défaire. Le parquet des étages donnait des signes de faiblesse, beaucoup d’objets qui se trouvaient là et qui n’étaient pas indispensables avaient été détruits, aussi le château contenait d’interminables espaces vides, d’infinis couloirs où il n’y avait absolument rien.

A l’angle entre l’aile Ouest et l’entrée au Sud se trouvait une grande tour qui surmontait le rempart. Là Zeref avait amassé au fil du temps quelques écrits précieux. Des traités de magie noire en grand nombre, mais aussi des récits des temps passés, des légendes. Parfois il aimait lire les histoires de son précédent règne. Il y percevait combien tout cela était lointain maintenant, combien il avait été minimiser et déformé par le regard présent. Mais depuis plus récemment il y conservait aussi certains exemplaire du Daily Sorcerer et autres magasines approchants, des centaines de rapports de ses espions, des récits qui avaient été retranscrits. Tous avaient un point commun : ils traitaient de Fairy Tail. Il passait des heures enfermé là, entre les vieux grimoires, à tenter de percer leur secret.
Il avait la sensation de commencer à mettre le doigt sur quelque chose quand soudain des pas brisèrent le silence de la bibliothèque.

« Seigneur. » commença quelqu’un. Zeref se tourna. Son serviteur se trouvait sur la coursive du premier étage et n’avait visiblement pas l’intention de s’approcher plus près. Il avait surement dû s’échapper un peu tardivement. Cela lui était indifférent. A ses yeux ils se ressemblaient tous, il peinait même à mémoriser leurs noms. Seule leur fonction les distinguait. Ils portaient des capes de couleur différentes selon la place qu’ils occupaient. Cet homme était vêtu de violet, il étai conseiller.

« Qu’y a t-il ? » demanda Zeref tout en retournant à sa lecture. C’était un article sur l’arrivée de Gajil Redfox à Fairy Tail. Le journaliste dressait un bilan positif de son intégration.

« La reconstruction de l’aile Nord est terminée. Nous n’avons pas pu reconstruire la tour principale car nos mages sont épuisés. Mais cela devrait être fait d’ici demain. »

Dans l’écho de la bibliothèque ces mots semblaient fantomatiques.

« Ne soyez pas idiot ! coupa Zeref sèchement. Demain tout partira en fumée encore. Il faut renoncer. Ce château est bien assez grand comme cela. Fermez le mur que l’on puisse cesser d’en parler. »

« Comme vous voudrez… »

Il y eut un silence pendant lequel Zeref continua de lire.

« Seigneur.. » poursuivit le conseiller. Il releva la tête surprit de voir qu’il n’avait pas vidé les lieux.

« Nous avions penser que peut-être….que peut-être vous pourriez descendre au sous-sol… la prochaine fois que… »

Zeref eut un rire glacial et l’autre se tut.

« Ce serait le meilleur moyen pour que l’île s’effondre sur elle-même. Si vous voulez mourir noyés, je descendrais, la prochaine fois. »

« Mais la roche profonde ne pourrait pas… ? » poursuivit le conseiller.

Cette fois un soupir fut suffisant pour qu’il ne finisse pas sa phrase.

« La roche ne peut rien. Il n’y a rien qui puisse arrêter cette magie. Tout simplement parce que cette magie n’est rien. Elle est le Vide, le Néant. Revenez me voir quand vous aurez compris le sens de ces paroles. »

Il y eut un nouveau silence et Zeref poursuivit sa lecture. Le conseiller n’avait toujours pas disparu.

« Puis-je vous demander ce que vous lisez maître? » demanda-t-il soudain et sa voix raisonna dans le vide de la bibliothèque.

« Je cherche des informations intéressantes sur Fairy Tail. Et si je ne m’abuse vous devriez en faire autant. » lâcha Zeref presque dans un soupir.

« Si je puis me permettre… ne pensez vous pas que votre obsession pour Fairy Tail est un peu… »

« Vous ne pouvez pas vous permettre. » répondit Zeref très calmement. « Fairy Tail à tenu Acnologia en échec, ils ont disparu sept ans puis sont revenus, ils se sont sortis d’absolument toutes les difficultés et ce presque sans aide extérieure. Mais pire que tout, même quand tout semblait perdu, même quand le monde entier s’acharnait sur eux, ils n’ont jamais abandonné. Si vous êtes intelligent, vous comprenez que l’ennemi est vaincu quand il abandonne et seulement alors. Je dois comprendre d’où ils tirent cette force si je veux les vaincre. »

« Maître… Ne pensez-vous pas que la gestion de la Mort Prédatrice constitue une priorité ? Comment pourrons-nous vaincre si nous n’avons nulle part où nous cacher ?  Ou pire, si tous vos meilleurs mages se trouvent pris dans le nuage ? Il nous faut chercher un moyen de contenir les crises. »

« Ou juste accepter que le temps nous est compté. » conclut Zeref d’un ton sans réplique. Le conseiller se figea et voulut ajouter quelque chose mais des pas précipités retentirent depuis le couloir et raisonnèrent dans la grande tour.

« Seigneur ! » Cape verte : c’était un petit larbin.

« Quoi encore ? » demanda-t-il. Le serviteur était entré par le rez-de-chaussé et s’était figé à une vingtaine de mètres de son maître.

« Quelqu’un a trouvé l’île ! »

« Quoi ? » fit le conseiller éberlué mais Zeref n’était pas surpris, il savait que cela devait se produire tôt au tard. Il avait prévu cette situation.

« Le sortilège a fonctionné correctement ? » questionna-t-il calmement.

« Euh… oui. bredouilla le serviteur, c’est une jeune fille. Comme prévu elle à été transportée ici avec tous les documents concernant l’île. Elle est au troisième cachot. »

« Laissez moi deviner… fit Zeref avec un sourire triste… Fairy Tail. »

« Elle porte la marque en effet. » ajouta le serviteur.

Le mage noir lança un regard entendu à son conseiller qui se tenait toujours sur la coursive. Le serviteur s’éclipsa pour ne pas se trouver dans le cercle. Faisant fuir serviteurs, rebâtisseurs, espions et conseillers sur son passage Zeref descendit au cachot avec l’impression d’aller à l’abattoir. Vraiment il détestait avoir à faire à Fairy Tail. Ce n’était pas que cela lui faisait peur mais plus que cela l’attristait, pour une raison qu’il ne s’expliquait pas.
Les sous-sols étaient vastes froids et humides. Mais les cellules étaient spacieuses. C’était aussi pour cela que Zeref avait choisit ce lieu aux allures gigantesques. C’était un des seuls où il pouvait se tenir dans la même pièce que les prisonniers sans leur ôter accidentellement la vie.
Le garde ouvrit la porte en le voyant arriver et disparu dans l’obscurité. Il inspira profondément avant de s’avancer.


Dernière édition par Zeref le Ven 6 Sep - 18:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Mar 13 Aoû - 3:01

Pendant ce temps, à Magnoria, par une journée de pluie où Levy était plongée dans un roman de fiction elle surprit une conversation du maître avec Mirajane. Au début elle n’eut pas l’intention de les épier mais elle entendit un prénom qui la fit aussi tôt frémir. Zeref. Le mage noir que tout le monde recherchait. Tout en continuant de fixer son livre elle écouta ce qu’il se disait et elle apprit que le conseil de la magie avait une fois de plus interrogé le maître sur la mystérieuse présence de Zeref sur l’ile de Tenrô le jour du drame. Levy se mit à y réfléchir une fois qu’ils eurent changé de sujet. Il était vrai que depuis ce jour il n’y avait pas eu de nouvelle sur la localisation de Zeref.

Depuis un quelques temps Levy ne partait que très rarement en mission et souvent à proximité de la ville. Elle avait désormais du mal à se séparer de ses amis et encore plus de Gajil, qui lui visiblement arrivait  très bien à se passer d’elle. Elle soupira et referma son livre pour regarder par la fenêtre. Et si elle faisait des recherches sur ce fameux Zeref ? Car à part le fait que c’est un très puissant mage noir à l’origine de beaucoup de massacres, Levy ne connaissait pas grand-chose de lui. De plus, avant qu’il ne réapparaisse sur l’ile de la guilde on n’avait pas entendu parler de lui depuis un moment.

Levy se leva et se dirigea vers la sortie, prenant le temps de ranger son livre et ses affaires dans son sac. Avant d’atteindre la porte elle croisa Happy qui lui demanda où elle allait car il pleuvait énormément dehors. Consciente qu’elle ne pouvait dire la nature de ses recherches sans alerter les soupçons sur son intéressement soudain à Zeref et donc sans faire comprendre qu’elle avait écouté la conversation du maitre, elle décida donc de rester vague en parlant de recherche historique. Le sujet n’intéressait pas Happy, qui acquiesça retournant au côté de Natsu.

Pendant son échange avec le chat, Levy n’avait pas vu que Gajil, qui se trouvait comme à son habitude assis à une table en retrait, s’était déplacé pour s’adosser à la porte. Elle avança l’air de rien et prit son parapluie qu’elle avait laissé à son arriver et au moment où elle mit sa main sur la poignée pour sortir, Gajil émit une sorte de grondement pour attirer son attention.

- Oui, Gajil, que puis-je faire pour toi ?
Dit-elle en souriant.

- Il pleut dehors
, lui dit-il simplement en tournant la tête.

- O…oui, je sais, je vais à la bibliothèque
, répondit-elle surprise de sa remarque. J’ai des recherches à faire, ça risque de me prendre quelques jours.

- Tu ne seras donc pas à la guilde ? demanda-t-il en fixant le mur l’air de rien, croisant les bras sur son torse.

- Non, je suis désolée. Je ne vais pas y venir un petit bout de temps.

- Humm, fût tout ce qu’il répondit avant de retourner s’asseoir à sa table.

Étonnée de cette conversation, Levy sortie de la guilde et ouvrit son parapluie. Il était vrai qu’aujourd’hui il pleuvait beaucoup. Tout en se dirigeant vers le centre-ville où se situait la bibliothèque, la demoiselle réfléchit au comportement de Gajil. Depuis leur retour de l’ile, ils s’étaient rapprochés et de temps à autres il avait des comportements qui ne ressemblaient pas à son caractère froid et distant. Comme là, par exemple, demander où elle allait ne lui ressembler ressemblait pas, même si il n’avait pas clairement posé la question.

Elle soupira en arrivant devant la lourde porte. Levy entra et déposa ses affaires trempées à l’entrée, dans un casier prévu à cet effet. Elle salua Cathy, la bibliothécaire, qui était aussi son amie. Toutes deux se connaissaient depuis des années car la demoiselle aux cheveux bleus avait passé pas mal de son temps libre ici. La jeune fille sortit son bloc note et un stylo de son sac avant de se diriger dans le rayon histoire d’où elle extirpa plusieurs livres traitant des évènements liés à Zeref ainsi que des écrits sur les guildes noires vénérant cet homme. Elle lut rapidement ce qu’ils contenaient, n’apprenant pas grand-chose de plus que ce qu’elle savait déjà mise à part les lieux géographique des attaques.  Elle alla reposer les livres, en prenant d’autres et ne découvrit pas plus d’information. Elle prit son stylo et se mit à jouer avec en réfléchissant. Après tout, ceux qui avaient pu approcher le mage noir étaient peu nombreux et aucun d’eux n’aurait voulu raconter ce qu’il savait.
Cependant, Levy savait que la bibliothèque possédait un rayon privé qui contenait des livres écrits par des mages pour décrire toutes la puissance de leur maître et la violence dont il pouvait faire preuve. Peut-être en prétextant faire des recherches pour Makarov elle pourrait y accéder. Levy se leva donc pour poser ses livres à leurs places puis se dirigea vers le bureau de Cathy.

- Hey ! Levy, est ce que je peux t’aider ? demanda poliment Cathy.

C’était une femme assez âgé un peu rondelette mais toujours souriante que la jeune fille ne manquer pas d’admirer et d’apprécier.

- Puisque tu le dis, oui tu pourrais. Il faudrait que j’aille consulter un ou plusieurs livres, je ne sais pas encore, qui se trouve dans la pièce privée
, expliqua-t-elle.

- Tu sais que cet endroit ne t’est pas autorisé, jeune fille.

- Oh allez Cathy, toi comme moi on sait que tu m’as déjà laissée aller là-bas. J’en ai pas pour longtemps c’est promis.

- Je suis désolée la dernière fois j’ai failli perdre mon poste en t’y autorisant.


- Tu sais très bien qu’ils ne l’auraient pas fait, soupira la jeune fille. Et puis, c’est pour le maître que je fais ses recherches, je suis la seule à en savoir la nature. J’en ai vraiment besoin. S’il te plaît, la supplia-t-elle.

Incapable de refuser quoi que ce soit à une demoiselle si charmante la vieille dame fit tourner sa chaise à roulette et tendit la main vers une petite armoire refermant les clés des différentes serrures du bâtiment. Elle en extirpa un trousseau qu'elle eu à peine le temps de tendre à Levy, qu'elle lui arracha presque des mains et la remercia avant de détaler vers la porte surmontée d’une pancarte « PRIVE. INTERDIT D’ACCÈS A TOUT VISITEUR. ». Cathy soupira mais sourit quand même à la vue de la fille qu’elle avait vu traverser tant d’épreuves continuer malgré tout à sourire.

Levy pénétra dans la pièce sur la pointe des pieds comme si elle avait peur que quelqu’un la découvre alors qu’elle savait que la bibliothécaire était la seule autre personne présente sur les lieux. Elle alluma la lampe et sut grâce à ses nombreuses expéditions où elle devait se rendre. Elle inspecta les étiquettes jusqu’à trouver un carton portant la description « Journaux personnel de mages noirs ». Dans la boite se trouvait trois livres poussiéreux.
Levy s’assit par terre et pris le premier qu’elle lut. C’était celui d’un jeune serviteur. Il y raconter son entrée dans une guilde inconnue qui vouait un culte à Zeref, puis les travaux sur lesquels il travaillait espérant un jour attirer l’attention de son idole. Ce qui bien sûr n’arriva pas. Elle reposa le livre et prit le second.

Il était raconté par un homme certainement plus vieux, mais il devait avoir perdu l’esprit car ses phrases était incohérentes et ne parlaient pas du tout des exploits de Zeref mais plus tôt de lui comme un esprit, une entité irréelle. Un passage interpella Levy car il semblait avoir été découpé puis collé sur la page. L’écriture était soignée et enluminée :

Livre Noir de Zeref Chapitre 17 verset 48 ˂L’âne du fermier était tombé dans le puits. Le puits était peu profond mais sa jambe était rompue. Le soleil se couchait Le Seigneur Zeref se tourna vers l’âne mourant. Les apôtres attendirent qu’il l’achève.

« - Maître ne mettez-vous donc pas fin aux souffrances de la bête. »

« - La souffrance c’est déjà la mort. »


Levy ne savait pas ce qu’était le « Livre Noir de Zeref » mais elle brûlait de le lire en entier. La suite était griffonnée d’une écriture malhabile :

« Cet extrait nous renseigne sur les vertus purificatrices de la souffrance. Elle est ici vécue non pas comme déterminant mais au contraire comme un fait de désaliénation. Zeref vient ici incarner la métaphore de l’acceptation de la fatalité en tant qu’elle correspond à un ordre liée à l’essence même des choses. Elle représente et est à la fois l’intégration par le Soi unique du déterminisme causal du monde. La souffrance constitue en réalité un passage vers la mort. La mort n’est donc non plus envisagée comme étant unique et fixée à un instant « T » de l’existence mais bien comme une attitude exponentielle continue traversée par la douleur qui concerne tant la substance représentée que la substance représentante dans son ensemble. »

La jeune mage réfléchi un instant à ses paroles et soupira en pensant « Pauvre homme, il avait perdu l’esprit. », tout en reposant le livre au-dessus du premier. Elle prit alors le dernier et lut la première page. Le texte été lisible et les phrases n’étaient pas celles d’un adolescent mais plutôt d’homme qui en a vu beaucoup. Alors que Levy s’apprêtait à lire la suite elle entendit la porte s’ouvrir et aussitôt elle rangea les deux livres qu’elle avait déjà lus et paniqué cacha le troisième dans son gilet.

- Levy ? Il faut y aller je femme, s’exclama Cathy.

- Oui oui j’arrive, s’empressa de répondre Levy en rajustant ses habits pour que son « emprunt » passe inaperçu, puis elle sortit à la hâte et remballa ses affaires  laissées sur une table puis les fourra dans son sac qu’elle venait de récupérer et enfila son manteau criant un « au revoir » à son amie filant en vitesse.

Levy se dépêcha de rentrer, n’osant pas sortir le livre de peur que l’on voie qu’elle avait volé un livre. Lorsqu’elle arriva chez elle, la demoiselle se rendit compte que son parapluie était resté à la bibliothèque, car la pluie s’était mise à tomber juste avant son arrivée. La jeune fille déboula chez elle et aussitôt extirpa le livre de sous son haut. Elle caressa sa couverture en cuir et le posa doucement sur son lit. La douche qui suivit fut plus que relaxante. Elle enfila des vêtements chauds tel qu’un sweat assez épais et un pantalon de détente car elle craignait être tombé malade.

Levy s’installa ensuite sur son lit et fouilla dans son sac pour sortir ses lunettes et son crayon de lumière au cas où elle aurait des notes à prendre. Elle le glissa sur l’oreille et ouvrit le livre. Il était truffé d’informations, une vraie mine de savoir ! Apparemment c’était un conseiller d’une personne très proche de Zeref. Son nom n’était cité nulle part. Les textes lui apparaissaient comme si c’était un journal intime. L’homme y notait ses travaux, les avancées de leur projet, les directives du maître, etc… Mais à un moment son écriture avait changé. Il parler d’avoir été « élu » et d’une rencontre. Ce mage noir devait-il rencontré Zeref ? La date été fixée au lendemain et le lieu avait été noté mais effacé par le temps. Levy grogna de frustration mais une chose attira son attention : de petits symboles, ressemblant au premier abord à des gribouillis, étaient dessiné un peu partout sur la page. Elle réalisa qu'en réalité c'était runes ! Un sort avait été jeté sur cette page pour masquer l’endroit de la rencontre Levy n’eut aucun mal à le comprendre : il protégeait la page des regards indiscrets mais une fois dévoilé il s’annulait. Elle découvrit donc qu’en plus de la localisation précise, il y avait aussi donnait des indications pour s’y rendre. Ses information faisait mentionnaient à une île nommé Sala.

La demoiselle se leva, le livre à la main et s’approcha de son mur où était épinglée une carte de Fiore et ses alentours. La fille aux cheveux bleus prit son stylo chercha d’après les indications la position de l’île et au moment où elle posa l’extrémité sur le papier pour y inscrire l’endroit elle fut aspirée dans une sorte de trou noir. Levy hurla, ne comprenant pas ce qui se passait. Elle se cramponna à son stylo et au livre pour qu’il ne lui soit arraché. Dans son « voyage » à travers ce passage mystérieux elle se cogna la tête assez violemment et s’évanouit…

_________________


♥ Gajil ♥


Dernière édition par Levy MacGarden le Mar 20 Aoû - 1:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Mar 13 Aoû - 12:36

La cellule était profonde d’une bonne vingtaine de mètres et large d’une bonne dizaine. Le lieu était éclairé par une petite lucarne tout en haut fermée par d’épais barreaux. Le plafond était voûté, sale et couvert de toiles. Elle était contre le mur du fond, étalée de tout son long. Sa tête semblait porter la marque d’un coup. Le sort avait peut-être été un peu trop violent. Le mage qui l’avait inventé avait-il comprit que l’objectif n’était pas tuer l’éventuel prisonnier ?

« Garde ! clama Zeref Allez chercher le guérisseur ! Je peux maîtriser la situation. »

Des pas précipités retentirent derrière lui, mais ses yeux restèrent rivés sur la jeune fille inconsciente. Elle remua et gémit faiblement. Elle portait un pull épais, un pantalon d’allure confortable. Elle avait eu de la chance. Dans les sous-sols l’air était glacial et humide mais au moins il n’était pas chargé de cette poussière qui poursuivait les habitants partout, y compris jusque dans leurs draps.

Elle avait les cheveux bleus, elle était toute petite. Elle semblait tout sauf une menace pour lui. Mais Zeref savait tout de Levy MacGarden. Cette apparente innocence était trompeuse. Ce n’était pas sa magie qu’il fallait craindre mais bien sa redoutable intelligence. Il résolut par avance de se méfier de chaque mot qui franchirait ses lèvres. Après tout, ils étaient magiques pour elle. Sans compter qu’elle appartenait à Fairy Tail. La situation avait beau être sans issue, l’espoir ne s’éteindrait jamais dans ses yeux. Il allait falloir supporter de le regarder, endurer sa brûlure. Sans compter que toute la guilde allait remuer ciel et terre pour la retrouver dès qu’ils s’apercevraient de sa disparition.

Il allait falloir jouer finement. Mais si quelqu’un pouvait le renseigner sur Fairy Tail et ce qui faisait leur force c’était bien elle. La tuer n’était pas une bonne idée. Ils en feraient une martyre et cela les unirait encore d’avantage. Mieux valait la garder captive ici le plus longtemps possible.

Zeref s’écarta de l’entrée en entendant les pas précipités du guérisseur. Il arriva vêtu de sa grande cape blanche et se rua dans la cellule. Un peu trop vite car le mage noir n’avait pas eu le temps de s’éloigner suffisamment. L’homme à la cape blanche bascula et tomba à la renverse avec un gémissement de douleur. Zeref fit un bond élégant en arrière. Le guérisseur se releva un peu chancelant.

« Prenez garde ! Trop de mes serviteurs meurent de façon stupide. »
réprimanda Zeref. Il s’inclina dans un geste d’excuse. Son maître lui fit signe de s’occuper de la prisonnière d’un mouvement de tête agacé. Le guérisseur sortit quelques instants plus tard.

« Elle va bien. Elle s’est juste assommée sur le sol à atterrissage. »

« Très bien, trouvez-moi Nima et dites lui de me rejoindre ici. » Le guérisseur ne se le fit pas dire deux fois et détala.

Lorsque Zeref franchit le seuil de la cellule, la jeune fille battait des paupières. Il attendit patiemment qu’elle retrouve ses esprits attendant de voir quel serait son premier mouvement.

« Restez bien contre le mur jeune fille, si vous tenez à la vie. » se contenta-t-il de dire. Il entra et ferma la porte derrière lui.
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Mar 13 Aoû - 20:43

Lorsque Levy commença à reprendre conscience elle sentit du mouvement autour d’elle et hésita à bouger. Elle prit une grande respiration et gémit en sentant une vive douleur pointer à l’arrière de son crâne.  Elle garda les yeux fermés en essayant de comprendre ce qui c’était passé. Un instant elle était dans sa chambre à faire des recherches et l’instant d’après elle était aspirée par une chose inconnue et se réveillait sur un sol froid et dur. Elle entendit deux personnes parler mais elle ne distinguait pas les mots. Elle tenta d’ouvrir les yeux mais le peu de lumière qu’elle vit accentua sa douleur. Soudain une voix d’homme retenti :

- Restez bien contre le mur jeune fille, si vous tenez à la vie.

Levy ne comprit pas le sens de ses paroles mais elle y obéit. Elle se redressa tant bien que mal en prenant appui sur le mur. Elle ouvrit grand les yeux et regarda où elle avait atterrit. C’était un cachot au sol en pierre, avec un plafond vouté et seulement une petite fenêtre avec des barreaux. La cellule était grande mais très peu agréable. Il y faisait froid et humide. La jeune fille frissonnât et releva les genoux contre sa poitrine puis passa ses bras autours. C’est alors qu’elle fixa l’inconnu. Elle le détailla, notant chaque détail dans un coin de son esprit. Il avait le teint pâle et semblait triste. Ses cheveux et ses vêtements étaient noirs tout comme son regard. Elle inspira avec peine et voulut poser une question. Elle dût recommencer plusieurs fois pour que des sons audibles sorte de sa bouche car sa gorge était douloureuse, certainement à cause des cris qu’elle avait poussé lors de sa téléportation. Enfin des mots réussirent à sortir, d’une voix rauque :

- Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que je fais ici ?


Elle constata que l’homme n’avait pas bougé depuis qu’elle avait ouvert les yeux. Elle dû fermer les siens car sa tête la lançait et des nausées lui soulevaient l’estomac. Elle ne comprenait vraiment plus rien…

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Mar 13 Aoû - 21:20

La pauvre semblait perdue. Il était content, il espérait que plus elle serait déroutée, et moins elle pourrait utiliser ses armes contre lui. Elle s’était redressée et avait serré ses bras autour des genoux. Elle avait essayé de parler plusieurs fois avant d’articuler avec peine :

« Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que je fais ici ? »

Comme il la détaillait avec plus d’attention Zeref remarqua que les documents étaient à ses pieds sur la dalle humide. Il pensa qu’il faudrait penser à dire à Nima de les récupérer. Il aurait voulu approcher pour savoir ce qui avait trahi l’emplacement de l’île. Si le secret avait été découvert alors quelques têtes devraient tomber dans ses rangs. Il avait hâte de faire le ménage.


« Levy… » commença le mage noir d’une voix triste. « Si vous êtes ici c’est que vous êtes une jeune personne extrêmement intelligente. Et si vous êtes extrêmement intelligente vous n’avez absolument pas besoin que je vous dise qui je suis. Et puis… maintenant que vous êtes là, j’espère obtenir quelques informations de vous. »

Justement des pas retentissaient dans le couloir. Zeref alla se placer le plus loin possible de la porte, plaqué contre le mur. Une jeune femme à la peau mâte entra timidement en rasant le mur opposé. Elle portait une grande cape verte qui couvrait ses formes généreuses, elle avait l’air gentille avec ses joues rondes, sa chevelure qui se tortillait tout autour de son visage. Une lueur douce brillait dans ses yeux. En même temps son regard semblait un peu vide.

« Levy, je vous présente Nima. Nima est une esclave ensorcelée. C’est un cadeau qu’on m’a offert il y a quelques temps. La magie qui pèse sur elle l’oblige d’une part à prendre soin de moi et d’autre part à faire absolument tout ce que je lui demande. »

« Vous m’avez fait appeler maître ? » demanda-t-elle d’une voix vide.

« Nima je te présente Levy, poursuivit Zeref. Levy est notre prisonnière, mais je ne tiens pas à ce que du mal lui soit fait pour le moment. Veille à ce qu’elle ait tout ce qui est nécessaire à sa survie. »

« Bien maître. »

Zeref adorait Nima. Il ne l’adorait pas comme on adore une personne mais plus comme on s’attache à un très bel objet. Elle constituait une œuvre de magie noire sans pareil, elle avait été faite rien que pour lui par un homme de très grand talent. Ce jeune mage qui était mort lors d’une de ses crises. Il avait été un grand géni. Il l’avait choisit naturellement bienveillante et aimante. Le genre de personne que Fairy Tail aurait pu intégrer dans ses rangs. Et puis il avait attaché l’asservissement à sa bienveillance naturelle, la retournant contre elle. Ainsi elle était piégée par sa propre nature et parfois on percevait sa personnalité. Il lui arrivait même de faire des choses qui déplaisaient à Zeref, mais il finissait toujours par se rendre compte que c’était dans son intérêt. Lorsqu’il lui donnait des ordres la magie se renforçait et son regard prenait une allure vide. Mais la plupart du temps elle semblait authentique. Zeref aimait l’idée de ce mensonge permanent qui en même temps n’en était pas vraiment un.

« Nima, poursuivit-il, Vas me chercher les documents qui sont à ses pieds. Fais attention. »

La servante fit ce qu’il demandait.


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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Mer 14 Aoû - 17:11

Levy le regardait depuis un petit moment quand elle sursauta car il venait de bouger pour prononcer quelques phrases :

- Levy… si vous êtes ici c’est que vous êtes une jeune personne extrêmement intelligente. Et si vous êtes extrêmement intelligente vous n’avez absolument pas besoin que je vous dise qui je suis. Et puis… maintenant que vous êtes là, j’espère obtenir quelques informations de vous.

Elle étudia chacun de ses mots : il avait soigneusement choisi ses termes, répondant évasivement à ses questions. La jeune fille devait avoir connaissance de son identité car sinon il ne lui dirait pas qu’il n’avait pas besoin de la lui précisé. C’est lui qui devait commander, ou au minimum avoir un rang élevé car il parlait d’une voix clair et qui impose le respect, une que l’on possède à force de donner des ordres que personne ne conteste.

Alors qu’elle s’apprêtait à répondre des bruits de pas retentir en provenance de ce qui devait être un couloir. Soudain une femme un peu menue arriva et entra dans la pièce en rasant le mur opposé de celui où se trouvait l’inconnu. « Hmm, intéressant » se dit Levy. Elle étudia la nouvelle venue et remarqua qu’aucune peur ne pointait dans son regard. On aurait dit que son geste était naturel. « Pourquoi a-t-elle fait en sorte de ne pas l’approcher ? Etait-ce dangereux ? ». Levy garda ses questions pour elle et observa l’homme qui la présentait en utilisant son nom et l’appelant « notre prisonnière ». Levy frémit car il venait de dire qu’aucun mal ne devait lui être fait, pour le moment.

- Mais où suis-je bon sang ?! se lamenta-t-elle dans sa tête.

- Nima, vas me chercher les documents qui sont à ses pieds. Fais attention.

- Faire attention ?
pensa la jeune fille. Mais à qui ? Elle ou lui ?

L’homme s’était par ailleurs décalé d’un pas sur le côté enfin de toujours laisser une certaine distance entre lui et les personnes qui l’entouraient.

Levy baissa les yeux et aperçu son stylo ainsi que le livre qu’elle tenait avant d’atterrir ici, reposant sur le sol. Voyant l’intérêt qu’il lui portait elle s’en saisi au plus vite et les fourra dans son sweat récupérant aussi son crayon, espérant ne pas s’être fait remarquer. Elle regarda ensuite la femme qui avait fait quelques pas vers elle mais qui s’était figé lorsqu’elle avait bougé. Elle hésita, voulant se retourner pour demander conseil sur la marche à suivre tout en ne voulant pas la quitter des yeux. Elle opta pour la première option, pensant sans doute que Levy était inoffensive.

Passant outre le fait qu’elle n’aimait pas faire preuve de magie pour nuire à quelqu’un, elle fit un geste de la main pour écrire et tout en murmurant au même moment le mot « chaines » qui aussitôt fit prisonnière la femme devant elle. Surprise de constater que l’endroit n’était pas protégé par un sort d’annulation elle en profita pour tirait un coup sur la chaine afin mettre l’inconnue entre elle et l’homme. Cette cellule ne devait pas souvent servir ou alors l’homme était assez sûr de lui pensant qu’il pouvait gérer n’importe quelle situation.

Levy se redressa. C’est d’une voix tremblante mais déterminée qu’elle dit :

-  Vous connaissez mon identité mais malgré mon intelligence j’ignore la vôtre. Cette femme à l’air de compter pour vous, car vous lui avez dit de faire attention. Mais la question que je me pose c’est pourquoi ? Et pourquoi ne vous a-t-elle pas approché en entrant ?

La jeune fille aux cheveux bleus savait que cet inconnu pouvait certainement la tuer rapidement mais il avait dit ne pas lui vouloir de mal pour l’instant. Il devait donc avoir besoin d’elle, mais pourquoi ? Obtenir des informations avait-il dit. Quelles informations pouvait-elle bien détenir ?

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Mer 14 Aoû - 17:14

Plus Zeref regardait Levy et plus il avait la sensation qu’elle réfléchissait intensément. Cela le confortait dans l’idée qu’il allait falloir être extrêmement méfiant. Il n’était pas assez idiot pour se penser supérieur à tous. Il savait bien qu’il avait ses failles comme tout le monde. C’était parce qu’il le savait qu’il avait prit toutes les précautions nécessaires pour y remédier. Il sentait qu’elle observait ses mouvements, retournait ses paroles en tout sens pour en comprendre le sens dès qu’il les avait prononcées. La machine de guerre sous ses cheveux bleus tournait à plein régime.

Le mage noir avait demandé à Nima d’aller chercher les dossiers. Il avait vu la jeune mage dissimuler un livre sous son énorme pull. Elle tentait de tirer le maximum de la situation, d’avoir des cartes à abattre elle aussi. Zeref songea que cette tentative malheureuse ne pouvait pas être sa seule idée. Il n’allait pas tarder à en avoir la confirmation.

Nima hésita et se tourna vers Zeref un instant. Il lui fit un léger signe de tête pour l’encourager à continuer. Il n’était pas sûr qu’elle l’ait perçut mais la servante s’avança à nouveau, pensant sans doute que Levy serait sans danger pour elle. C’était aussi ce que pensais Zeref mais il fut surpris.
La jeune mage avait dut murmurer un mot car des chaînes sortirent du sol et vinrent enserrer la servante. Nima eut un gémissement étouffé et sa respiration se fit courte, son corps se raidit sous le coup de la surprise. La peur avait ôté le vide dans ses yeux. Zeref leva un sourcil, intrigué. Il aurait pensé que Levy parlerait plus qu’elle n’agirait, il avait redouté ses mots, mais apparemment l’espèce de courage fou qui caractérisait Fairy Tail était aussi à craindre. En plus de cela, il n’aurait pas cru qu’une mage d’une Guilde aussi altruiste oserait de la sorte prendre en otage une innocente. Si elle commençait à avoir ce genre de comportements dans la panique, alors le mal, c’est à dire lui, avait déjà à moitié gagné.

-Vous connaissez mon identité mais malgré mon intelligence j’ignore la vôtre. Cette femme à l’air de compter pour vous, car vous lui avez dit de faire attention. Mais la question que je me pose c’est pourquoi ? Et pourquoi ne vous a-t-elle pas approché en entrant ?

Il avait toujours été fasciné par ce mélange de peur et de détermination dans la voix de certains de ces adversaires. Comment pouvait-on continuer de se battre sans faire preuve de sang froid? Comment pouvait-on gérer pareilles émotions ? C’était une question à laquelle il allait falloir répondre. Il ne ressentait pas la peur. Il se demandait comment tous ceux qui la vivaient n’étaient pas figés sur place.

Il eut un rire glacial.

-Vous me décevez Levy. Tout dépends de ce que vous appelez tenir à quelqu’un. Je tiens à Nima comme vous tiendriez à un vase que vous avez hérité de votre grand-mère. Je ne serais pas prêt à risquer quoique ce soit d’important pour elle.

De lourdes larmes roulèrent sur les joues de Nima et d’une voix étranglée elle bredouilla :

-Maître…

Décidément Zeref allait de surprise en surprise. Nima aurait-elle pensé qu’il avait développé une espèce d’affection pour elle ? Les gens étaient décidément bien étranges.

-Allons, allons ma chère Nima, commença-t-il en faisant bien transparaître l’ironie dans les mots, inutile de dramatiser de la sorte. Levy est une mage de Fairy Tail. Elle ne fera jamais de mal à une innocente. Maintenant jeune mage des mots, je vous prierais de relâcher ma servante, sans quoi tout ce que vous allez réussir à faire sera de vous priver de dîner puisque c’est elle qui doit vous l’apporter. Quand à ce livre que vous avez caché, j’aimerais beaucoup que vous me le rendiez. Je regrette mais vous n’êtes pas en position de poser des questions, contentez-vous de ne pas m’approcher et de répondre aux miennes. »

Sans se soucier d’avantage du fait que Nima était enchaînée, Zeref recommença ses allées et venus contre le mur du fond réfléchissant à la meilleure question à poser pour commencer sans trahir d’emblée son identité.
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Mar 20 Aoû - 0:51

Levy se senti d’abord coupable de faire du mal à une innocente, puis elle ressentit un sentiment de peine envers l’homme quand il se mit à rire fasse à son geste. Elle l’appelait maître et lui se fichait de son sort. S’il réagissait ainsi c’est qu’il ne devait pas attacher beaucoup d’importance à la vie humaine ainsi qu’aux gens qui l’entourent ce qui aurait rendu triste n’importe qui. La jeune fille se revit quelques années au paravent et voulu lui dire que repousser ceux qui étaient attachés à lui ne servait à rien mais elle resta muette.

- Vous me décevez Levy. Tout dépend de ce que vous appelez tenir à quelqu’un. Je tiens à Nima comme vous tiendriez à un vase que vous avez hérité de votre grand-mère. Je ne serais pas prêt à risquer quoique ce soit d’important pour elle.


La jeune fille fut choquée des propos de cet homme car il la considérait comme un objet et non comme un être humain. C’était un comportement étrange lorsque l’on savait que cette femme s’occupait de lui en général, il aurait dût s’y attacher rien qu’un minimum. Pourtant il agissait de manière détaché, il était insensible.

Levy vit le corps de Nima  qui frissonnait à ses immondes paroles et c’est d’une voix tremblante qu’elle appela son maitre. La jeune fille fut prise de hauts le cœur face à la détresse qu’elle avait perçu dans la voix de l’autre femme et à l’indifférence de l’homme debout près d’un mur.

- Allons, allons ma chère Nima, dit-t-il  avec ironie, inutile de dramatiser de la sorte. Levy est une mage de Fairy Tail. Elle ne fera jamais de mal à une innocente. Maintenant jeune mage des mots, je vous prierais de relâcher ma servante, sans quoi tout ce que vous allez réussir à faire sera de vous priver de dîner puisque c’est elle qui doit vous l’apporter. Quand à ce livre que vous avez caché, j’aimerais beaucoup que vous me rendiez. Je regrette mais vous n’êtes pas en position de poser des questions, contentez-vous de ne pas m’approcher et de répondre aux miennes.

La jeune mage n’en crut pas ses oreilles, cet homme était ignoble avec cette pauvre femme. Elle l’avait supplié et il lui avait rit au nez, ne se souciant absolument pas d’elle et de ses sentiments. Mais qui était donc se mage ? Levy chercha dans sa mémoire. Il fallait trouvé un mage connu, du moins qu’elle pouvait connaitre, qui soit assez puissant pour être craint et peut être même respecté, à qui on ne refusait rien, qui soit froid et calculateur et qui avait une obsession pour la proximité. D’ailleurs la demoiselle se demandait pourquoi il ne voulait que personne ne l’approche sous aucun prétexte ? Etait-ce simplement une gêne ou bien cela pouvait être dangereux ? Et dans ce cas, pour qui, lui ou la personne ?

Elle l’observa : tout dans sa posture montrait son désintérêt, sauf son regard. Il était empreint d’une sorte de tristesse. Pas pour la femme ligotée devant lui, mais plus tôt pour le geste. Depuis qu’elle avait croisée son regard elle avait aperçu cette lueur mais lorsqu’elle avait lancé son sort elle c’était accentué, cela ressemblait même à du regret.

Levy n’avait que deux choix : continuer de menacer Nima ou la libérer. Le premier n’était pas son genre et cet homme ne semblait pas s’inquiéter de ce qui pouvait arrivé à sa servante, quant au second il lui semblait plus juste, mais cela montrerait sa faiblesse et elle ne ferait que lui obéir. Mais Levy ne pouvait guère faire du mal à une personne, surtout qu’elle n’avait fait que suivre les directives qu’on lui donnait. Elle soupira, et desserra les chaines d’un mouvement de la main et les laissa retourner à l’état de poussière. Puis elle se leva, croisa les bras sur sa poitrine et planta son regard dans celui de cet inconnu.

- Je suis une mage de Fairy Tail et c’est l’unique raison qui m’a poussé à libéré cette femme. Je suis désolée pour vous car si cette femme ne compte absolument pas alors que c’est elle qui s’occupe de votre personne, vous devez être bien seul. Je n’ai pas de servante, ni de personne sous mes ordres mais je sais que si c’était leur cas je me soucierais au minimum de leur sort.

C’était d’une voix tremblante qu’elle avait débité son discours, mais le regard brûlant. Elle entendit l’homme prononcé quelques mots mais n’y prêtait aucun attention et tendit la main à Nima pour l’aider à se relever en s’excusant de lui avoir  fait du mal. La femme avait d’abord regardé son maitre qui ne lui portait aucune attention et avait donc accepté la main tendu de la mage souriant.

- Je suis désolée Nima, mais vous comprendrez que je ne peux vous donner le livre que je possède, s’excusa-t-elle avant de se tourner vers l’homme. Je compte vous le rendre car vu ce que j’ai pu en lire il devait appartenir à un mage d’une guilde noir qui se démenait corps et âme à Zeref, ce qui ne m'est d'aucune utilité.

Elle le vit faire un geste nerveux à l’évocation de ce grand mage mais elle continua sa tirade sans montrer qu’elle avait remarqué sa nervosité. Avait-il un lien avec lui ?

- Je peux vous dire ce qu’il renferme et où je l’ai trouvé mais je préfère le garder encore un moment. Vous voulez des réponses, je veux découvrir qui vous êtes et pourquoi je suis ici. Si nous essayons de nous arranger et de répondre aux questions de l’autre ? Je sais que vous ne devez pas procéder ainsi souvent mais puisque nous sommes chacun en quêtes d’informations, pourquoi pas tenter de nous arranger simplement ? Je sais que vous allez penser que je suis naïve de croire que vous pouvez faire preuve de gentillesse à mon égard, mais je pense que faire un geste pour une inconnu ne vous ferai pas de mal après avoir blessée le cœur de cette femme, dit-elle en regardant Nima.

Levy savait que ses paroles pouvaient lui coûter cher mais seul son courage et sa rage guidaient son cœur. Il ne pouvait pas faire du mal aux gens qui visiblement tenaient à lui sans au minimum avoir du remord. La jeune fille comptait bien lui montrer ce que pouvait être l’amitié…

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Mar 20 Aoû - 15:17

Zeref attendit un moment. Durant tout ce silence il supporta sans rien dire et sans bouger la brûlure de son regard. C’était un regard comme il n’en voyait pas souvent. Un regard avec des pupilles de feu. Il y avait là de la colère et du dégoût. Mais par derrière quelque chose d’autre, quelque chose sur quoi il n’arrivait pas encore à mettre le doigt, quelque chose de terrible, qu’il avait du mal à supporter de voir. Mais il ne cillait pas, il ne s’inclinait pas. La souffrance… La souffrance rentrait dans la normalité des choses. Il fallait juste y survivre. Ce n’était au fond pas si compliqué.
Finalement Levy fit ce qu’il avait prévu. Les chaînes relâchèrent Nima. Mais la petite mage croisa les bras, comme pour dire que ce n’était pas un signe de faiblesse. Il était d’accord avec cette idée. La garder prisonnière aurait été stupide, la relâcher était au contraire la preuve qu’elle ne laissait pas sa fierté se mettre en travers de son jugement. Elle planta son regard dans le sien, comme si elle n’avait pas peur et la souffrance augmenta encore.

-Je suis une mage de Fairy Tail et c’est l’unique raison qui m’a poussé à libéré cette femme. Je suis désolée pour vous car si cette femme ne compte absolument pas alors que c’est elle qui s’occupe de votre personne, vous devez être bien seul. Je n’ai pas de servante, ni de personne sous mes ordres mais je sais que si c’était leur cas je me soucierais au minimum de leur sort.


Zeref aurait souri si seulement il s’était souvenu de comment il fallait faire. Cette mage pensait-elle sérieusement que la solitude était quelque chose qui le préoccupait ? Sans doute était-ce parce qu’elle ne savait pas encore qui il était. Elle le prenait pour n’importe qui. Zeref ne se demandait pas ce qui lui faisait mal dans le regard qu’elle portait sur lui, alors il eut à cœur de répondre.

-Oui c’est vrai je suis seul. J’aime la solitude. Je rêve du jour où il n’y aura plus que moi sur cette terre.

Zeref fut surpris de voir Levy tendre une main pour relever Nima. Elle l’enchaînait et la seconde suivante elle lui portait secours ? Décidément ils étaient tous fous ces mages de Fairy Tail. Nima lui jeta un regard interrogateur et il hocha la tête. Après tout…Quelle importance. Zeref ignora du mieux qu’il put le contact de leur peau. Mais Nima regarda leurs mains, fascinée. Il devait y avoir des années depuis la dernière fois où quelqu’un était entré en contact avec elle de la sorte. Ses yeux se remplirent de larmes à nouveau. Mais que lui fallait-il à la fin ? Le mage noir eut un geste nerveux. Et Nima réclama le livre du regard.


-Je suis désolée Nima, mais vous comprendrez que je ne peux vous donner le livre que je possède,
s’excusa-t-elle


Puis le regard de Levy se tourna à nouveau vers Zeref comme un gyrophare curieux sur la mer déserte.  Effrayé soudain il sentit la douleur remonter le long de son dos. Quoi une crise déjà ? Incrédule il acceptait lentement l’idée qu’il allait falloir faire face à la douleur une seconde fois ce jour, avant que la nuit ne tombe. C’était trop. Il ne laissa rien paraître alors que le désespoir se mettait à le ronger. Il lui restait une heure ? Une demi heure ? Difficile à dire. Il espérait au moins pouvoir finir cette conversation.

-Je compte vous le rendre car vu ce que j’ai pu en lire il devait appartenir à un mage d’une guilde noir qui se démenait corps et âme à Zeref, ce qui ne m'est d'aucune utilité. Je peux vous dire ce qu’il renferme et où je l’ai trouvé mais je préfère le garder encore un moment. Vous voulez des réponses, je veux découvrir qui vous êtes et pourquoi je suis ici. Si nous essayons de nous arranger et de répondre aux questions de l’autre ? Je sais que vous ne devez pas procéder ainsi souvent mais puisque nous sommes chacun en quêtes d’informations, pourquoi pas tenter de nous arranger simplement ? Je sais que vous allez penser que je suis naïve de croire que vous pouvez faire preuve de gentillesse à mon égard, mais je pense que faire un geste pour une inconnue ne vous ferai pas de mal après avoir blessée le cœur de cette femme.

Levy se tourna vers Nima d’un air désolé et la servante planta à son tour son regard dans celui de son maître. Il y avait longtemps qu’elle ne lui tenait plus tête, qu’elle évitait ses yeux comme tous ici. La douleur augmenta silencieusement. Zeref leva un sourcil. Encore une fois il était surpris. La mage des mots était-elle réellement en train de lui faire la morale ? Alors qu’elle était sa prisonnière ? Elle était décidément bien téméraire. Il étudia sa proposition, sincèrement. Il pouvait approcher et faire peser le Néant sur elle, mais c’était trop dangereux avec la crise qui menaçait. Et puis la faire trop souffrir et lui faire trop peur c’était se priver d’enseignements intéressants.

-Vous avez de la chance jeune mage, commença-t-il, je ne suis pas d’humeur à vous torturer aujourd’hui. Ne croyez pas que c’est de la gentillesse pour autant. Vous m’avez rendu Nima. Elle a certes moins de valeur que le livre, mais vous avez l’intention de me le rendre de toute façon n’est-ce pas ? Vous voulez jouer au jeu des questions réponses. Soit. Jouons. Mesurons nos deux intelligences hors du commun. Vous êtes mon otage alors je commence. Dîtes moi Levy, selon vous, qu’est ce qui fait la force de Fairy Tail ? Répondez vite votre le temps est compté.

A ces mots Nima se tourna vers lui le visage blanc. La douleur augmenta d’un cran. Cette fois sans doute que son visage avait frissonné.

-Maître… Encore ? souffla-t-elle blanche de peur.

-Encore oui. Vas faire ce qu’il faut.  répondit Zeref calmement. Ce n’était rien. Il fallait juste se convaincre que ce n’était rien.

Nima se tourna vers Levy et lui lança un regard glacé de terreur avant de se tourner vers lui à nouveau.

-Mais elle… commença Nima. Sa voix avait été hachée, entrecoupée de silences étranges. C’était ce qu’il se passait lorsqu’elle résistait à son enchantement.

- Fais ce que je te dis.
Reprit Zeref en espaçant bien les mots. Il alla se mettre le plus loin possible de l’entrée. Le cercle avait grandi sans doute. Nima sortit rapidement. Très vite le château se remplit d’agitation. Lorsque la crise viendrait, Zeref sortirait. Les sous-sols n’avaient jamais été touchés. Il était possible que ce soit le cas. Le sort déciderait de si Levy survivrait ou non. Il ne pouvait pas s’empêcher de penser que c’était elle qui lui infligeait ce supplice supplémentaire.
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Mar 20 Aoû - 17:33

Levy vit son air surpris suite à son marché. L’homme retourna certainement la question plusieurs fois dans sa tête avant d’énoncer d’une voix claire mais plus tendu à présent :

- Vous avez de la chance jeune mage, commença-t-il, je ne suis pas d’humeur à vous torturer aujourd’hui. Ne croyez pas que c’est de la gentillesse pour autant. Vous m’avez rendu Nima. Elle a certes moins de valeur que le livre, mais vous avez l’intention de me le rendre de toute façon n’est-ce pas ? Vous voulez jouer au jeu des questions réponses. Soit. Jouons. Mesurons nos deux intelligences hors du commun. Vous êtes mon otage alors je commence. Dîtes moi Levy, selon vous, qu’est ce qui fait la force de Fairy Tail ? Répondez vite votre le temps est compté.

Elle sourit intérieurement car elle savait qu’elle avait marqué un point : il disait ne pas être d’humeur à la torturer mais elle au fond d’elle, la jeune fille avait la certitude que c’était ses paroles qui lui avait fait choisir la discussion à la brutalité.

La mage se redressa et c’est d’une voix un peu plus assurée qu’elle lui dit :

- Vous avez plus de renseignements sur moi que j’en ai sur vous alors je pose la première question. Pourquoi le temps est-il compté ?


Nima avait tourné la tête vers l’homme mais Levy n’avait pas manqué de remarquer son teint livide.

- Maître… Encore ?
souffla-t-elle.

- Encore oui. Vas faire ce qu’il faut, lui répondit-il.

La servante regarda Levy et la jeune fille put lire de la peur et du regret dans ses yeux. Une larme coula et c’est en regardant son maître qu’elle dit :

-Mais elle…

- Fais ce que je te dis, la coupa-t-il.

La femme serra doucement la main de Levy et cette dernière vit une sorte d’au revoir percer dans le regarde de la servante. La jeune fille prit peur et s’accrocha donc à Nima, qui sans s’en rendre compte la tira vers la porte. Levy trébucha et se retrouva par terre voyant Nima disparaitre dans l’encadrement de la porte.

Dans sa chute elle s’était rapprochée de l’homme et aussitôt elle avait ressenti une vive douleur dans sa chair. Elle fit un bond en arrière se plaquant contre le mur le plus éloigné de lui. Levy se sentit soudainement fatigué, vide de son énergie. Plus de doute pour la jeune fille : elle connaissait cette magie et par répercussion l’identité de cet homme. C’était lui, le mage que tout le monde cherchait, le grand Zeref. La fille aux cheveux bleus essaya de ne rien montrer. Elle ne voulait pas qu’il comprenne qu’elle avait trouvé.

C’est donc d’une voix empreinte d’une fausse surprise qu’elle dit :

- Je suppose que c’est à cause de ceci que le temps nous est compté, mais qu’est-ce donc ?

Elle le vit levé un sourcil suite à sa double question.

- Ce n’est pas vous qui avez répondu alors vous me devez une réponse.

Pendant qu’il évaluer la situation elle en fit de même dans sa tête. Elle se trouvait face au plus puissant mage noir connu sans même savoir comment. Il est vrai que le livre qu’elle cachait parlait de lui mais jamais Levy n’aurait pensé se trouver dans la même cellule que lui. Elle réfléchit. Et si c’était se livre ou plutôt un sort jetait sur ce livre qui l’avait emmené ici ? C’était possible.

Elle tourna son regard vers Zeref, ne montrant pas son savoir, juste sa peine…

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Mar 20 Aoû - 19:50

Zeref avait décidé qu’il était trop dangereux d’utiliser la magie pour contraindre Levy à parler. Une crise se profilait. Encore une. Combien de temps avait-il eu de répit. Quelques heures de lecture à la bibliothèque, quelques minutes à parler avec cette prisonnière. Et tellement de temps à souffrir. Le temps passait toujours plus lentement. La journée allait s’étirer encore, jusqu’à devenir interminable. Il en avait l’habitude. Il fallait juste renoncer. Se battre contre ne rendait les choses que plus difficiles encore.

Le mage noir avait donc accepté la proposition de Levy de s’échanger des réponses à leurs questions respectives. Il avait décidé de demander tout simplement ce dont il avait besoin, et de démêler le vrai et le faux ensuite.

-Vous avez plus de renseignements sur moi que j’en ai sur vous alors je pose la première question. Pourquoi le temps est-il compté ?

Zeref était excédé à présent. Il avait décidé de ne pas lui faire de mal mais si elle persistait à lui tenir tête de la sorte, il faudrait sans doute la remettre à sa place.  Cela dit, elle pouvait aboyer tant qu’elle voulait et il pouvait bien répondre à ses questions. Elle ne pouvait rien contre lui. Peut-être que lui donner l’illusion qu’elle maîtrisait quelque chose de la situation la rendrait plus ouverte. Oui. Il était inutile de s’acharner dès maintenant. Cela ne ferait qu’avancer la crise.

La mage des mots avait parlé vite. Il avait devancé la réaction anxieuse de Nima. Il lui fit comprendre qu’il fallait donner l’alerte en termes flous. Mais la servante refusa d’abord de laisse la prisonnière mourir dans le Néant ou sous les décombres. Levy du comprendre que sa vie serait en danger lorsque le temps serait écoulé, elle pensait sous doute que la pitié pouvait vaincre l’enchantement. Refusant de lâcher la main de la servante elle était tombé en avant. Elle était tombée sur le cercle. Elle recula vivement, se plaquant contre le mur. Décidément, Zeref détestait cela, y compris lorsque c’était ces ennemis qui étaient touchés. Il crut voir une lueur étrange dans ses yeux. L’espace d’une seconde elle eut l’air d’avoir vraiment peur. Puis elle se reprit :

- Je suppose que c’est à cause de ceci que le temps nous est compté, mais qu’est-ce donc ?

Zeref leva un sourcil. Voilà qu’elle posait déjà une seconde question. Elle était décidément bien empressée d’en savoir d’avantage.

-Ce n’est pas vous qui avez répondu alors vous me devez une réponse. Expliqua-t-elle.

Finalement Zeref n’avait plus envie de jouer, il sentait dans sa chair que le temps était compté. Il allait répondre. Répondre et lui faire peur.

-Vous voulez des réponses alors soit je vais vous les donner. Il ne faudra pas vous plaindre si elles vous désespèrent. « Ceci » comme vous dîtes est ma magie. Elle trop puissante pour être contenue à l’intérieur de mon corps. Tout ce qui s’en approche, êtres vivants, magie, énergie sous n’importe quelle forme, matière, tout cela est détruit une fois à l’intérieur du cercle qui m’entoure. Vous venez d’en effleurer la frontière. Et si vous continuez à me tenir tête je n’hésiterais pas à vous faire entrer à l’intérieur.


Zeref croisa les bras sur sa poitrine et se plaça devant la porte pour lui ôter tout espoir de fuite.

-Quand à la raison pour laquelle tout le personnel du château est en train de fuir, vous la découvrirez bien assez tôt. Il se peut même que vous y laissiez la vie.


Zeref laissa un silence pour savourer l’effet ses paroles sur elle avant de poursuivre.

- A présent c’est à vous de répondre Levy je vous écoute. Soyez concise.
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Mar 20 Aoû - 22:40

Levy se montrait courageuse face à cet homme mais à l’intérieur elle était morte de peur. La voyant lui tenir tête, Zeref commençait à montrer des signes d’énervements. La jeune mage savait que sa rébellion pouvait lui coûter la vie mais de toutes manières elle doutait de revoir un jour ceux qu’elle aimait. Dans sa tête se mit à défiler les images de ses amis qu’elle voudrait tant revoir. Le visage de l’homme qu’elle aimait apparut dans son esprit et elle sentit les larmes lui monter. La jeune fille inspira un coup pour reprendre ses esprits et se concentrait sur le présent car si elle voulait un jour avoir la chance de le revoir il fallait bien choisir ses mots. Le mage noir la sortie de ses réflexions en prononçant ces mots :

- Vous voulez des réponses alors soit je vais vous les donner. Il ne faudra pas vous plaindre si elles vous désespèrent. « Ceci » comme vous dîtes est ma magie. Elle trop puissante pour être contenue à l’intérieur de mon corps. Tout ce qui s’en approche, êtres vivants, magie, énergie sous n’importe quelle forme, matière, tout cela est détruit une fois à l’intérieur du cercle qui m’entoure. Vous venez d’en effleurer la frontière. Et si vous continuez à me tenir tête je n’hésiterais pas à vous faire entrer à l’intérieur.

D’abord abattue par ses pensées, elle en tira une force qui lui permit d’analyser les paroles qu’il venait de dire. Zeref venait de lui décrire les effets de sa magie pour ceux qui s’approchaient. Il avait parlé d’une frontière qu’elle avait effleurée. Intéressant. Levy avait constaté que plutôt Nima c’était trouvée à la même distance sans en ressentir les effets. Le cercle avait dû s’agrandir, mais pourquoi ?

Il la menaçait à présent. Il était à bout comprit la jeune mage. Elle fouilla dans sa mémoire et se souvint d’un passage d’un livre qui disait que Zeref ne contrôler pas sa magie par moment ce qui provoquait des crises destructrices. Etait-ce de cela qu’il parlait ? Assistait-elle à une de ses fameuses crises ? Il fallait la jouer finement car elle le sentait à la frontière.

- Quand à la raison pour laquelle tout le personnel du château est en train de fuir, vous la découvrirez bien assez tôt. Il se peut même que vous y laissiez la vie.

Il essayait de lui faire peur pour la faire parler au plus vite mais Levy ne comptait pas lui révéler les secrets de sa guilde comme ça. Elle voulait gagner du temps. Peut-être même assez pour ne pas devoir répondre à sa question. Il allait peut-être franchir la limite sans avoir obtenu d’information et dans ce cas la jeune fille ne serait probablement plus en mesure de le renseigner si elle trouvait la mort.

- A présent c’est à vous de répondre Levy je vous écoute. Soyez concise.

Un ordre. Levy pensa qu’il ne lui restait plus longtemps à tenir. Elle laissa quelques secondes s’écouler pour réfléchir. Elle pouvait lui dire ce qui faisait la force de Fairy Tail ou bien refuser de lui obéir pour ne pas trahir sa guilde. Mais si elle optait pour ce choix elle y laisserait sa peau, c’était sûr. Elle se décida donc pour un compromis. Tournée autour du pot, lui donnant des informations mais pas capitales.

- Bien. Vous avez répondu. A mon tour. Vous voulez savoir ce qui fait notre force à Fairy Tail, n’est-ce pas ? Je vais y répondre mais la réponse vous ne risquez de ne pas la comprendre. Ce n’est pas par manque d’intelligence mais par manque de sentiments. Ce que vous avez fait à Nima tout à l’heure, nous n’aurions pu le faire.

Le cerveau de Levy était en ébullition. Elle étudiait chacun de ses mots les choisissant avec soins pour répondre de manière évasive sans pour autant faire passer ça pour de la rébellion. La jeune fille regarda Zeref et releva le menton d’une façon de défi face à sa mine contrariée.

- On attache de l’importance à chaque personne que l’on côtoie. Même le plus fort des mages au monde ne peut rivaliser face à la puissance de la guilde au complète. Plus nous sommes, plus nous vaincrons facilement. Si vous connaissez notre guilde aussi bien que vous le prétendez-vous savez que l’on a survécu à Acnologia. La raison de cette victoire est simple : on été réunis et on y croyait.

Quand Levy avait commencé à parler elle était à genoux. A présent elle se trouvait debout face à Zeref, le regard brûlant, les muscles tendus et le cœur battant. Elle était prête à affronter son destin même s’il y était écrit qu’elle devait mourir, elle l’affronterait la tête haute, pour Fairy Tail.

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Mer 21 Aoû - 9:58

La jeune mage avait peur, mais elle lui tenait tête. Il savait qu’elle avait peur, elle ne pouvait qu’avoir peur, enfermée ici avec lui, après avoir appris la nature de sa magie. Elle eut un silence et c’était là que tout se jouait à présent, le choix des mots, les phrases qui allaient sortir de sa bouche décideraient de si elle allait vivre ou mourir. Un mot de trop un mot de moins, il la tuerait de sang froid. Elle ne pouvait pas refuser de répondre. Pas après s’être montrée arrogante à ce point. Elle savait sans doute que sa patience avait des limites, des limites qu’on trouvait rapidement si on les cherchait.

- Bien. Vous avez répondu. A mon tour. Vous voulez savoir ce qui fait notre force à Fairy Tail, n’est-ce pas ? Je vais y répondre mais la réponse vous ne risquez de ne pas la comprendre. Ce n’est pas par manque d’intelligence mais par manque de sentiments. Ce que vous avez fait à Nima tout à l’heure, nous n’aurions pu le faire.

Manque de sentiments? Effectivement Zeref ne comprenait rien à rien à ce qu’elle était en train de dire. C’était le signe qu’elle ne se moquait pas de lui, qu’elle était effectivement en train d’aborder avec lui le fond du problème. Ce qu’il n’arrivait pas à saisir depuis tout ce temps. Il l’avait senti parfois à travers ces milliers de ligne qu’il avait lues, il le voyait vivant devant lui, en chair et en os. Qu’était-ce donc que cette chose? Pourquoi manquerait-il des sentiments? Il ne manquait jamais de sentiments, il y avait toujours trop. Que pouvait-on faire avec un sentiment mis à part souffrir?

-Je n’ai rien fait à Nima. clarifia-t-il avec un brin de sarcasme, vous l’avez enchaînée. Il la laissa poursuivre malgré tout, écoutant avec beaucoup d’attention, enregistrant chacun de ses mots dans sa mémoire.


- On attache de l’importance à chaque personne que l’on côtoie. Même le plus fort des mages au monde ne peut rivaliser face à la puissance de la guilde au complète. Plus nous sommes, plus nous vaincrons facilement. Si vous connaissez notre guilde aussi bien que vous le prétendez-vous savez que l’on a survécu à Acnologia. La raison de cette victoire est simple : on été réunis et on y croyait.

La jeune fille était maintenant debout face à lui. Elle lui disait la vérité, elle lui disait précisément ce qu’il avait besoin de savoir, mais il ne pouvait rien en faire. Y croire? Etre réunis? Qu’est ce que cela voulait dire ? Elle plantait ses yeux dans les siens, elle avait cette espèce de force que lui avait décrite Acnologia et certains de ses espions, elle avait cette solidité malgré son corps minuscule et sa magie ridicule. C’était à n’y rien comprendre.

Cela faisait mal, intolérablement, inexplicablement, incompréhensiblement mal.

La crise monta d’un seul coup alors il serra sa tête entre ses mains et se courba en avant. Il serra les dents. Il n’était pas question de crier devant elle, peu importe combien il avait mal. Il fallait maintenir les apparences.

-Il est temps. Parvint-il à dire.

Il recula précipitamment. Le cercle avait heurté la jeune mage encore une fois, il le voyait à son visage. Il était content de lui avoir fait mal cette fois. Il recula et ferma la porte. Il y eut une nouvelle salve dans le couloir. Il s’effondra à genoux et hurla. Etait-il assez loin pour qu’elle n’entende rien ? Assez prêt pour qu’elle meure ?  Il perdait la notion des distances. Ce couloir avait-il une fin? Il ne savait plus.

Il se releva comme il put, bientôt le nuage se formerait. Il n’était pas question qu’elle meure juste comme ça. Il n’était pas question qu’elle disparaisse et qu’il ne reste rien. Il voulait la voir souffrir comme lui en ce moment il voulait faire mourir dans ses yeux cette lumière qu’il ne supportait pas, à mains nues.

Mais Zeref ne pouvait pas faire. Elle serait réduite en poussière, avant même qu’il puisse la toucher.

Nouvelle salve.

A travers les images qui traversaient son esprit, il vit l’aile Est, et son interminable couloir vide. Le parquet grinça sous ses pas. Il fallait faire vite sans quoi la moitié du château serait effondré cette fois et personne ne pourrait rien réparer avant la prochaine crise. Etaient-ils tous partis, le bateau était-il en mer?

Il y eut des cris. Des gens descendaient des étages dans un mélange de robes colorés. Deux moururent à la salve suivante. Ils n’avaient pas vu leur maître en déboulant du grand escalier. Le nuage apparaissait et grossissait. C’était venu si vite cette fois.

Il fallait juste se convaincre que tout cela était normal. C’était normal il n’y avait rien à craindre juste à supporter. Supporter la brûlure, cette sensation atroce d’être arraché à son corps, l’incrédulité de la souffrance qui toujours surprends par sa force, supporter le vent fétide qu’il sentait monter en lui, les dernières mauvaises âmes tuées qui se débattaient encore pour leur liberté. Il fallait supporter et marcher encore.

La porte dérobée vola en éclat et la première explosion eut lieu alors qu’il était encore à l’intérieur. Le sol eut comme un sursaut de cheval effrayé le ciel transperça les murs, le soleil brûla ses yeux après l’obscurité. A genou les bras écartés, il hurla de toute la force de ses poumons, aveuglé par le soleil blanc qui déchirait la noirceur. Les gravas furent réduits en poudre avant de l’atteindre et il se retrouva soudain recouvert de poussière.

Il était tombé, il ne s’en souvenait pas. Il se débattit pour se sortir des débris. Le parquet, le mur le sol, la roche de l’île étaient percés d’un trou parfaitement rond sur plusieurs mètres. La paroi était si lisse qu’il crut bien ne jamais en sortir. Il était tombé allongé sur le bord quand la deuxième secousse se produisit.

Il se passa un temps infini avant qu’il n’atteigne l’ancien emplacement de l’arbre mort, l’endroit le plus éloigné des bâtiments. Le sol de l’île était devenu comme une mer entre les cratères qu’ils laissaient dans sa course, de plus en plus vastes et profonds.

Il se passa encore une éternité avant que l’intensité des chocs ne diminue. Le nuage enflait il se répandait et l’île s’écroulait. Le silence sourd de sa magie alternait avec le vacarme des destructions jusqu’à ce que les deux se mélangent dans son esprit confus.
Le flanc était en pente à présent et il lui fallait s’accrocher à ce qu’il pouvait pour ne pas tomber dans la mer.

Tout cela était normal, tout cela était parfaitement… normal. Il fallait juste renoncer, renoncer se préparer au pire et renoncer encore en voyant que quelque chose de si terrifiant qu’on n’avait pas pu l’imaginer se produisait.

Le dernier choc emporta une partie de la falaise creusant une alcôve ronde dans la roche qui surplombait la mer. Zeref perdit enfin connaissance, soulagé.

Son petit corps malingre était couvert de poussière blanche, il disparaissait sous la brume de roche détruite qui retombait peu à peu sur le sol. Le vent s’était tut. Le silence était complet. Le quart du château était parti en fumée, et l’île ressemblait à une planète lointaine qui n’aurait jamais connu la moindre forme de vie. Le ciel était gris. Tout était gris.
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Jeu 22 Aoû - 14:46

Alors que Levy  s’était préparée à un affrontement elle fut plus que surprise de voir Zeref se courber en avant prenant sa tête dans ses mains. La jeune fille avait eu le temps de lire toute la douleur qu’il ressentait car elle avait crispé ses traits. Elle voulut avancer pour l’aider mais se ravisa en repensant au cercle destructeur qui l’entourait. La mage ne savait que faire car son instinct lui criait de se réfugier dans un coin en priant pour sa survie mais son cœur lui hurlait de l’aider. Il arriva à se redresser légèrement et articula avec difficulté :

-Il est temps.

Cet effort dut lui couter beaucoup car la puissance du mage vint heurter la jeune fille qui ressenti une vive douleur une fois de plus, mais cette fois elle été prête et elle voulait partager sa douleur, lui être solidaire. C’est le minimum se dit-elle. Serrant les dents elle se força à rester debout face à cet homme qui avait reculé précipitamment. Il s’était dirigé vers la porte et l’avait simplement tirée derrière lui en la faisant claquer.

Un lourd silence tomba dans la cellule mais fut bientôt déchiré par un cri de douleur. Par chance Levy se trouvait contre le mur du fond et ne ressenti donc pas toute la magie du mage. Cependant elle tomba à genoux, tout l’air contenu dans ses poumons s’était envolé et elle suffoquait.

Le hurlement en provenance du couloir avait cessé et soudain Levy pu respirer à nouveau. Haletante elle essaya de reprendre ses esprits. La jeune fille avait une douleur à la poitrine mais son cerveau fonctionnait parfaitement et à ce moment il tournait à plein régime. La mage évaluait la situation : elle se trouvait dans un cachot mais visiblement Zeref n’avait pas pris la peine de le fermer. Le problème était qu’elle ne pouvait sortir car elle en connaissait pas les lieux et pouvait se trouver face au mage noir en prenant la fuite.

Levy soupira et se recroquevilla dans un coin en attendant le prochain assaut. Le silence était retombé mais la jeune fille sentait encore de l’agitation au-dessus d’elle. Les serviteurs de Zeref devaient être en train de quitter les lieux.  Une larme roula sur sa joue puis un sanglot s’échappa de ses lèvres. Elle plaqua sa main sur sa bouche pour étouffer ses pleurs. Elle ferma les yeux très forts au point de voir de petites taches blanches. Une fois de plus les images de ses compagnons apparu dans son esprit et la demoiselle poussa un gémissement. Lucy, Natsu, Happy, Erza, Grey, Mirajane, le Maître, Gajil… elle n’espérait plus les revoir. Levy avait perdu espoir.

Soudain une secousse se fit ressentir, les murs et le sol tremblaient. Elle ouvrit les yeux et regarda le plafond. Quelques petites pierres s’étaient détachées et reposaient au sol, de la poussière avait envahi la pièce. Levy toussa puis se protégea le bas du visage de sa manche. Elle ne voulait pas mourir et si elle restait ici c’était ce qui allait se passer. Il fallait qu’elle se batte, elle ne pouvait simplement pas laisser tomber car elle était une mage de Fairy Tail. Jamais elle n’abandonnerait ses compagnons par peur de ce qui pourrait lui arriver.

La jeune fille se leva avec peine, gardant son bras devant sa bouche et son nez pour ne pas respirer la poussière et se dirigea vers la porte. C’est d’une main tremblante qu’elle parvint à ouvrir la porte. Les tremblements devaient l’avoir fait sortir de ses gonds car elle alla s’écraser au sol.

Elle passa l’encadrement et se trouva dans un couloir fait de pierre. A sa gauche Levy vit un cul-de-sac. La demoiselle pris donc à droite. Ici aussi la poussière était présente. La mage des mots plissa les yeux pour essayer d’y voir plus mais cela était impossible. Le sol était couvert de débris et c’est d’un pas mal-assurée qu’elle avança. Ce corridor était relié à un autre qui partait sur la droite.

C’est avec peine que Levy les traversa et c’est à sa grande surprise qu’elle déboucha à l’air libre. Malheureusement il y avait encore d’avantage de poussière à cet endroit. La jeune fille toussa à plusieurs reprises et se retourna pour observer les alentours. Autour d’elle flottait des particules qu’elle ne sut identifier et derrière se trouvait un château ou plutôt ses restes. Toute la partie qui devait être là avait disparu. Les murs restants portaient une marque circulaire où il devait y avoir leur prolongation.

La demoiselle cligna des yeux plus d’une fois, incrédule. Est-ce ça le pouvoir de Zeref ? Et cette poussière qui rend l’air irrespirable, c’était ce qu’il reste du bâtiment ?

Elle baissa les yeux et remarqua que la terre avait elle aussi disparu à de nombreux endroits, formant toujours des cercles. Levy les suivit ne sachant que faire d’autre. Une falaise se trouvait à cet endroit et elle put voir des racines sorties de terre, arrachées et glissant le long de la paroi en pente descendant vers la mer.

La jeune fille se pencha pour regarder la mer en contre bas et à sa grande surpris découvrit un creux dans la roche qui abritait le mage inconscient. Levy agit plus qu’elle ne réfléchit et se laissa glisser sur la pente jusqu’à Zeref. Là, elle s’approcha à pas feutrés de peur qu’il ne se réveille. La jeune fille craignait que le cercle ne soit encore présent mais elle ne pouvait le laisser comme ça. Elle avança pas à pas et ne ressentit aucune douleur ni aucune fatigue. Peut-être avait-il utilisé trop de magie ? Elle n’en savait rien mais tout ce qui comptait pour elle à ce moment c’était s’assurer qu’il allait bien.

Levy constata qu’il était sur le dos et n’avait plus l’air de souffrir, il semblait même paisible. La mage des mots l’observa un instant contrôlant ses respirations. Tout était normal. Seulement elle ne pouvait le laisser là, le sol menaçait de se dérober sous leurs poids.

Levy réfléchit et ne vit qu’une solution. La demoiselle gravit la pente et une fois en haut elle écrivit en murmurant le mot « chaines » pour la deuxième fois de la journée mais en des circonstances très différentes. Aussitôt elles virent enlacer Zeref. Levy se saisi d’une extrémité et c’est à bout de bras qu’elle le hissa sur le bord. Les chaines disparurent et elle tomba à genoux à bout de souffle. Elle contrôla une fois de plus sa respiration : toujours régulière.

Des bruits avaient attirés son attention et elle fut heureuse de constater qu’elle avait vu juste : le sol où ils étaient quelques minutes auparavant venait de disparaitre le long de la pente.

Levy prit le temps de regarder Zeref vraiment pour la première fois. Il avait l’air jeune, quelques années de plus qu’elle tout au plus. Ses cheveux, son visage et ses vêtements étaient couverts de cette poussière noire. Elle décida de l’en débarrasser et pour ça il lui faudrait de l’eau et une serviette.

La jeune fille se leva et retourna au château et sur la route elle réfléchit aux motivations qui la poussaient à s’occuper de lui alors que c’était le plus grand mage noir de tous les temps. Levy se rendit compte qu’elle ne pouvait rester insensible face à la détresse d’une personne ami ou non. Il fallait qu’elle l’aide au mieux. C’est donc dans cet esprit qu’elle fouillât dans la partie qui était encore debout et y trouva des serviettes qui avaient été protégées de cette poudre noire. Elle en prit quelques une et un petit récipient ainsi qu’un verre au passage.

Une fois aux côtés du mage elle s’agenouilla à côté de sa tête et posa une serviette sur ses genoux et les disposa les autres sous sa tête. Elle fit le plus attention possible pour ne pas le réveiller. Elle prit alors de petit bol qu’elle mit sur la serviette et murmura tout en faisant un geste de la main le mot « eau ». De petite goutteles tombèrent rapidement dans le récipient et une fois remplit elle fit pareil avec le verre qu’elle posa à proximité pour quand il se réveillerait. Levy déposa le bol par terre et déplia la serviette restée sur ses genoux. Elle trempa un coin dans l’eau et entreprit de nettoyer les mains de Zeref. La jeune fille s’appliqua avant d’apporter les mêmes soins à son visage.

Après avoir terminée elle constata que ses traits commençaient à se crisper : il se réveillait. Levy se leva et alla se mettre à quelques mètres emportant la serviette sans y prêter attention. Elle s’assit par terre et attendit.

- Coucou. Pas de panique, c’est moi Levy. Ça va mieux ? Lui dit-elle en souriant à peine eut-il ouvert les yeux.

Levy craignait sa réaction et décida donc de rester neutre, de simplement sourire…

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Jeu 22 Aoû - 15:33

D’ordinaire l’inconscience qui suivait les crises était totale, complète, entièrement noire. C’était un peu comme s’il mourrait à nouveau. Juste après le réveil, il se souvenait très nettement de cette sensation de calme bénie que la mort avait laissé en lui. Le retour à la vie n’en était que plus pénible encore. Il aurait voulu rester ainsi. Mais même nageant profondément dans les limbes du Néant, il savait que cela aurait une fin. Que cela aurait toujours une fin. Il savait que même si à son réveil il ne devait rien rester autour de lui, ou dans le monde entier, il se réveillerait toujours.

Aussi, une partie de son esprit restait en général suffisamment en éveil, tout au fond de lui, pour apprécier ce rien, cette minute de calme après la tempête.

Mais cette fois la paix ne fut pas complète. Il y eut comme un éclair électrique qui déchira le silence, comme une sensation humide sur ses mains et son visage. Quelque chose comme…

Il n’était pas possible de se représenter cela. Il n’était pas possible d’y penser, de le formuler ou même d’en avoir une simple idée même imprécise.

Ce n’était pas possible sans revenir à ce fameux jour, sans que le silence et le rien ne soit remplacé par la peine.

A même le sol de  leur chaumière il déplaçait les pièces sur l’échiquier. Il n’y avait rien qui pouvait lui en faire détourner le regard. Il n’y avait rien qui pouvait le faire parler ou même lever la tête. Il n’avait pas bougé, pas hausser un sourcil le jour où son père était parti, effrayé par le monstre silencieux qui vivait sous leur toit. Qu’est ce que cela pouvait changer ? Zeref avait été assez intelligent pour savoir très précisément quand cela se produirait. Un pion de son entourage s’était déplacé, cela arrivait sans arrêt, c’était sans le moindre intérêt. Il n’y avait pas de différence pour lui entre les pions et les personnes.

Mais il s’était passé cette chose incompréhensible.

Cela avait été soudain et rapide, comme un éclair dans un ciel serein mais noir. C’était le dernier éclat de lumière qu’il avait été donné de voir. Il avait supprimé cela de sa mémoire pourtant lors de sa mort. Pourquoi ne pouvait-il pas juste errer dans les limbes au lieu d’entendre cette voix encore ? Cette voix insupportable, mouillée de larmes.

-Zeref… Est-ce que tu souffres Zeref ?

Il n’avait pas répondu, il ne répondait jamais.  Concentré sur son échiquier il observa le roi en D7 qui menaçait de se faire prendre par le cavalier dans quelques coups.
-Pourquoi tu ne parles pas ?
Encore un mouvement de la tour et le cavalier pourrait bouger en sureté.

-Tu sais que ta maman t’aime n’est-ce pas ? Tu comprends ce que ça veut dire ?

Il ne fallait pas entendre cela. Tout ce qui comptait était que la tour avait pris le fou. Il fallait se convaincre que c’était tout ce qui comptait. L’échiquier tremblait devant ses yeux, comme si le monde menaçait de s’écrouler dans sa tête d’enfant malade.

-Zeref… parle mon chéri parle-moi. Maman ne vas pouvoir rester là à te regarder jouer aux échecs tu sais ? Pourquoi tu ne parles pas à ta maman ? Ta maman qui t’aime. Pourquoi tu ne me regardes pas ? Est-ce que toi tu ne m’aimes pas ?

Il ferma les yeux. La reine, la reine et non le roi. C’était la reine qui allait tomber en fin de compte.

-Je sais que tu m’en veux de rester loin de toi. Mais que ferais-tu si tu n’avais plus de maman ? Tu sais que tu n’auras plus de maman, si je viens trop près tu l’as compris tu le sais non ?

Ce n’était pas quelque chose qu’un enfant pouvait comprendre. Les échecs c’était décidément plus simple et infiniment moins douloureux. Il voulut déplacer le cavalier mais sa main était fermée sur sa tunique, il se souvenait de la sensation du tissu entre ses doigts blancs, après plusieurs siècles, comme si cela avait eu lieu la vieille. Sa peau était comme insensible, endormie maintenant.

Encore et toujours il ne répondait pas. Les yeux fixés sur le plateau, il ne bougeait pas. Il savait ce qu’il allait se produire. Le pion qui parlait de sa voix mouillé bougeait sans son accord et la reine allait tomber, sur le plateau comme dans la réalité.

-Zeref… avait-elle soufflé d’une voix très douce. La suite ne pouvait être dite. Ce serait sa dernière parole. Il n’y avait rien qu’il puisse faire pour changer cela. Il aurait voulu la regarder une dernière fois mais il n’avait pas la force de rencontrer la peine dans son regard.

Elle l’avait serré, son menton sur son épaule d’enfant, elle avait attrapé ses petites mains dans les siennes et elle avait exercé une douce pression avant que ses doigts ne se relâchent. Tout était gravé, ses cheveux contre sa joue, leurs phalanges entrelacées son corps protecteur au-dessus du sien, les exactes sensations était toujours là quelque part en lui pour le torturer.

Il n’avait pas crié, il n’avait pas pleuré. Il s’était juste balancé d’avant en arrière, à genou sur le sol, tenant le cadavre de sa mère contre lui, pour prolonger l’étreinte. Il s’était bercé tout seul.

Il fut soudain arraché au passé pour faire face au présent. La réalité revint comme toujours.  Brusquement, avec le vacarme du vent qui se levait après la crise pour combler le trou d’air laissé par sa magie. Son corps fut comme agité d’un sursaut. Les souvenirs étaient cachés à nouveau.

Il y eut du bleu devant ses yeux. De la couleur ? Que faisait de la couleur ici ? Sur cette île ? Juste après une crise du surcroît ? Et pire, un visage, un visage avec une expression sur le visage qu’il ne connaissait pas du tout. Un visage tout près. Trop près.

-Coucou. Pas de panique, c’est moi Levy. Ça va mieux ?

Zeref fit un bond en arrière sans prendre la peine de se relever, reculant à même le sol. Le temps eut comme une embardé. Ses mains, son visage était humide, la poussière n’y était plus et elle tenait dans ses mains cette serviette humide.

Un instant son esprit fut complètement blanc. Il était incapable d’y croire, d’admettre l’idée. La déduction était imparable pourtant.

-Tu… essaya-t-il.

Sur quel ton devait-il prononcer la suite de la phrase ? La colère ? La haine ? La souffrance ? Non. Zeref était tout simplement terrorisé.

Il se releva rapidement recula encore. Il tenait à peine sur ses jambes, la douleur irradiait encore son corps. Sa peau frissonnait encore au contact et il avait soudain l’impression qu’on lui arrachait le cœur. Reculant toujours il trébucha sur un rocher mais il se releva encore, continuant de faire marche arrière, le corps affaiblit.

-Qu’est ce que… comment est-ce que tu ?... Le cercle ? Le cercle !

Zeref était intelligent c’était ce qui lui permettait de lutter alors il se mit à penser sans quitter Levy des yeux. Il avait la sensation qu’elle n’était pas réelle qu’elle allait disparaître. Le cercle. La crise devait décharger assez d’énergie pour qu’il… disparaisse. Incrédule, figé entre le sol défoncé et le ciel gris Zeref était soudain blanc de peur. Il avait une faiblesse. Une terrible faiblesse, qui venait d’être livrée à une ennemie redoutable. Il allait falloir se défendre. Remplaçant la peur par la colère il hurla soudain :

-Qu’est ce que tu m’as fait ?!
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Jeu 22 Aoû - 22:24

Alors qu’elle pensait qu’il allait mettre un peu de temps avant de réaliser où il était, il glissa sur le sol s’écartant d’elle.

-Tu… bredouilla-t-il.

Elle le vit se levait d’un bond et reculait encore plus loin d’elle. Il trébucha et elle eut un mouvement pour l’aider mais déjà il s’était relevé continuant d’arpenter le sol de long en large. La jeune fille avait remarqué qu’il la tutoyait à présent et elle ne savait pas si elle devait faire pareil ou non.

-Qu’est-ce que… comment est-ce que tu ?... Le cercle ? Le cercle !

La panique transperçait dans sa voix, il semblait ne pas croire possible que quelqu’un l’approche. Levy comprit qu’il ne savait pas que le cercle disparaissait lorsqu’il était inconscient. Elle comprit sa peur : il se croyait sans faiblesse et là face à une ennemie il prenait conscience que c’était faux.

La jeune fille baissa les yeux vers ses mains qui tenaient encore la serviette humide. Elle savait que si elle lui tenait tête maintenant il la tuerait, il fallait qu’elle se fasse la plus petite possible le temps qu’il retrouve son calme.

-Qu’est-ce que tu m’as fait ?! hurla-t-il.

Levy sursauta mais continua de fixer son regard sur ses doigts qui jouait avec un coin du bout de tissus posé sur ses genoux.

- Si vous ne vous calmez pas ça va recommencer…Il y a de l’eau fraiche dans le verre, là.


La demoiselle choisi le vouvoiement finalement, pensant qu’il valait mieux. Elle lui indiqua le gobelet qu’elle avait rempli grâce à sa magie. Levy resta assise à même le sol évitant de le regarder.

- Lorsque vous êtes parti j’ai entendu des cris et il y a eu des secousses. Le plafond de ma cellule commençait à tomber et de la poussière à envahit les lieux. Vous n’aviez pas fermé la porte à clé, je suis donc sortie. Quand j’ai pu voir le ciel je me trouvais au milieu des reste de votre château et il y avait des trous creusés dans le sol jusque ici. Je les ai suivis et je suis tombée sur vous.

Elle tendit le doigt vers le bord pour montrer l’endroit où elle l’avait trouvé.

- Vous étiez inconscient dans une alcôve creusée dans la roche. Je suis descendu voir votre état et j’ai remarqué que le sol menaçait de s’effondrer. Je vous ai donc sorti de là. Vous étiez couvert d’une poussière noire et je ne savais pas quoi faire. J’ai été cherchée ce qu’il fallait pour vous nettoyer un peu.


Levy soupira et releva les yeux pour le regarder. Il était blanc et elle put lire dans ses yeux de la peur. Pourtant tout dans sa posture montrait qu’il ressentait de la colère. Levy ne comprit pas pourquoi il était en colère contre elle puisqu’elle n’avait rien fait pour l’énerver. Et cette crainte qu’elle voyait dans son regard lui fit mal au cœur car elle pensait en être responsable.

La jeune fille baissa de nouveau les yeux sur ses mains et c’est d’une voix empreinte de tristesse qu’elle murmura :

- Je suis désolée….

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Jeu 22 Aoû - 23:43

Elle baissait les yeux, triturant la serviette humide dans ses mains. Il aurait préféré qu’elle lui hurle au visage, qu’elle se jette sur lui. Au moins cela lui aurait semblé avoir un minimum de sens. Il était terrorisé et n’avait aucune idée de ce que la petite mage des mots avait derrière la tête.

-Si vous ne vous calmez pas ça va recommencer…Il y a de l’eau fraiche dans le verre, là.

Ses paroles ravivèrent le souvenir de la douleur qui brûlait encore, la chute des pierres la course dans la poussière.

-Je sais ! cria-t-il à nouveau. Il serra sa tête dans ses mains. Cette sotte avait raison, il fallait se calmer sans quoi la souffrance allait revenir. Mais la simple idée que cela pourrait recommencer encore, pour la troisième fois de la journée était tout simplement insupportable, en plus de l’idée qu’elle l’avait… il ne pouvait même pas se le dire à lui-même. Le pire était sans doute qu’il était faible. Il était sans son cercle. Elle aurait pu le tuer, d’un simple mouvement de ses petites mains. Pourquoi ne l’avait-elle pas fait ? Et qu’est ce qu’il était sensé faire avec un verre d’eau ? A quoi rimait cette scène surréaliste ? Tout cela se mélangeait et il sentait que le tourbillon noir n’était pas loin. Alors il se força à respirer l’air saturé de poussière.

-Lorsque vous êtes parti j’ai entendu des cris et il y a eu des secousses. Le plafond de ma cellule commençait à tomber et de la poussière à envahit les lieux. Vous n’aviez pas fermé la porte à clé, je suis donc sortie. Quand j’ai pu voir le ciel je me trouvais au milieu des restes de votre château et il y avait des trous creusés dans le sol jusque ici. Je les ai suivis et je suis tombée sur vous.

Suivre les cercles?  Mais quelle idée folle ! Pourquoi les suivait-elle alors que tous fuyaient? Voulait-elle mourir cette petite mage? Il aimait cette idée mais n’y croyait pas vraiment.


- Vous étiez inconscient dans une alcôve creusée dans la roche. Je suis descendu voir votre état et j’ai remarqué que le sol menaçait de s’effondrer. Je vous ai donc sorti de là. Vous étiez couvert d’une poussière noire et je ne savais pas quoi faire. J’ai été cherchée ce qu’il fallait pour vous nettoyer un peu.


C’était pire que ce qu’il pensait. Que se passait-il dans son petit esprit ? Il était clair maintenant qu’elle avait voulu… lui venir en aide? Non cela ne tenait pas une seconde. Zeref fit encore un pas en arrière, tentant vainement d’effacer de son esprit l’image de ses mains sur les siennes, de l’eau qu’elle passait sur son visage. Incrédule il regarda sa main droite. Comme dans un rêve, il imagina ses doigts, ses petits doigts dans sa paume. Tout cela était complètement fou. Dans une minute il allait s’éveiller à nouveau, complètement seul. Il eut mal, alors il se courba en avant puis il se força à respirer à nouveau, sans tenir compte du spectacle qu’il devait offrir.

-Je suis désolée…. Acheva la petite mage les yeux baissés.

Il ne savait plus ce qui le terrorisait le plus, l’idée du contact, l’idée de sa faiblesse, ou ses petits yeux tristes rivés au sol, son comportement sans aucun sens.

-Ne fais plus jamais ça! Cria encore Zeref en détachant bien les mots. D’un geste machinal il passa ses mains l’une sur l’autre comme si le contact de leur peau avait pu y laisser quelque chose.

-Pourquoi tu n’as pas fuit ? Il se le demandait presque à lui-même, complètement incrédule. Pourquoi s’était elle confrontée au danger ? Etait-elle folle ? Il doutait que Levy donnerait une réponse sincère à cette question.

Puis pendant une bonne  seconde Zeref resta silencieux. Finalement, il se mit à rire. C’était un rire de dément, un rire d’incrédulité, en tout cas un rire sans joie.

-Désolée ça tu peux l’être. Tu sais qui je suis, espèce d’insecte ridicule? Je m’appelle Zeref. Je suis Zeref, le plus meurtrier des mages noirs de tous les temps. Tu aurais pu me tuer là aujourd’hui et sauver les milliers des vies que je prendrais demain, après demain, dans dix ans… Tout ce sang. Il sera sur tes mains aussi maintenant. J’espère que tu es fière de toi.

Un instant Zeref se demanda pourquoi cela le mettait tellement en colère. Elle ne l’avait pas tué. Cela était plutôt sensé être une bonne nouvelle. Alors pourquoi était-il fou de rage?


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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Ven 23 Aoû - 1:07


Avant de baisser les yeux la jeune mage avait pu le voir regarder sa main droite, incrédule. Elle se demander bien ce qui pouvait se passer dans sa tête car il semblait terrorisé et cela le rendait nerveux et en colère. Il s’était courbé en avant en tenant sa tête entre ses mains. Elle avait pu voir leur blancheur ainsi que ses veines bien marquées. Levy avait aussitôt regardé ses doigts. Elle voulait l’aider mais ne sachant que faire elle resta figée.

- Ne fais plus jamais ça! Avait-il crié la faisant sursauter.

La jeune fille sentit quelques larmes couler sur ses joues couvertes de poussière. Elle avait voulu lui venir en aide puisque personne de ses sujets ne semblait lui porter cette attention. Elle pensait qu’en lui montrant de la gentillesse il ne s’emporterait pas, qu’il serait surprit plutôt. Elle savait que les personnes qui l’entouraient le servaient mais il ne leur attachait aucune importance. Zeref l’avait bien prouvé dans le cachot avec Nima. Levy s’en voulu d’avoir été sotte de cette façon, croyant que se mage pourrait changer face à sa bienveillance

- Pourquoi tu n’as pas fui?

Il avait murmurait ses paroles presque comme si il n’avait pas voulu les énoncer à voix haute. Levy prit un instant pour réfléchir alors qu’elle connaissait déjà la réponse. Elle l’avait vu dans son regard qu’il souffrait et la jeune fille ne pouvait le laisser comme ça. Les larmes continuèrent à couler sans qu’elle en soit consciente. La mage des mots voulait le soulager de sa peine mais savait cela impossible.

Il se tut pour laisser place à un silence pesant. Levy attendit, prête à encaisser à coup mais pas à l’entendre rire. Il ne riait pas comme quelqu’un d’heureux mais comme pour extérioriser. La situation devait le dépasser. La demoiselle savait que moins il contrôlait les choses plus il s’énervait et plus vite la crise menaçait.

- Désolée ça tu peux l’être. Tu sais qui je suis, espèce d’insecte ridicule? Je m’appelle Zeref. Je suis Zeref, le plus meurtrier des mages noirs de tous les temps. Tu aurais pu me tuer là aujourd’hui et sauver les milliers des vies que je prendrais demain, après-demain, dans dix ans… Tout ce sang. Il sera sur tes mains aussi maintenant. J’espère que tu es fière de toi.

S’en fut trop pour la jeune fille. Elle se leva brusquement le faisant reculer encore d’un pas. Cet homme n’arriverait pas à la faire culpabiliser à sa place. Il voulait tuer des gens ? Soit. Elle ne le concevait pas mais n’accepterait absolument pas qu’il lui mette ça sur le dos. Elle avait espérait une réaction de sa part face à cette gentillesse soudaine, pas qu’il lui rit au nez en lui reprochant de lui avoir laissé la vie. Il détestait ce pouvoir tout comme le fait d’être obligé de tuer des gens et même de vivre. Levy le savait et elle doutait qu’il en ait conscience.

- Je suis désolée de vous avoir approché pour vous éviter la noyade, quoi que je ne suis même pas sûr que la mer aurait voulu de vous. Vous voulez savoir pourquoi je n’ai pas fuis? Tout simplement parce que ses cercles dans le sol je savais que c’était vous le responsable. Dans l’état dans lequel vous étiez en quittant ma cellule et d’après le cri que j’ai pu entendre je pensais que vous auriez besoin d’aide.

La jeune fille brûlait de l’approcher pour lui montrer qu’il ne lui faisant pas peur mais elle savait qu’il aurait mal réagit et en plus elle ne savait pas si le cercle était revenu ou non. Elle se contenta donc de faire un pas en avant.

- Depuis le début je sais qui vous êtes et pourtant je suis là face à vous, je ne tremble pas comme vos sujets et ça vous perturbe. Vous voudriez que je me recroqueville dans un coin en implorant votre pardon ? Encore une fois désolée de vous décevoir mais à Fairy Tail on affronte l’adversité la tête haute.

Levy croisa rageusement les bras sur sa poitrine et lui lança un regard noir.

- Vous dites que j’aurais le sang de vos victimes sur mes mains mais rien ne vous pousse à tuer. Vous le décidez, vous assumez. Ne cherchez pas rejeter la faute sur quelqu’un d’autre. Assumez vos actes monsieur le grand mage noir Zeref ! La jeune fille hésita un instant avant de continuer. De plus j’aurais eu le vôtre des sangs si je vous avais tué et je m’en passerais. Personne ne mérite la mort et encore moins de mes mains, même le pire des assassins de l’histoire, surtout s’il est inconscient. Si vous en avez marre de souffrir à cause de ses crises essayez de comprendre d’où elles proviennent au lieu d’attendre qu’elles se produisent en donnant des directives de fuites à vos sujets.

Levy fit une moue boudeuse et lui tourna le dos pour se rasseoir par terre. Elle savait que ce n’était pas intelligent de tourner le dos à un ennemi mais qu’elle le fasse ou qu’elle le regarde il pourrait le tuer rien qu’en approchant.

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Ven 23 Aoû - 19:48

Zeref avait trouvé en lui la force pour lui répondre. Au fond cette petite mage était ridicule. Jusqu’à cause d’une idée, juste par principe, elle condamnait des centaines de personnes à la mort. Peu à peu son esprit retrouvait son calme et était à nouveau capable de peser le pour et le contre. Il venait d’apprendre une chose essentielle, une chose qui changeait toute la donne. Fairy Tail ne tuaient pas. Du même coup, ils n’étaient plus un danger pour lui. Le mieux qu’il pouvait faire était le faire souffrir. La souffrance il connaissait il n’avait rien à craindre. Il n’aurait pas cru Levy sur parole si elle avait dit cela mais elle avait eu l’occasion le tuer, lui qui la retenait prisonnière ici, lui qui l’avait menacée, lui qu’elle trouvait abjecte. Et il était toujours en vie.

La mage des mots pleurait alors il se sentait déjà vainqueur mais lorsqu’il eut parlé la peine battit brusquement en retraite dans son regard et la flamme maudite se ralluma. Elle fit un pas en avant et sans doute par habitue, il recula. L’énergie irradiait à nouveau son corps, elle avait flambé en lui pendant qu’il parlait. Il sentait que cela voulait dire que le cercle était revenu.

-Je suis désolée de vous avoir approché pour vous éviter la noyade, quoi que je ne suis même pas sûr que la mer aurait voulu de vous. Vous voulez savoir pourquoi je n’ai pas fuis? Tout simplement parce que ses cercles dans le sol je savais que c’était vous le responsable. Dans l’état dans lequel vous étiez en quittant ma cellule et d’après le cri que j’ai pu entendre je pensais que vous auriez besoin d’aide.

Elle disait les choses telle qu’elle les pensait. Zeref n’avait plus l’habitude d’entendre des paroles aussi franches. En même temps l’envie de se moquer ne l’avait pas quitté. Sans doute que la mer n’aurait pas voulu de lui. Les poissons seraient morts au fond de l’eau et il serait remonté à la surface, très probablement. Elle fit encore un pas en avant et Zeref qui avait plus ou moins retrouvé sa froideur en même temps que sa magie fit encore un mouvement en arrière pour l’écouter fasciné. C’était aussi cela qui faisait la force de Fairy Tail : habiter à ce point les mots.

-Besoin d’aide? s’étonna Zeref. Je n’ai pas besoin d’aide. Je vais très bien jeune mage. Présentement je suis en bien meilleure posture que toi en tout cas.

Elle poursuivit sans tenir compte de lui, emportée par son élan et sa colère. Il allait attendre qu’elle termine de vomir des horreurs et ensuite seulement il lui ferait payé le prix juste.

- Vous dites que j’aurais le sang de vos victimes sur mes mains mais rien ne vous pousse à tuer. Vous le décidez, vous assumez. Ne chercher pas rejeter la faute sur quelqu’un d’autre. Assumez vos actes monsieur le grand mage noir Zeref ! La jeune fille hésita un instant avant de continuer. De plus j’aurais eu le vôtre des sangs si je vous avais tué et je m’en passerais. Personne ne mérite la mort et encore moins de mes mains, même le pire des assassins de l’histoire, surtout s’il est inconscient. Si vous en avez marre de souffrir à cause de ses crises essayez de comprendre d’où elles proviennent au lieu d’attendre qu’elles se produisent en donnant des directives de fuites à vos sujets.

A nouveau Zeref eut une sorte de rire. Sa colère l’amusait à présent.

-Oh mais j’assume, répondit-il, contrairement à toi je n’ai jamais juré d’appartenir à une guilde au service d’autrui. Je suis un grand mage noir comme tu viens de le souligner et les grands mages noirs tuent c’est dans l’ordre des choses… Je m’étonne que tu sois prête à me laisser vivre pour des raisons si…métaphysiques au fond. Je ne suis pas certain que mes futures victimes approuveraient, mais je ne manquerais pas de leur poser la question... Qui t’a dit que j’en avais marre de souffrir ? La souffrance comme la mort font partie de la vie. Il serait peut-être temps de grandir et de l’accepter.


Il se passa une chose inouïe. Elle lui tourna le dos, délibérément. Peu soucieuse de savoir s’il allait approcher ou non, la tuer ou non. Peut-être avait-il surestimé Fairy Tail en fin de compte. Peut-être étaient ils comme tous les autres. Juste des enfants.
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Ven 23 Aoû - 22:53

Elle lui avait tourné le dos après qu’il eut répondu et elle prit le temps d’examiner chacun de ses mots :

- Oh mais j’assume, avait-il dit,contrairement à toi je n’ai jamais juré d’appartenir à une guilde au service d’autrui. Je suis un grand mage noir comme tu viens de le souligner et les grands mages noirs tuent c’est dans l’ordre des choses… Je m’étonne que tu sois prête à me laisser vivre pour des raisons si…métaphysiques au fond. Je ne suis pas certain que mes futures victimes approuveraient, mais je ne manquerais pas de leur poser la question... Qui t’a dit que j’en avais marre de souffrir ? La souffrance comme la mort font partie de la vie. Il serait peut-être temps de grandir et de l’accepter.

Levy voulu rire de sa première remarque. Il s’assumait. Elle n’avait jamais entendu de telles sottises. Zeref était certainement la personne la plus touchée par ses actes. Elle savait qu’il aurait préféré une vie tranquille sans toute cette magie qui lui rongeait l’âme peu à peu.

Il n’avait pas rejoint de guilde pensant qu’elles étaient toutes soumise aux règles du conseil ? Levy aurait bien rit là aussi. Fairy Tail n’obéissait à personne elle était maîtresse de ses propres choix.

Rien dans la voix de Zeref ne montra sa tristesse mais la jeune fille comprit qu’il tuait car c’est ce que tout le monde attendait de lui. Sans ça, qui serait-il ? Un mage quelconque et sans intérêt pensait-il certainement. Cet homme n’aimait pas cette magie car elle le forçait à s’éloigner de tout le monde et commettre des actes horribles. Il était entouré de gens auxquels il ne tenait pas mais elle savait que seul ce serait pire. Il aimait être entouré de sujets car cela lui donnait une raison d’avancer : être craint.

Il utilisait le sarcasme pour essayer de lui faire oublier qu’elle avait découvert sa faiblesse pensa Levy. Il essayait de lui faire du mal avec ses remarques pour prendre le dessus dans cette discussion.

La demoiselle entendit ses dernières paroles mais elles sonnaient faux. Il ne nier pas sa souffrance la masquant par une réflexion sur le sens de la vie. Astucieux mais Levy n’était pas dupe.

Encore un pic. Zeref voulait la faire douter d’elle. Seulement elle avait vu les choses qu’il cachait au monde, elle l’avait regardé lorsqu’il était inconscient et c’est la seule fois jusqu’à présent où elle il avait l’air en paix avec lui-même, pas absorbé par cette magie destructrice.

Tout ce que la jeune fille comprenait en lisant entre les lignes se fut qu’il souffrait et ne voulait pas que ça se sache. Il pensait certainement être un monstre. Zeref ne s’aimait pas et voulait pas qu’on ait de l’affection pour lui. C’était comme s’il ne comprenait pas que ce soit possible. Comment quelqu’un pourrait faire preuve de gentillesse alors qu’il se donnait tant de mal pour être craint ? Alors lorsqu’il était déstabilisé il se montrait blessant et mauvais pour étouffer tous sentiments.

Levy soupira.

- Ne vous demandez pas pourquoi ils partent tous si vous êtes aussi cruel avec chacun qu’avec cette pauvre Nima…

Les paroles de Zeref résonnaient dans son esprit : « je rêve d’un monde où il ne resterait que moi ».

- Et ne me dites pas que vous ne souffrez pas la solitude car je sais que c’est faux… ajouta-t-elle aussitôt.

Elle repensa à la servante et à la peur qu’elle avait lue dans ses yeux. Levy se demanda si elle était encore en vie. Elle l’espérait.

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Dernière édition par Levy MacGarden le Ven 23 Aoû - 23:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Ven 23 Aoû - 23:02

Levy avait soupiré, boudeuse toujours. Mais il lui semblait qu’elle avait écouté et qu’elle avait beaucoup réfléchit. Cela n’était pas bon signe. Qu’est ce qu’elle pouvait bien comploter encore ? Car pour Zeref une chose était claire. Si elle lui venait en aide maintenant, c’était sans doute pour mieux lui nuire ensuite, même s’il n’était pas question de le tuer.

-Ne vous demandez pas pourquoi ils partent tous si vous êtes aussi cruel avec chacun qu’avec cette pauvre Nima…  

Zeref ne se demandait pas pourquoi les gens partaient. Il avait conscience que vivre ici à ses côtés sur cette île désertique n’était non seulement pas agréable mais dangereux. Il avait inventé cette histoire de monde où on retrouverait la “véritable magie” et il avait promis à ses conseillers des avantages qu’ils obtiendraient au fur et à mesure de leurs pillages. Mais tout cela ne lui semblait pas suffire. La question pour lui était plus de savoir pourquoi ils restaient.

La petite mage ajouta une toute dernière phrase.

-Et ne me dites pas que vous ne souffrez pas la solitude car je sais que c’est faux…

Ces derniers mots firent s’envoler l’amusement qu’il avait trouvé à démonter ses propos. Il était en colère à nouveau. Pourquoi perdait-il sont temps à lui répondre à et à se justifier devant elle? Elle devait se taire, un point c’était tout. On ne se mettait pas en colère contre lui impunément. Sa magie était revenue en force, il était temps de s’en servir.

Zeref leva la main droite. La jeune fille fut retournée et elle tomba à genoux. Il contraignit son corps à rester dans cette position. Elle ne pouvait plus bouger.

-Mais pour qui te prends tu ?! Qu’est ce qui t’a fait croire qu’un mage de ma puissance aurait besoin de ton aide ? Qu’est ce qui te fait croire que tu peux savoir de quoi je souffre ou non ? Je ne suis pas comme tous les gens que tu as l’habitude de côtoyer. Il est révolu, le temps où on pouvait se permettre de ne pas achever l’ennemi. Tu vas vécu une époque de paix mais à présent que je suis revenu c’est la guerre. Je suis bien pire que tout ce que tu as connu.

Il reprit plus calme.

-Te voilà à ta place maintenant. A genoux devant moi. Tu vas rester ici et je vais aller chercher mes serviteurs.

Il n’attendit pas qu’elle réplique pour tourner les talons et s’en aller. C’était la seule chose qu’elle pouvait faire à présent. Mais si ses mots lui déplaisaient trop, il pourrait la faire taire de la même façon.
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Sam 24 Aoû - 13:00

Alors que la jeune fille était perdu dans ses pensées à se demander si tout le monde avait pu s’enfuir elle ressentit une vive douleur irradier son corps. Plus maître de rien elle fut contrainte de se retourner et de tomber à genoux devant Zeref. Chacun de ses muscles lui faisaient mal et malgré ses efforts pour se débattre elle ne bougea pas d’un centimètre.

Levy avait le souffle coupé par la magie de l’homme qui l’entourait tel une main prête à la broyer entre ses doigts. Elle essaya de reprendre sa respiration mais un poids lui comprimait la cage thoracique.

La demoiselle releva les yeux avec peine pour croiser son regard. Il était d’un noir d’encre et Levy comprit qu’elle avait d’une part vu juste mais d’une autre elle se rendit compte qu’elle avait été trop loin. Zeref avait peut-être plusieurs centaines d’années, mais il n’arrivait visiblement pas à gérer autant d’informations, de sentiments et d’honnêteté en même temps.

- Mais pour qui te prends-tu ?! Qu’est ce qui t’a fait croire qu’un mage de ma puissance aurait besoin de ton aide ? Qu’est ce qui te fait croire que tu peux savoir de quoi je souffre ou non ? Je ne suis pas comme tous les gens que tu as l’habitude de côtoyer. Il est révolu, le temps où on pouvait se permettre de ne pas achever l’ennemi. Tu vas vécu une époque de paix mais à présent que je suis revenu c’est la guerre. Je suis bien pire que tout ce que tu as connu.

Pour qui elle se prenait ? Simplement pour une personne qui voulait l’aider mais il n’avait pas l’air de saisir le concept. Levy pensa qu’il avait dû se passer quelque chose de grave par le passé pour qu’il réagisse de la sorte.

Il parlait de puissance et d’aide dans la même phrase puis de souffrance ce qui montrait à la jeune mage que cette magie le faisait clairement souffrir depuis un fait précis. Une personne certainement proche avait dut essayer de lui venir en aide mais elle y avait probablement laissée la vie.

La guerre ? Levy se demanda s’il parlait d’une vraie guerre où simplement de celle qu’il menait intérieurement.

- Te voilà à ta place maintenant. A genoux devant moi. Tu vas rester ici et je vais aller chercher mes serviteurs, avait-il reprit d’un ton plus calme.

Elle le vit tourner les talons et partir comme si elle n’existait plus à ses yeux et elle ne pouvait se laisser traiter comme ça. Ses doigts se refermèrent sur la poussière et les gravas qui reposaient au sol puis elle puisa dans ses ultimes force pour lui répondre :

- Je connais ma place et elle n’est certainement pas ici à genoux devant qui que ce soit. Elle est aux côtés de mes amis à Fairy Tail mais par votre faute je me retrouve coincée sur île. Vous imposez le respect par la force mais tout ce que vous créez comme sentiment c’est de la peur. Et c’est ce qui fera détaler tous vos hommes un moment où à un autre. Vous pouvez me forçait à m’agenouiller mais mon point de vue restera le même.

Les larmes coulaient sans qu’elle qu’en soucie. Elle baissa la tête.

- Vous pouvez me briser autant qu’il vous fera plaisir, je me relèverais à chaque fois car c’est le principe même de FAIRY TAIL ! Hurla-t-elle toujours prisonnière de ses chaines invisibles.

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Dim 25 Aoû - 12:20

Zeref avait contraint Levy à rester à genoux. En voyant l’expression sur son visage, il se demanda si la contrainte était douloureuse. Il semblait que oui. Il pensait l’avoir remise à sa place, il pensait qu’elle ferait enfin silence et qu’il pourrait rassembler ses esprits et penser tranquillement à tout ce qui s’était produit. Le corps encore un peu douloureux il se mettait en route vers la pointe.

Mais il avait oublié que si les mages de Fairy Tail ne tuaient pas, ils n’abandonnaient pas non plus.

-Je connais ma place et elle n’est certainement pas ici à genoux devant qui que ce soit. Elle est aux côtés de mes amis à Fairy Tail mais par votre faute je me retrouve coincée sur île. Vous imposez le respect par la force mais tout ce que vous créez comme sentiment c’est de la peur. Et c’est ce qui fera détaler tous vos hommes un moment où à un autre. Vous pouvez me forçait à m’agenouiller mais mon point de vue restera le même.


Zeref cessa de marcher et hésita sur quelque chose à lui répondre. Mais rien ne lui venait. Il lui semblait qu’ils ne parlaient pas la même langue à présent. Pourquoi énonçait t-elle des évidences de la sorte ? Tout ce qu’elle lui disait sur ce ton de colère, il le savait déjà. La différence était qu’à ses yeux tout cela était parfaitement normal.

Elle pleurait à nouveau. Sans doute qu’elle devait avoir mal. Mais ce n’était pas suffisant pour la faire taire apparemment. Peu importait il fit encore un pas loin d’elle mais elle avait reprit :

- Vous pouvez me briser autant qu’il vous fera plaisir, je me relèverais à chaque fois car c’est le principe même de FAIRY TAIL !

Il se figea à nouveau. Et dire qu’il avait presque eu peur de ce genre de phrases. Et dire qu’il avait passé tout ce temps à tenter de comprendre ce que cela pouvait vouloir dire. Peu lui importait qu’ils n’abandonnent jamais pour l’instant ils n’étaient pas une menace. Pour le moment lui-même était plus dangereux pour son propre camp que ses pires ennemis. C’était presque ironique. Zeref ne l’aurait pas avoué sous la torture mais il regrettait de ne pas avoir écouter ses conseillers. Il ne répondit rien et se remit à marcher.

En montant le long de la pointe à droite de la plage il regarda la mer. Les eaux noirâtres lui semblaient soudain presque tentantes. Mais même la mer ne voudrait pas de lui alors…

Le bateau était plus loin cette fois où peut-être était-ce son imagination ? Le miroir capta un rayon de soleil. Ils lui répondirent et le navire changea de cap.

Il alla s’asseoir sur l’extrême bord les pieds dans le vide en attendant qu’ils arrivent. Il pensa à Levy qui devait se sentir bien stupide, à genou au milieu de rien. Lui aussi était au milieu de rien. Le ciel était gris, il était reflété par la mer noire, la roche était grise et derrière lui, le château était à moitié éventré. Le sol de la cour s’était en partie effondré dans les sous-sols. Il soupira.

Il était dans une position délicate à présent. Il avait une faiblesse. Et comme Levy l’avait si gentiment souligné son autorité ici et partout reposait sur la peur qu’il inspirait. Il était urgent de s’occuper de ce problème. Mais il valait mieux ne pas informer les conseillers. Si Levy parlait, il n’aurait plus qu’à la discréditer. Il y arriverait sans mal. Si les conseillers avaient peur et s’ils étaient là pour leurs intérêts personnels, certains lui vouaient au moins une espèce d’admiration qui donnait du poids à ses propos. Il n’avait plus qu’à espérer que personne ne s’étonnerait qu’il se décide enfin à prendre au sérieux le problème des crises.

Alors que le grand mur émergeait de l’eau avec fracas Zeref observa ses mains à nouveau. Il ne parvenait toujours pas à croire ce qui s’était produit. Il s’étonnait qu’il ne reste rien sur sa peau de ce contact. Fasciné il passa sa main droite sur son visage. Il ne se passa rien d’extraordinaire.

-Maître. appela une voix derrière lui.

Sans rien dire il se leva et suivit le conseiller dans la cour ou plutôt ce qui en restait.  Les reconstructeurs étaient déjà à l’œuvre.

-Il y a des gens pris dans les gravas du sous-sol, expliqua un conseiller mais Zeref ne parvenait pas vraiment à se concentrer.

-Sortez les si vous pouvez. ordonna-t-il calmement sans regarder la personne à qui il parlait, ensuite fermez les sous-sol, comblez les avec de la roche. On trouvera un autre endroit où mettre les prisonniers.

Il y eut un cri de douleur. On sortait un homme couvert de poussière. Il était visiblement blessé. Déjà un guérisseur accourait.  La foule de ses serviteurs s’agitait autour de lui, mais il avait l’impression que tout était parfaitement immobile.

-C’est arrivé vite cette fois…commenta un autre conseiller. C’était celui qui lui reprochait toujours son obsession pour Fairy Tail.

-Oui. répondit Zeref en se tournant vers lui. Je veux un bilan détaillé des morts et de ce qui n’a pas pu être reconstruit. Ensuite je veux que toutes les têtes pensantes me retrouvent dans la grande salle.

Zeref s’en alla mais il se retourna. Il avait manqué d’oublier la petite mage aux cheveux bleus.

-Et que quelqu’un récupère la prisonnière et l’enferme solidement quelque part avec un sort d’annulation. La contrainte a dû diminuer. Il ne faudrait pas qu’elle retrouve ses forces et qu’elle se cache dans les gravas.


Zeref voulut s’en aller à nouveau mais son conseiller le regarda soudain avec un air surpris.

-Mais… elle était sur l’île quand… ?

-Oui, il semblerait. Les sous-sols se sont effondrés et elle s’est échappée.

-Et elle n’a pas couru vers la plage ? poursuivit le conseiller d’une voix rapide.

-Non. répondit Zeref que cette conversation amusait presque.

-Mais pourquoi donc ?

-Enfin… vous vous posez les bonnes questions.
Répondit le mage noir. Le conseiller eut l’air soulagé l’espace d’une minute.

-Vous voulez qu’on la torture ?

-Non…Je m’en chargerai moi-même.

Cette fois Zeref s’en alla. Il se déplaça légèrement au dessus du sol, en volant pour éviter de tomber sur les gravas ou dans les trous. Le parquet de ce qui restait de l’aile Est n’était pas sûr. Il voulut comme presque après chaque crise se rendre à la bibliothèque. Soulagé par avance de se trouver seul au milieu des vieux documents il poussa la veille porte.

Devant lui le battant s’effondra de toute sa hauteur soulevant un inextricable nuage de poussière. Zeref toussa avec bruit, la main devant les yeux. La porte tombée sur le sol grinça sous ses pas avec un bruit de catacombe. Lorsque la poussière retomba enfin la lumière du ciel transperçait cette pièce d’ordinaire si sombre. La tour était à moitié écroulée, la bibliothèque était une ruine. Tout le flanc était tombé au dehors, emportant avec lui des centaines de rayonnages de livres anciens et précieux. Les tables étaient défoncées, les coursives impraticables, et les livres… sans doute réduits en pièces, voletant dans l’air saturé de poussière, à l’état d’infime particule. De l’autre côté tout était dans un désordre indescriptible et des pages arrachés frémissait dans le vents, prises sous les débris. Il écouta un moment cette étrange complainte.

Zeref soupira et fit demi-tour. Déterminé à mettre fin à tout ceci au plus vite, il se rendit dans la grande salle. Il attendit la tête posée sur ses mains croisées que la grande tablée se remplisse peu à peu. L’aile Nord n’avait pas été touchée heureusement cette fois ci. Tout le monde s’assit en silence. Quand il estima que la petite assemblée était au complet il se redressa et tous remuèrent nerveusement sur leurs sièges.

-Combien de morts ? demanda Zeref d’une voix lasse.

-Sept. répondit un premier conseiller. Un des cuisiniers, deux serviteurs, et cinq gardes. Apparemment ils n’ont pas eu le temps de quitter les étages avant que l’escalier Est ne s’effondre.

-Des corps ?

-Aucun

-Les blessés ?

-Tous soignés.

-Le château ?

Il y eut un silence.

-Nous avons condamnés les sous-sols qui s’étaient effondrés comme vous le souhaitiez. Nous avons rebâtit l’aile Est mais la tour de la bibliothèque… Nous n’allons pas pouvoir dans l’immédiat. Nos hommes sont à bout de force leur magie est épuisée.

-Demain quand ils auront reprit des forces, ils se contenteront du rez-de-chaussé. Il y a de toute façon beaucoup moins de livres à y ranger désormais. D’ailleurs, quelqu’un va devoir se charger de l’inventaire des livres perdus.

Les conseillers se regardèrent entre eux. Personne n’avait envie de se charger seul de cette fastidieuse tâche.

-La prisonnière ? poursuivit Zeref comme personne ne disait rien.

-Enfermée dans une des chambres de l’aile Ouest. Par sureté nous avons relogé tout le monde au premier, elle y comprit. Elle ne peut pas y utiliser la magie, la pièce est verrouillée par un sort et deux gardes surveillent l’entrée.

-Parfait.

Zeref parcourut les yeux de la salle. Il y avait là cinq personnes, tous vêtus de robes violettes. A ses yeux ils étaient tous identiques.

- Pendant que vous étiez tous sur le bateau, j’ai obtenu de la prisonnière une information capitale : nous n’avons rien à craindre de Fairy Tail pour le moment
.


Le silence se fit plus épais encore et les conseillers se regardèrent entre eux. Puis un murmure parcouru la salle. Zeref attendit que le calme revienne pour poursuivre.

-La raison en est simple : Les mages de Fairy Tail sont trop nobles pour tuer. Nous avons donc tous le temps de penser à comment les anéantir sans qu’ils ne réduisent nos troupes.

Il y eut un nouveau murmure, presque admiratif cette fois. Zeref reprit :

-Etant donné les évènements de cet après-midi, je pense qu’il est temps de s’occuper de chercher à contenir les crises. Des idées ? Je vous écoute. La thèse de la roche profonde s’est avérée fausse aujourd’hui alors…

Nouveau silence. Zeref détestait que les conseillers hésitent à prendre la parole. Il les avait recrutés lui-même, ils savaient que ces hommes étaient intelligents, qu’ils étaient très compétents et souvent puissants. Ils connaissaient aussi pour la plupart beaucoup de choses en magie ancienne. L’un d’eux avait forcément une idée. Ils n’avaient pas à avoir peur de lui, tant qu’ils agissaient dans son intérêt. Parfois, un peu de sincérité ne lui ferait pas de mal.

-Il faudrait construire un artéfact qui pourrait contenir votre magie. commença quelqu’un.

-Et pour cela il nous faudrait un mage autant voir plus puissant que moi. Idée suivante.

Les mages hésitèrent encore se regardant les uns les autres. Zeref savait qu’à présent ils exploraient tous la même piste. Mais aucun n’osait le faire avec lui à voix haute. Aucun sauf l’homme dont la robe portait des ornements dorés. Celui qui n’avait cesser de lui répéter qu’il fallait s’occuper de ces crises.

-Maître… commença-t-il un peu hésitant. Je pense qu’il faudrait prendre le problème à la source. Je ne pense que vous ne serrez pas contre l’idée de vous épargner toute cette peine n’est-ce pas ? D’autant plus que cette puissance magique gâchée pourrait servir à des fins bien plus utiles.

- Continuez…

-J’imagine que comme tous ici, vous savez que la magie et son fonctionnement entretient un lien étroit avec les émotions n’est-ce pas ?

-Évidement que je sais cela je ne suis pas stupide. N’ayez pas peur, parlez. Vous comme moi avons intérêt à trouver une vraie solution à ce problème. Reprit Zeref.

Il voulait que le conseiller aille au bout de son idée. C’était un mauvais moment à passer rien de plus et plus vite il passerait mieux cela vaudrait. Les autres conseillers lançaient à celui qui s’exprimait des regards de peur et d’admiration mélangés.

- Sauf votre respect maître, je pense que ces crises se produisent parce que vous gérez vos émotions d’une manière totalement inadéquate, même si évidemment cela n’enlève rien a…

-Développez coupa Zeref qui n’avait aucune envie d’entendre ses excuses maladroites.

-En réalité… du moins depuis l’extérieur rien ne semble vous affecter. Je viens de vous annoncer que sept de nos hommes sont morts et vous n’avez même pas remué un sourcil.

- En quoi cela est-il inadéquate ? demanda Zeref qui trouvait que précisément les choses étaient très bien comme cela.

-Cela est inadéquat car les crises sont là pour nous prouver que contrairement à ce que nous avons tous tendance à penser, il y a des choses qui vous affectent. Dîtes-nous maître. Vous est-il déjà arrivé de vous sentir affecté par quoique ce soit ?

-Pas que je me souvienne, mentit Zeref en repensant aux évènements de l’après-midi. Ce mensonge ne perturberait pas la réflexion, d’ordinaire, rien de l’affectait. En y repensant il se rendait compte qu’avec le recul, maintenant qu’il était assit au calme dans cette pièce, il ne parvenait plus à se souvenir comment il s’était senti à ce moment là. Il repensa aussi à son état juste après sa renaissance. Un peu comme cet après-midi ces souvenirs là étaient brumeux et semblaient ne pas avoir de sens.

-Si en fait. Revenir à la vie m’a affecté…je crois. J’ai peu de souvenirs de ce moment où j’étais… endormi… corrigea Zeref.


Le conseiller hocha la tête avant de poursuivre alors que les autres reculaient presque sur leurs sièges redoutant sans doute une explosion de colère.

-Et si  je vous demandais de me dire comment vous vous sentez là maintenant, dans quel état d’esprit vous êtes, est-ce que vous pourriez me répondre ?

Zeref y pensa vraiment l’espace d’une minute. Il détestait cela mais il fallait vraiment trouver un moyen de faire cesser les crises sans quoi il allait se retrouver faible à nouveau. Un jour ou l’autre quelqu’un finirait par savoir comment faire pour le détruire et ce jour était pour bientôt. Il savait aussi que son conseiller avait raison, que c’était la source la plus probable du problème. Mais il eut beau y mettre toute sa bonne volonté, il ne lui vint rien, absolument rien. Son esprit fut vide tout à coup.

-Non… répondit-il finalement. Je suis incapable de savoir comment je me sens maintenant.

A nouveau les conseillers se mirent à murmurer entre eux. Après tout… Zeref venait ouvertement de reconnaître qu’il était incapable de faire quelque chose.

-Je pense que c’est de là que viennent les crises. Votre magie vous débarrasse de vos émotions de sorte que vous vous sentiez vide ensuite.

-Et selon vous que puis-je y faire ? demanda Zeref qui s’était remis à réfléchir à vive allure.

-C’est là que les choses se compliquent. Je ne pense pas qu’il existe de solution magique à ce problème. Peut-être pourrions nous consulter un spécialiste… En attendant… contentez vous d’y penser, reposez-vous cette question jusqu’à ce que vous parveniez à une réponse.

Mais Zeref s’était soudain arrêté à une idée. Il avait repensé à ce que Levy lui avait dit. « Ne me dites pas que vous ne souffrez pas de la solitude car je sais que c’est faux. » Savait-elle ? Savait-elle vraiment ? Sans doute pas. Mais très bientôt, elle allait savoir. Elle allait savoir mieux que personne. Mieux que lui-même.

Les conseillers avaient parlé entre eux pendant que cette idée avait germé dans son esprit.

-Je sais, dit-il, posant les mains sur la table et les conseillers sursautèrent. Je vais avoir besoin de notre spécialiste en magie de l’esprit.

Pendant ce temps, Nima parcourait le couloir de l’aile Ouest avec un plat chaud à la main. Elle avait encore les yeux mouillés de larmes, elle venait d’apprendre qu’un des deux cuisiniers était mort. Les deux hommes avaient toujours été très gentils à son égard quand elle venait chercher de quoi servir les uns et les autres à travers le château. Elle avait aussi été soulagée d’apprendre que la prisonnière était toujours en vie. En vérité Nima avait lutté pour aller la chercher aux sous-sols avant de fuir mais l’ordre de Zeref de quitter l’île avait été plus fort. Elle s’était sentie tellement coupable. Elle ne lui en voulait pas de l’avoir enchaînée, elle comprenait qu’elle avait fait ce qu’elle pouvait pour tirer le meilleur parti de la situation. Et puis après cela, elle avait prit sa défense. C’était la première fois depuis des lustres que quelqu’un prenait sa défense. Les mots de Zeref raisonnaient encore dans son esprit. Tout ce temps, la petite Nima s’était imaginée qu’il était au moins reconnaissant de ses loyaux services. Foutaises. Elle ne ressentait que haine à son égard à présent.

Les deux gardes de chaque côté de la porte ne lui lancèrent pas un regard. Elle frappa puis entra.

- Levy… je vous apporte votre repas.
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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Dim 1 Sep - 23:09

Alors que Levy était à genoux au milieu des gravats et de la poussière elle savait Zeref marchant pour aller chercher ses serviteurs.

Elle était en colère contre lui de partir comme ça car elle savait que derrière les apparences il prenait simplement la fuite. La jeune fille était honnête avec lui et il ne savait accepter la vérité.

La demoiselle pleura pendant que le soleil descendait vers l’horizon. Le vent se leva et elle frissonna toujours prisonnière.

Elle ferma les yeux très forts et fit de même avec ses mains au point ne s’entailler les paumes avec de petits cailloux. Elle ne supportait pas l’idée d’obéir à cet homme et de l’attendre bien sagement. Elle voulait être debout à son retour, lui prouvait que ses convictions étaient plus forte que sa magie car avant tout ce qui faisait la force de Fairy Tail c’était leur essence, leur force de caractère.

Levy se concentra sur ses chaînes invisibles pour essayer de se les représenter. Lorsque cette image fut claire pour elle, la jeune fille parcourra ses liens de son esprit pour en connaitre la nature.

La mage des mots souffla puis lors d’une grande respiration tira sur ses entraves. Elle pensa à ses amis, celui qu’elle aimait, le vieux Makarov, Cathy et même à Nima. Elles ne se connaissaient pratiquement pas mais la jeune fille savait qu’elle ne pouvait pas renoncer à se battre tant qu’elle en avait la chance car la servante n’avait plus ce droit.

La douleur irradiait son corps qui la suppliait d’arrêter, d’y mettre fin. Levy serra les dents et continua de forcer sur tous ses muscles pour se relever. Elle s’était déjà redressée, les fesses posées sur ses chevilles. Haletante elle continua. C’est alors qu’elle vit deux hommes venir à elle.

Il fallait qu’elle lutte plus fort. Avoir des témoins de cette scène la motivait encore plus. Elle posa un pied à terre et prit appui sur son genou pour se relever. Elle reprit sa respiration et fini par se lever, chancelante.  

Levy se tenait maintenant debout face aux hommes de Zeref qui étaient devenu blancs la voyant lutter contre la magie de leur maître. Ce petit brin de femme se trouvait à présent debout mais toujours prisonnière de chaines invisibles et haletante. Elle était épuisée mais extrêmement fière d’elle.

- Comment est-ce possible ? avait dit le premier.

- Le sort… Il est toujours là, je le sens… Comment a-t-elle fait pour se relever ? commenta le second.

Ils se regardaient stupéfiés de ce spectacle. Une petite mage minable avait repoussé assez le sort de contrainte du plus puissant mage noir pour se relever.  

Levy était à bout de forces mais elle tenait bon. La jeune fille menaçait de s’évanouir mais s’obligea à rester éveillée. Elle était couverte de poussière, ses larmes aillant tracé dans sillons clairs sur ses joues sales, tremblante du poids de ses entraves mais avant tout elle était droite face à ceux qui semblaient être ses ennemis.

Les gardes s’était approchés à contre cœur. Ils avaient pris chacun un bras de la jeune fille et quand leur peau entra en contacte la magie de Zeref s’envola, laissant Levy entièrement vide. Elle perdit connaissance.

Lorsqu’elle réveilla, la jeune fille était allongée sur un lit poussiéreux dans une vaste chambre. Elle ne savait absolument pas ce qui s’était passé alors qu’elle était inconsciente. Aucune lumière naturelle ne transperçait dans la chambre.

La pièce était faiblement éclairée par une lampe posée sur la table de chevet.

Se redressant elle avait observé la chambre : assez grande pour qu’elle et Zeref s’y tiennent sans que le cercle en l’affecte, ce qui devait être l’idée. Le mobilier était constitué d’une commode en bois surmontée d’un vase bleu, un petit bureau, une chaise à l’aspect peu confortable, une étroite table de chevet où était située la lampe et d’un lit pour deux personnes sur lequel elle était. Il y avait deux portes et une fenêtre.

Levy descendit du lit en formant un petit nuage de poussière. Elle toussa et se dirigea vers la fenêtre condamnée par l’extérieur avec des barreaux en fer. La jeune fille tira sur la poignée et elle s’ouvrit en grinçant. La demoiselle se trouvait au premier étage et en contre-bas se trouvait une sorte de cour.

Levy se retourna pour aller vers une des deux portes mais lorsque qu’elle s’approcha de la première une sorte de force la repoussa. Encore épuisée de par ses efforts elle ne chercha pas plus loin et se tourna vers la seconde en soupirant.

C’était une petite salle de bain toujours aussi poussiéreuse avec un évier surmonté d’un miroir couvert de crasse, d’une vieille baignoire et d’une toilette qui avait vu de meilleur jour.

Levy entra et ferma la porte pour s’adosser au battant un moment. Épuisée physiquement et moralement elle profita de cette solitude pour se laisser aller et pleurer.

Une fois ses larmes séchées elle se releva et fit couler de l’eau. Elle avait un aspect poisseux et la couleur de la rouille. Levy laissa les robinets ouverts et sortit le livre qui se trouvait sous son sweat.

Apparemment personne n’avait jugé bon de lui reprendre. Alors qu’elle le sortit, son stylo tomba. Elle se baissa pour le ramasser heureuse d’avoir au moins ça.

L’eau était devenue claire. La jeune fille regarda dans le petit meuble sous l’évier et trouva une serviette. Elle la posa sur le rebord et se lava le visage. Une fois finie elle passa un coup sur le miroir avec la serviette déjà sale à présent.

Elle ressortit le carnet à la main, le crayon dans sa poche. Elle s’approcha de la commode et y trouva des draps qui n’avaient pas pris la poussière. Elle sortit de quoi refaire le lit et cacha le livre.

Levy se releva et décida de s’occuper l’esprit et s’occupant du lit. Elle se concentra sur ses gestes et essaya de faire volait le moins de poussière possible. La chambre était toujours mieux que le cachot mais refusait de dormir dans ses conditions puisqu’elle avait de quoi changer les draps.

Une fois cela fait la jeune fille mit les draps poussiéreux dans un coin et posa ses mains sur le rebord de la commode. Elle resta un moment comme ça, les yeux fermés. Après un long soupir, dans un rapide mouvement elle prit le vase et l’avait lancé contre le mur opposé. Il avait explosé au moment même où Nima était entré.

- Levy… je vous apporte votre repas.

La servante s’était figée sur le seuil, les yeux écarquillés. Nima avait même fait un pas en arrière tant le bruit avait été vif.

- Euh… Est-ce que tout va bien?

Levy regarda la femme qui venait d'entrer dans la pièce au moment où elle avait projeté le vase, un peu gênée.

- Oui, désolée je me suis emporté, je vais ramasser, dit-elle en s'approchant des débits.

- Non laisse je vais le faire.

Elle avait trouvé Levy épuisée. Déposant le plateau sur la commode, Nima se dirigea vers les débris commença à les ramasser. La jeune fille la regarda poser ce qu’elle avait dans les mains où elle vit une assiette fumante, des couverts, un verre et une petite carafe d'eau. Elle s'agenouilla aux côtés de Nima pour l'aider.

- Je n'aurai pas dû m'énerver comme ça, encore désolée.

- De toute façon les objets ont une durée de vie limitée ici.

Nima laissa planer un silence. Levy sentait qu’elle voulait lui dire quelque chose alors elle se tut et lui sourit pour l’encourager.

- En fait c'est moi qui suis désolée. Je savais qu'ils t'avaient laissé dans ta cellule. Je voulais aller te chercher mais l'ordre de Zeref a été plus fort. J'ai… j'ai été très étonnée d'apprendre que tu avais survécu... Je… je crois… que je ne me serais pas pardonnée si….

Elle se contenta de soupirer incapable de finir sa phrase.

- Tu n'as aucune raison de t'en vouloir.  Tu ne pouvais aller contre ses ordres. Et puis, je suis là. Alors en ne pense plus à ça.

La jeune lui avait pris la main pour la serrer doucement. Nima lui avait souri, les larmes aux yeux. Relevant la tête la servante avait souri aussi.

- C'est vrai mais tu sais… les gens parlent... il parait que tu as résisté à la contrainte de Zeref. Que tu étais debout quand les gardes t'ont trouvée… Je ne sais pas comment tu fais...

Levy baissa à son tour le regard. Les gens parlaient ? Si Zeref l’apprenait les choses allaient être pires. Elle plongeât son regard dans celui de Nima.

- C’est vrai, j'étais debout, mais à bout de forces et une fois le lien envolé je me suis évanouie. Mais tu sais ce qui m'a fait me battre ?

- Non et je me le demande...

- J'ai pensé à mes amis qui ne se doute pas de ce qui m'arrive, à celui que j'aime et à qui ne n'ai pu dire au revoir et aussi à toi. Dans le cachot, j'ai vu ton regard... Tu ne t'attendais pas du tout à ma survie, n'est-ce pas ?

- A moi ? Mais je ne vois pas en quoi penser à moi aurait pu te donner de la force... Je dois avouer que non pas du tout, je ne m’y attendais pas… Qu'est ce qui s'est passé pendant que nous étions tous sur le bateau?

- Je... Zeref a eu une crise et j'en ai profité pour essayer de m'évader mais je suis tombé sur lui...

Le visage de Nima devint blanc. Levy se leva pour aller vers la fenêtre, repensant à ce qui c'était passé. Elle ne pouvait lui dire toute la vérité mais voulait se confier.

- "Tombée sur lui?"

- Oui je l'ai croisé et il n'a pas apprécié que je sorte de son cachot. Il m'a donc contrainte de me mettre à genoux devant lui. Après il est partit vous chercher.

- Tu as eu beaucoup de chance...

Elle se mit à rire doucement. Un rire sans joie.

- De la chance ? Il m'utilise rien de plus. Il me tuera certainement une fois qu'il n'aura plus besoin de moi.

- Oui tu as raison… il te tuera surement… mais tu aurais pu être prise dans le nuage. Ça aurait été pire je crois. J'aimerais pouvoir t'aider, d'une façon ou d'une autre.

- Tu m'aides déjà.

- Ah ?

- Oui tu es ici avec moi et ca m'aide.

- Vraiment?

Nima se mit à rougir un peu. Certainement ne lui avait-on pas dit de de choses semblables depuis longtemps.

- J'espère vraiment que toi tu pourras sortir d'ici entière en tout cas.

- J'espère aussi mais il y a peu de chance...

- Tu es une mage intelligente Levy. Zeref lui-même l'a dit. Tu dois surement avoir une idée.

- Des idées j'en ai mais pas sûr qu'elle me sauve la vie cette fois.

- A quoi penses-tu?

Levy ferma les yeux et prit sa entre ses mains en gémissant.

- À beaucoup de choses en même temps...

Nima baissa les yeux. Elle se battait contre l'envie d'insister, Levy le savait.

- Tu n'as pas à baisser les yeux devant moi. Je suis désolée, c'est juste que je ne sais pas moi-même ce qui se passe dans ma tête en ce moment...

- Qu'est-ce que tu veux dire?

Nima releva la tête en se disant qu'elle avait trop pris l'habitude d'abaisser le regard.

- Je veux dire qu'il y a moins de douze heures j'étais tranquillement en train de lire un livre et il a fallu que j'écoute cette fichu conversation.... Maintenant je suis ici, épuisée, terrorisée, en manque d'affection, de mes amis et que chaque mot que je prononce face à lui doit être pesé entre le pour et le contre pour ne pas lui provoquer une nouvelle crise...

La servante regarda la jeune mage et prit son courage en main, s’approcha et enlaça Levy.

- Il faut que tu arrêtes de parler avec Zeref. Parler avec Zeref, c'est comme parler avec un mur. Essayes de rester en vie et cherche un moyen de partir d’ici

Surprise que Nima fasse cela, elle lui rendit néanmoins son étreinte.

- Malheureusement lui veut parler visiblement.... Et je ne suis pas aussi sûre que toi que les paroles ne l'affectent pas...

 Je sais… il veut des informations… Dis-lui ce qu'il veut savoir. Crois-moi. Je suis ici depuis plusieurs mois maintenant et si il y a une chose dont je suis sûre c'est qu'il n'y a absolument rien en ce bas monde qui peut affecter Zeref. J'ai tout essayé. J'ai supplié. J'ai crié que je voulais rentrer chez moi. J'ai pleuré. Je l'ai insulté même, parce qu'au bout de quelques semaines je n'avais rien à faire que cela puisse me coûter la vie. Il m'a toujours ordonné de me taire sur le même ton neutre.

Levy hésitait à lui parler franchement. Elle soupira.

- Ne croit pas Zeref insensible. Il est loin de l'être. Je... Je l'ai vu cette après-midi... Je ne peux pas tout te dire, je suis désolée, mais sache juste que s’il parait froid on fond il ne l’a pas. Il n'en a juste pas conscience...

Nima se détacha de Levy et la regarda dans les yeux.

- Au fond… je m'en fiche complètement de ce qu'il peut ressentir ou non et de s'il en a conscience ou non. Il fait du mal autour de lui. Tout le temps. Moi tout ce qu'il m'inspire maintenant c'est de la haine. Pourquoi est-ce tu protèges un secret qui lui appartient?

- Je... Je ne sais pas... Il souffre, je le sais... et en parler ça ne ferait qu'empirer les choses...

- Peu importe qu'il souffre! Justement c'est une bonne chose qu'il souffre. Ça veut peut-être dire qu'il y'a un moyen pour que je te sorte d'ici alors dis-moi.

Nima perdit son sang-froid. Levy s’écarta de Nima et croisa les bras sur son torse.

- Nima... Il souffre de son pouvoir, de ce que ça l'oblige à faire. Il souffre de ne pas être comme tout le monde. Il se comporte comme ça car c'est ce qu'on attend de lui. S’il n'était pas aussi horrible avec tout le monde il perdrait ca crédibilité, la peur qu'il inspire. S’il n'est plus "le plus grand mage noir de l'histoire" qu'est ce qui lui reste ?

- Rien du tout. Il pourrait disparaître de la surface de la terre et tout le monde s'en porterait mieux.

- Certes mais lui ? Qui se soucis de lui ? Personne ! Tout le monde le craint mais personne de s'inquiète de sa souffrance ! Tu ne crois pas, toi qui es proche de lui, que tout ça le rend triste ? Ne lis tu pas dans ses yeux sa peine ?

Levy ne savait pas pourquoi elle prenait sa défense mais elle sentait qu'elle devait le faire.

- Au début il me faisait de la peine mais plus maintenant… Je m'en fiche que ça le rendre triste. Ça n'excuse rien. S’il voulait que quelqu'un se soucie de lui, il n'a qu'à commencer par de soucier des autres. Ce n'est pas pourtant pas compliqué. Je comprends que tu ne veuille pas parler de ce qui s'est passé après sa crise. Mais promets-moi juste une chose... Si tu avais un moyen de partir d'ici… mieux, un moyen de l'éliminer… Tu me le dirais? Tu le dirais aux gardes pour qu'ils puissent s'en charger?

- Je suis désolée Nima...

Levy jeta un regard empreint de tristesse à Nima avant de s'enfermer dans la salle de bain. Elle ne pouvait lui dire la vérité sur le cercle de Zeref mais elle ne pouvait pas non plus lui mentir.

La servante sentit le désespoir s'emparer d'elle. Se pouvait-il qu'il existe un moyen? Un moyen presque à sa portée et qu'on refusait de lui donner. Mais Nima ne parvenait pas à en vouloir à la petite mage des mots. Elle avait encore des principes. Nima avait perdu les siens il y avait longtemps

- Ce n'est pas grave Levy… Je ne te comprends pas, mais je te respecte, souffla-t-elle à travers le battant

Après quoi, elle s'en alla d'un pas lourd. Levy entendit la porte de la chambre s'ouvrir puis se refermer. La jeune fille se releva difficilement puis sorti. Nima avait emporté les draps sales et laissé le plateau repas. Elle alla se servir un verre d'eau, mais ne put pas manger quoi que ce soit. Son estomac était noué. Elle le but puis le reposa et se dirigea vers la fenêtre. Elle l'avait fermé, car le vent s'était levé.

Levy s'allongea sur le lit. Cette fois aucune poussière de s'envola. Elle repensa à la journée d'aujourd'hui. Jamais à son réveille elle n'aurait pu penser se retrouver le soir à des centaines de kilomètres de chez elle, qui plus est sur une île habitée uniquement par des mages noirs et leur maître Zeref. Elle soupira et ferma les yeux. Le lendemain allait certainement être pire, il fallait qu'elle essaye de dormir.

La jeune fille finit par s'assoupir et passa une nuit mouvementée emplit de cauchemars et des visages de ses compagnons qui lui manquaient tant.

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MessageSujet: Re: Disparue sur une île...[pv Levy] Lun 2 Sep - 12:07


Comment est-ce qu’il se sentait là maintenant ? Allongé sur son lit les bras derrière la tête il n’en savait toujours rien. Plus il se la posait et plus cette question lui semblait ouvrir un vaste trou noir dans son esprit. Pire, elle n’avait pas de sens. Il connaissait la définition de chacun des mots de cette question mais une fois mis ensemble, ils ne voulaient plus rien dire du tout.

Zeref soupira et finit par se lever. Le château était désert et silencieux. Absolument tout le monde semblait dormir. Mais le mage noir dormait rarement. Souvent il passait la nuit dans la bibliothèque à travailler, chercher des informations sur Fairy Tail, ou sur les sources de la magie dans le monde. Parfois aussi il lisait les récits qui comptaient son précédent règne, se riant du décalage ouvert par le temps. Mais ce soir, la bibliothèque était toujours impraticable.

Alors le mage noir décida de faire le tour de l’île. Dehors l’air était vif et piquant. La mer rugissait invisible dans le noir. Le vent se retournait contre la pierre en sifflant. Toutes ces choses lui paraissaient toujours tellement éphémères d’ordinaire.

Zeref s’était forcé à s’habituer à l’idée que toute chose allait disparaître, périr, flétrir, se dessécher. Ce soir, les murs maintes fois défoncés lui paraissaient presque solides.

Cela n’était pas bon signe. Chercher à venir à bout des crises était extrêmement dangereux pour lui. Pour supporter la douleur, mais aussi tout le reste, le simple fait d’être en vie, il fallait apprendre à renoncer. Accepter les choses et le monde tels qu’ils étaient, dans toute leur noirceur. A présent, il était obligé de chercher à changer tout cela.

S’il se mettait à caresser l’espoir que toute cette douleur pouvait prendre fin, que bientôt le château tomberait en ruine pour la dernière fois, que peut-être qu’il n’y aurait plus jamais de morts pris dans la décombre… tout ceci risquait de devenir absolument insupportable.

L’espoir était un poison. La résignation était la règle. Même cette fois il ne fallait pas y déroger.

Mais seul assis sur la falaise, les pieds dans le vide la tentation était grande.

Il était urgent que son esprit retrouve son calme, un silence qui soit propice à la pensée. Il fallait prendre ce problème froidement, comme tout le reste se convaincre que venir à bout des crises était une nécessité stratégique et non un désir personnel, que le chemin serait long, difficile, que le remède serait sans doute pire que le mal et qu’en fin de compte tout cela n’aboutirait sans doute pas.

Il fallait chasser cette idée diffuse d’une vie sans crise.

Alors Zeref s’envola par dessus la mer dans le sifflement du vent, espérant que la vitesse nettoierait son esprit. Il transperça les nuages qui planaient au dessus de l’eau, trempant ses vêtements. L’impression de vide lui fit du bien. Il faisait parfaitement noir, il n’y avait aucune lumière. Il ne voyait pas l’eau défiler au dessous de lui.

Un instant son esprit fut parfaitement vide.

La seconde suivante la sensation du vent effleurant sa peau lui fit soudain imaginer que des centaines de mains lui parcouraient le corps. Effrayé par cette idée il fit demi tour en effleurant la mer qui lui glaça le sang.
Il entra par le grand portail utilisant la magie. Il pleuvait à présent dans la cour, un orage s’annonçait sans doute. Il resta un moment à écouter la pluie s’écraser sur la roche brute.

-Maître… appela soudain une voix depuis la porte de l’aide Est.

Zeref se retourna. Nima était là, complètement ensommeillée.

-Quoi ? répondit-il avec froideur, déçu de ne plus être seul.

-Je me demandais où vous étiez. Pourquoi est-ce que vous ne dormez pas ?

-Parce que je n’ai pas sommeil, idiote. fit-il d’une voix glacée.

-Sauf que l’asservissement m’oblige à veiller sur vous. Et il me réveille quand vous sortez la nuit. Sa voix était remplie de haine, mais l’esprit de Zeref était vide.

-Je demanderais bien à celui qui l’a crée de régler ce problème mais il semblerait qu’il soit mort.
rétorqua le mage noir. En attendant retournez vous coucher, je n’ai pas besoin de vous.

Le regard de Nima devint vide. C’était ce qui se produisait aussi parfois lorsque l’asservissement devenait contradictoire. Pendre soin de Zeref et lui obéir en même temps n’était pas chose aisée.

-Combien de temps depuis votre dernière nuit complète ? demanda Nima d’une voix de somnambule.

-Vas te coucher. Ordonna Zeref qui se tenait toujours sous la pluie battante.

-Combien de temps depuis votre dernier repas ?

-Vas te coucher. Répéta Zeref en détachant bien les mots.

Elle finit par disparaître et il soupira de soulagement. Par habitude ses pas le dirigèrent vers la bibliothèque et ses vêtements trempés laissèrent derrière lui une traîné de boue là où l’eau de pluie se mélangeait à la poussière sur le sol. A force de chercher parmi les ouvrages épars il finit pas trouver un vieux journal d’un de ses anciens disciples. Cela l’occupa jusqu’au petit matin.

Au lever du soleil il alla se laver et enfiler des vêtements secs avec l’impression de partir au combat. L’un dans l’autre c’était très précisément ce qu’il faisait. Sauf que l’ennemi était assez inattendu et les méthodes assez particulières.

Il n’avait pas voulu qu’ils s’installent dans la grande salle. Il voulait qu’il y ait le moins de témoins possible. Il sentait qu’il n’était pas exclu qu’il se rende ridicule. Zeref n’était pas assez idiot et pas assez fier pour refuser de se l’avouer : magiquement il était largement supérieur à Levy et la situation lui donnait l’avantage mais en matière d’émotions, de force spirituelle, elle le dépassait largement. Ils étaient tous montés au dernier étage de l’aile Nord non sans appréhension, sous les toits, dans une des nombreuses pièces inexploités du château. Il y avait là un vaste espace vide qui permettrait à la magie de se déployer sans rien rencontrer sur son passage.

Son premier conseiller était là, celui qui avait osé mettre le doigt sur le problème. Sous sa grande cape dorée, sans montrer son visage, le spécialiste en magie spirituel attendait patiemment. Zeref se plaça face à lui, attendant qu’il commence à expliquer la marche à suivre.

-Maître… dit-il de sa voix suave, avant que nous commencions je me dois de vous mettre en garde.

Zeref n’avait aucune envie d’être mis en garde mais il savait qu’il valait mieux tout entendre et tout savoir afin de comprendre de quoi il retournait si jamais quelque chose devait aller de travers.

-Je vous écoute.

-Vous pensez peut-être que ce sort est inoffensif parce qu’il concerne l’esprit mais…

-Au contraire. coupa Zeref. J’ai parfaitement conscience que je m’aventure sur un terrain glissant et de plus inconnu. Prenez moi encore une fois pour un idiot et je vous élimine. Venez en au fait.

Il était resté très calme. Mais l’homme en face de lui se ratatina sous sa cape. Il poursuivit d’une voix plus rapide et moins assurée :

-Vous devez savoir que personnellement je trouve que c’est une idée très dangereuse que vous avez eue Maître. Même si tout se passe bien, vous allez être confronté à vos émotions telles que vous ne les percevez plus chez vous-mêmes sur le visage de quelqu’un que vous aurez en face de vous. Cette expérience déconcerterait absolument n’importe qui. Compte tenu des variables de votre personnalité il est probable que cela vous fasse décompenser.

-C’est à dire ?

-Il est probable que vous deveniez fou.

Il y eut un silence. Zeref ne broncha pas. Il avait passé la nuit à se préparer à l’idée que cela allait être dangereux et difficile.

-Que feront nous si cela se produit ? demanda-t-il posément.

-Je vous soignerais avec ma magie. Mais vous ne serez plus jamais comme avant. Une fois une vérité découverte, une chose éprouvée, on ne l’efface plus jamais. Même dans l’éventualité où vous resterez sain d’esprit il y a beaucoup d’effets secondaires, vous risquez de vous épuiser facilement et d’avoir plus de mal à contenir vos émotions ce qui je suppose va augmenter l’intensité et la fréquence de vos crises.


Dans un coin de son esprit Zeref se demanda comment il était possible que ses crises soient plus intenses encore et s’il était réellement possible de survire à pareille douleur. Mais il survivait à chaque fois. Il se contenta d’hocher la tête pour montrer qu’il avait bien compris.

-Vous risquez aussi de vous mettre à éprouver des sentiments inhabituels pour la personne à qui vous serez attaché. Vous allez éprouver la même chose, au même moment. Cela n’est pas sans créer des liens très forts entre les individus. J’ai cru comprendre que cette personne était votre ennemie… vous risquez d’avoir des difficultés à continuer à la percevoir comme telle.

-Je tâcherais de m’en souvenir, commenta Zeref avant de se tourner vers son conseiller et d’ajouter : Je compte sur vous pour me surveiller de près dans ce cas.

- Je tiens aussi à ce que la nature de ce que nous allons faire soit très claire pour vous. Vous n’allez pas échanger vos personnalités mais juste vos ressentis. En même temps que vont vous parvenir les ressentis de l’autre, vous allez rester vous-même et garder les vôtres. Chacun va comprendre ce qui se passe en l’autre, mais y réagir à sa propre manière.

-C’est là dessus que repose cette petite expérience. Répondit Zeref.

-Enfin, si je puis me permettre une suggestion maître… je pense que vous feriez mieux d’instaurer un lien à sens unique plutôt qu’à double sens.

-Si elle sait ce qui se passe dans ma tête, je veux savoir ce qu’il y a dans la sienne sinon je vais me retrouver en position de faiblesse.

-Il s’agit d’une mage de Fairy Tail. J’ai étudié cette guilde et je sais que vous aussi. Vous n’êtes donc pas sans savoir qu’ils entretiennent un rapport avec l’émotion très particulier.


-Je sais tout cela. conclut Zeref.

A ce moment la porte de la pièce s’ouvrit avec fracas. Un garde tenait dans ses bras Levy qui se débattait avec férocité.
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Disparue sur une île...[pv Levy]

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